frenchgirlshoes a écrit:vrai debat sur le retour à l'or..." Se promener à cheval est agréable et moins dangereux que la voiture, qui en plus pollue. Pourtant, c'est la voiture, plus pratique, qui est utilisée. On peut faire le même raisonnement avec la monnaie fiduciaire (papier), qui est un progrès.
L'image est jolie, mais pas du tout pertinente.
La monnaie n'a pas à être "pratique". Ce qu'on lui demande c'est de remplir 2 fonctions économiques bien précises : être un moyen de paiement (de ce côté là rien de changé), et être une réserve de valeur (ce rôle par contre n'est plus rempli depuis 40 ans, ce qui me fait dire que nous vivons dans une absence de système monétaire depuis 1971).
L'étalin n'a rien à voir avec des contraintes "pratiques". Ce sont les supports qui doivent l'être : argent papier, électronique (tout cela existait déjà il y a 40 ans), cartes de crédit, paiement par téléphone portable... Tout cela continuera à exister avec l'étalon or, et sans doute beaucoup d'autres supports encore plus pratiques encore à inventer.
Après tout, je n'ai pas connaissance que nos parents dans les années 60 se baladaient dans la rue avec des sacs de pièces d'or pour faire leurs courses.
frenchgirlshoes a écrit:"le système de l'étalon or n'est pas forcément plus stable.
Faire moins stable que l'absence actuelle de système monétaire me paraît quand même difficile...
Mais je concède tout à fait qu'il peut aussi y avoir de l'instabilité dans un système d'étalon or.
Il existe peut-être d'autres possibilités, voire même de meilleures possibilités, mais je n'ai pas encore réussi à trouver d'autre modèle qui me convainque. Bruno Mortier était venu nous expliquer sur ce forum sa position en faveur d'un
étalon matières premières par exemple.
Mais l'histoire du Gold Standard est à mon avis le meilleur exemple de stabilité monétaire que le monde ait connu, et ceci sans nuire à une forte croissance économique (ce qui est souvent un argument utilisé par les pro-papier).
frenchgirlshoes a écrit:" D'ailleurs, la crise des années 1970 a fait volé en éclat le précédent système basé sur l'étalon or, dit de Bretton Woods.
Ca c'est une lecture très particulière de la crise des années 70-80... On pourrait tout aussi bien affirmer que c'est la décision de Nixon qui a déclenché la crise inflationniste des années suivantes.
frenchgirlshoes a écrit:Le système actuel de change mobile, dans le cadre de marchés des changes modernes, larges, et relativement efficace, offre une souplesse qui n'est pas négligeable.
De la souplesse ? Moi j'appelle ça plutôt un krach monétaire.
La preuve en image :

frenchgirlshoes a écrit: De même, si on considère plutôt une responsabilité de la Chine dans les désordre monétaires, car celle-ci ne réévalue pas suffisamment sa monnaie, également pour des considérations économiques internes, comment un système basé sur l'or pourrait la contraindre à changer sa politique?
C'est toujours commode d'accuser uniquement la Chine. Dans les pays occidentaux en tous cas, montrer du doigt la paille que les chinois ont dans l'oeil permet d'éviter de regarder la poutre dans celui de notre grand allié américain.
frenchgirlshoes a écrit: Les désordres monétaires ont des causes politiques. Ils résultent de décisions souveraines de pays. On ne peut leur imposer une politique monétaire. On ne pourra pas plus le faire en décidant de lier les monnaies à l'or. Ils quitteraient ce système si ça les arrange.
Je suis en désaccord total avec "décisions souveraines". Ma conception de la souveraineté est la démocratie.
Qui a élu Ben Bernanke ? Le peuple américain ? Non un petit cercle de banquiers...
Qui a élu JC Trichet ? Il a été choisi par les mêmes, et sa nomination effectuée par un petit groupe de technocrates non-élus.
Les dirigeants de la PBoC ? Non élus aussi, et cooptés parmi un petit groupe de bureaucrates.
L'étalon-or, en réinstaurant des règles monétaires, libère les peuples de l'autoritarisme de dirigeants non-élus.
frenchgirlshoes a écrit: Les changes mobiles offrent finalement, une souplesse appréciable. Et, les désordre monétaires sont beaucoup moins importants aujourd'hui que dans les années 1930. De même qu'après la crise des années 1970.
La crise des années 30 n'était pas essentiellement une crise monétaire, au contraire de celle des années 70, ou de celle qui nous occupe actuellement.