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Espagne: le mouvement des "indignés" se poursuit

MessagePosté: Ven 20 Mai 2011 00:29
par Stephane
Poursuite du mouvement des "jeunes indignés" à travers l'Espagne
Le mouvement lancé par des milliers de jeunes Espagnols pour protester contre le chômage endémique s'est poursuivi jeudi avec la même intensité, à trois jours d'élections municipales et régionales où les socialistes au pouvoir risquent d'essuyer une lourde défaite.

Les manifestants, surnommés par les médias "los indignados" (les indignés), demandent aux électeurs de ne voter dimanche pour aucun des deux grands partis du pays, le PSOE (socialiste) et le PP (Parti populaire, opposition de droite). Les électeurs sont conviés aux urnes dans 13 régions et 8.116 communes.

...

La forte pluie de la nuit dernière n'a fait qu'augmenter le nombre de toiles de tentes tendues sur la place. Les manifestants étaient plus nombreux jeudi que la veille. La station de métro flambant neuve et les échafaudages adjacents étaient couverts de slogans clamant: "La violence, ce sont les primes des cadres dirigeants et les licenciements".

Les manifestations débutent chaque soir vers 20h00, attirant des milliers de participants, qui se sont organisés, depuis le week-end dernier, grâce aux réseaux sociaux sur internet et à Twitter.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/act ... 94646.html

Ce que les Espagnols doivent éviter

MessagePosté: Ven 20 Mai 2011 16:14
par Stephane
Ce que les Espagnols doivent éviter
Ce que les espagnols (je veux dire les citoyens espagnols) doivent à tout prix éviter, et qui cependant leur pend au nez, c'est la socialisation des pertes des banques.

Tout comme l'Irlande avant son plan de renflouement des banques , l'Espagne a un endettement modéré par rapport au reste des pays européens et des PIGS en particulier.

Par contre la situation de son secteur bancaire est proprement catastrophique du fait de l’explosion de la bulle immobilière qui n’en est qu’à ses débuts.

...

Bien sûr, le refus de renflouer les banques espagnoles provoquerait une panique financière à grande échelle du fait des relations des banques européennes entre elles: attendez-vous donc à ce que l’on effraie les bons pères de familles prochainement. Et pourtant laisser les banques insolvables faire faillite est sans doute ce que l’on a de mieux à faire.

L’Islande l’a fait et a montré l’exemple à suivre. L’Irlande quant à elle est en train de revenir sur sa décision de renflouer ses banques.

http://alex-kerala.blogspot.com/2011/05 ... um=twitter

Re: Espagne: ke mouvement des "indignés" se poursuit

MessagePosté: Sam 21 Mai 2011 05:00
par Sam's
Etrange que la révolution "Puerta del sol" ne soit pas relayée par les journaux télévisées.
Enfin, étrange qu'à moitié, ça risque de faire tâche d'huile et se propager à toute l’Europe.

Un direct impressionnant de la Puerta del Sol :
http://www.ustream.tv/channel/motionloo ... um=8306676
Et Aussi :
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... r=RSS-3208

Le Google map des manifestations dans le monde :
http://actualutte.info/wp-content/uploa ... smonde.png

http://actualutte.info/?p=4285

A la Bastille hier soir…des rassemblements spontanés ont lieu devant des ambassades espagnoles partout dans le monde…
http://www.youtube.com/watch?v=7BExZxD5 ... dded#at=16

http://rebellyon.info/Manifeste-du-coll ... agnol.html

ESPAGNE et Monde:

Excellent résumé sur ce blog des actions du jour
http://laviemanifeste.com/archives/2886

Quelques autres liens :
La notation du Crédit Agricole dégradée:
http://www.zerohedge.com/article/domino ... xposure-aa

Et celle de la Grèce c’est plus habituel.

