Arnaud a écrit:... si l'on compare par exemple avec la 5francs semeuses en argent, l'on pourrait dire qu'elle est aussi surévaluée par rapport aux années 1960/1969. Idem pour l'or au d'autre produit qui non de cesse d'augmenter au fiL du temps. Je veux en venir a cela : si l'immobilier augmente n'est pas parceque l'inflation d'année en année augmente, c'est a dire que la monnaie fiduciaire perd de sa valeur ?
Lors du passage au nouveau franc, l'Argent abandonné après 1871-1940, a été réutilisé.
C'était en janvier 1960.
Tout au long des années '60, la moyenne du prix de l'Argent se situait aux environs de 250 francs/Kg mettant la pièce de 5 francs Semeuse au prix de l'Argent (8,02 gr) à 2 francs de l'époque, soit 40 % de sa valeur faciale.
Suite à la montée du prix de l'Argent et parce qu'il y avait risque de thésaurisation, les pièces ont été produites en cupro-nickel.
Le pic a été atteint en 1980 lorsque l'Argent monta à 3.000 francs/Kg. (
Source)
De fait, la frappe des nouvelles pièces (1980), ont vu leurs parts d'Argent pur diminuée - 24 FF d'Argent pur pour 1 pièce de 100 francs Argent, soit 24 % - près de deux fois moins d'Argent pur par rapport à sa valeur faciale, en comparaison avec la 5 francs Semeuse.
Pour la 50 F Hercule, son cours moyen entre 1974 et 1980 fut de 1319 FF qui, à 27 Gr d'Argent fin, mettait cette pièce à 32 francs en Argent fin soit 66 % de sa valeur faciale.
Anecdote :
En 1974, un tirage d'essai des 50 francs Hercule, pour le même poids mais d'une valeur faciale de 20 FF, fut tiré (si mes souvenirs sont exactes) à 6000 exemplaires, faisant que ces pièces sont assimilées à des pièces de collection valant au moins le double de leurs cours, soit une prime de 100 %.
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La montée de l'immobilier n'est pas seulement du fait de l'inflation érodant la monnaie, il y a la spéculation et comme l'a exposé Stephane, le marché de l'immobilier est subventionné et fiscalement avantageux. Pour le moment.
Le jour où tout cela diminuera ou disparaitra peu ou prou et/ou, que les taux d'intérêts doubleront, la bulle éclatera.
De plus, l'évolution du prix des loyers sur le marché locatif n'a pas suivi celle des prix d'achat du foncier, hausse des prix des loyers explosant que de 30 % par rapport à ceux sur les prix de vente de l'immobilier (+80 %).
Autre élément important est que, les prix du locatif sont habituellement indexés sur l'inflation alors que les salaires ne le sont plus.
Pour preuve, la part salariale de la richesse produite a perdu 10 points sur le PIB au profit du capital, représentant pas moins de 180 milliards d'euros par an depuis les années '90, perte qui aurait pu et pourrait encore financer largement les déficits des caisses retraites, Sécu, chômage...
Voir à ce propos
cette vidéo humoristique (vraiment excellente), qui explique très bien cela, comme
celle-ci aussi, sur l'enjeu des retraites.
Autre chose qui alimente la bulle :
Un propriétaire qui vend son bien, pour un autre pas forcément plus grand mais plus confortable et/ou de meilleure qualité, va le vendre au prix du marché et acheter son nouveau logement souvent plus cher que celui qu'il a cédé.
Par ailleurs :
L’étude (du CAS) souligne aussi d’autres facteurs, très intéressants : « L’augmentation de la durée des prêts a été permise par de nouvelles techniques bancaires et par l’allongement de la durée maximale des prêts aidés. En libérant la demande, cette augmentation a pu favoriser la hausse des prix. Néanmoins, elle est aussi une conséquence de la hausse des prix, les ménages acceptant de s’endetter plus longtemps pour faire face à l’augmentation des prix. »
‘Nouvelles techniques bancaires’ dont le CAS tait les noms : subprimes, titrisation, crédit hypothécaires rechargeables, …
En quelque sorte, on continue de favoriser une forme artificielle de croissance par l'argent-dette.
Le mieux, en ce qui me concerne, c'est d'investir dans la terre plutôt que la pierre.
Il y a en France, des parcelles de terres agricoles, de bois et de forêts très bon marché.
Rien ne dit que celles-ci demeureront inconstructibles éternellement.
Un truc à creuser dont j'ai entendu parler :
En possession d'une parcelle de forêt et avec un permis de chasse, aucun permis de construire ne serait obligatoirement requis pour un refuge de chasseur du type d'un petit chalet en bois ou un pavillon de chasse.