FITCH DOWNGRADES GREECE TO ‘B+’; RATING WATCH NEGATIVE

La Norvège stoppe ses paiements à la Grèce.
http://www.zerohedge.com/article/norway ... nts-greece

Des signes alarmants annoncent l’imminence d’une crise…

http://www.dailymotion.com/video/xitbys ... jeure_news

INDIGNEZ-VOUS ! De Stéphane Hessel
http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 48929.html

Re: Espagne: le mouvement des "indignés" se poursuit

MessagePosté: Lun 30 Mai 2011 10:58
par Sam's
LA PUERTA DEL SOL CONTRE LE NIHILISME FINANCIER,
par Pierre Sarton du Jonchay
États et finance essaient de gagner du temps en démantelant la démocratie politique pour palier imaginairement l’inexistence de la démocratie économique. Mais la démarche est purement incantatoire sans autre effet que de dissimuler par le discours une réalité qui s’effondre visiblement.

Le capitalisme financier consiste à attribuer des prix à des titres dont la contre-réalité n’est pas vérifiable.
Ce régime de prix est ontologiquement vide. Il contient en lui-même la contradiction de sa matière ; il confond le néant et la réalité. La crise des subprimes a révélé aux acteurs financiers que la confiance nécessaire à leurs transactions ne reposait sur aucune preuve objective. Les banques centrales ont dû forcer la liquidité du système en empruntant les actifs toxiques pour prêter de la monnaie garantie par la Loi. Les États ont dû emprunter massivement pour simuler la confiance des prêteurs par l’autorité de la Loi. Banques, banques centrales et États se sont coalisés pour décréter la confiance : le 15 mai 2011, les indignés de la Puerta del Sol déclarent qu’ils se savent leurrés par le système. Les indignés de la Puerta del sol déclarent qu’ils n’ont confiance qu’en eux-mêmes ; à proportion de la connaissance interpersonnelle qu’ils nouent avec leurs concitoyens.

La chute du matérialisme communiste en 1989 a renvoyé le formalisme capitaliste à son nihilisme.
Jusqu’à cette date, les démocraties libérales avaient dû empiriquement reconnaître des garanties économiques au travail humain pour qu’il respecte la propriété privée des moyens de production. A partir de 1989, l’échec de la propriété collective des moyens de production est avéré.

Le capitalisme libertarien en profite pour abolir la responsabilité publique de la propriété des moyens de production.
Le travailleur a toujours des droits ; mais il n’est plus possible de savoir qui détient les moyens de réaliser ces droits. Le capital est titrisé et détenu anonymement à partir des paradis fiscaux. Le capital est dématérialisé, défiscalisé et factuellement exempté d’obligation de garantir le prix des droits promis aux citoyens.
Lire la suite dans son contexte »


PLACES COMBLES,
par François Leclerc

Billet invité
Les indignés font place comble quand ils s’y mettent. A deux bouts de l’Europe, place Syndagma à Athènes, et à la Puerta del Sol à Madrid, une immense foule de tous âges s’est rassemblée ce soir. Les Espagnols ne sont plus seuls, ils ont fait modèle, ce qui n’était pas assuré.

Des dizaines de milliers d’Athéniens (et d’habitants du Pirée tout proche) manifestent devant une gigantesque banderole qui proclame « La plus grande violence est la pauvreté ». Des concerts d’armes par destination de 3ème catégorie (les casseroles à Barcelone), alternent avec des rafales de sifflet, pour réclamer « une vraie démocratie ».

Suivant la consigne « Toma los barrios ! » (Investis les quartiers), les indignés madrilènes avaient organisé samedi plus de 150 assemblées locales dans les quartiers de la ville, dont les représentants rapportaient cet après-midi sur la Puerta del Sol, en attendant que soient décidées ce soir les modalités des suites à donner à l’acapamento. Ces assemblées locales devraient continuer à se réunir une fois par semaine, élargissant la base de la mobilisation et la structurant.

Sur la place du Rossio à Lisbonne, avec comme mots d’ordre « A bas la dictature financière ! », « FMI dehors ! » et « Démocratie réelle maintenant », les jeunes Portugais tentent à leur tour de relancer leur mouvement qui avait été en réalité précurseur, le 12 mars dernier à l’initiative de la « génération galère ».