L'ALCHIMISTE
C'est le titre d'un article relayé par 24hGold qui met en parallèle la croyance que le papier monnaie est la seule vraie valeur, avec celle véhiculée durant mille an sur l'alchimie.
Qu'il était possible de transformer le plomb en Or.
Les analogies qui lient ces deux approches, dans le courant de pensées de leurs époque respectives, sont très instructives par rapport à ce que nous vivons actuellement.
Keynes qui décriait tant l'or comme étant une relique barbare, prônait que la monnaie de papier est la seule vraie réserve de la richesse, pas l’or.
L'auteur poursuit en invitant le lecteur à ce que "la science" de l'Alchimie peut avoir été actualisée.
Il pose la question :
" Est-ce que le système de papier en simulant l'étalon or est maintenant aussi bon que l'or ? "
C'est un sujet qui ouvre le champ de discussions d'un riche et vaste débat, débat qui n'est cependant pas le but premier de ce billet.
Ce qui m'a fait réagir à cet article ne se porte pas sur le fond du thème traité, mais un constat que l'auteur se soit laissé embarquer à faire cette analyse comparative sans se donner la peine de faire des recherches, au-delà des croyances populaires, de ce qu'est véritablement la philosophie de la quête alchimique.
Essayiste, il le reconnait lui-même :
Voici donc ma réflexion qui bien sûr, ne limite pas celle-ci à ce seul domaine :
Avant de pousser l'analyse comparative alchimique de la recherche de la pierre philosophale avec la planche à billet pour une richesse illimitée, l'auteur est tombé à son tour dans ce qui a été véhiculé au fil des siècles, sur la signification de ce qu'est véritablement l'Alchimie.
Nombreux sont ceux, cupides, ayant dépensés des fortunes avant de comprendre (et/ou à force d'écueils) qu'il ne s'agissait que d'allégories, allégories masquées par "le langage des oiseaux" cher aux Alchimistes et réservé aux seuls initiés, d'où l'hermétisme qui entourait l'enseignement de cette quête.
La transformation de la matière vile en métal précieux ne visait qu'un seul domaine, celui de l'esprit par un enseignement occulte imagé dans le seul but d'éloigner ceux qui n'en étaient pas digne.
Il s'agissait de transmuter la matière en Lumière.
Passer au feu nos souffrances - nos émotions - pour en extraire la substantialité de notre être.
D'où la croyance erronée qu'avec le souffre (souffre-en-ce), qui je cite " une matière rouge inflammable " capable de dissoudre les impuretés de tous les métaux comme le fer, le plomb, le cuivre pouvant les transformer en or.
Il s'agissait pour les Alchimistes, de décomposer la matière (nos souffrances, nos émotions, nos états d'âme...) pour la recomposer sous le feu de l'esprit, une mise en Lumière en quelque sorte, en abandonnant toutes résistances.
Quoi de mieux alors que la flamboyance et la rareté de l'or pour en symboliser cette mise en lumière vers plus de conscience ?
L'auteur de l'article à le mérite d'avoir essayé la mise en perspective qu'il propose.
Toutefois, il contribue à maintenir la pensée dominante de l'époque quant à l'Alchimie en la perpétuant jusqu'à nos jours.
Cette excellent essai aurait revêtu une dimension plus importante et plus juste encore, si l'auteur avait aussi orienté ses investigations vers la portée philosophique de la voie Alchimique.
Il en serait venu aux mêmes conclusions.
À savoir que la monnaie fiduciaire et l'argent-dette, le crédit et les ventes à découvert, ne sont que les maux dont souffre notre société.
En ce sens et dans l'esprit de cet article à travers une vision alchimique, décomposer la matière, c'est déconstruire un système basé sur du vent, la fausse croyance de penser que l'on peut entretenir une confiance illimitée sur l'argent papier, au même titre que celle à son époque, où l'on pouvait transformer du plomb en Or.
Pour nous, quoi qu'il arrive, seul le métal physique demeurera.
Pour les Alchimistes, seul la lumière de l'esprit subsistera.
L'Or, pour les Alchimistes n'est-il pas une quête d'absolu ?
Et pour nous, simples citoyens inquiets de préserver son épargne, n'est-il pas légitime de rechercher de la placer au mieux, dans l'attente d'un nouveau paradigme ?
Et puis, ces deux cheminements sont-ils inconciliables ?
Rien n'est moins sûr.
Matérialité et spiritualité sont interdépendants l'un de l'autre.
Chacun selon son propre degré d'avancement.
Qu'il était possible de transformer le plomb en Or.
Les analogies qui lient ces deux approches, dans le courant de pensées de leurs époque respectives, sont très instructives par rapport à ce que nous vivons actuellement.
Keynes qui décriait tant l'or comme étant une relique barbare, prônait que la monnaie de papier est la seule vraie réserve de la richesse, pas l’or.
L'auteur poursuit en invitant le lecteur à ce que "la science" de l'Alchimie peut avoir été actualisée.
Il pose la question :
" Est-ce que le système de papier en simulant l'étalon or est maintenant aussi bon que l'or ? "
C'est un sujet qui ouvre le champ de discussions d'un riche et vaste débat, débat qui n'est cependant pas le but premier de ce billet.
Ce qui m'a fait réagir à cet article ne se porte pas sur le fond du thème traité, mais un constat que l'auteur se soit laissé embarquer à faire cette analyse comparative sans se donner la peine de faire des recherches, au-delà des croyances populaires, de ce qu'est véritablement la philosophie de la quête alchimique.
Essayiste, il le reconnait lui-même :
Cet essai a essayé de connecter les points des Alchimistes du passé à ceux du nouveau paradigme des temps modernes à savoir que la monnaie de papier (non liée avec l'or), est le meilleur dépôt de valeur comparé (à la relique barbare) qu’est l'or.
Voici donc ma réflexion qui bien sûr, ne limite pas celle-ci à ce seul domaine :
Avant de pousser l'analyse comparative alchimique de la recherche de la pierre philosophale avec la planche à billet pour une richesse illimitée, l'auteur est tombé à son tour dans ce qui a été véhiculé au fil des siècles, sur la signification de ce qu'est véritablement l'Alchimie.
Nombreux sont ceux, cupides, ayant dépensés des fortunes avant de comprendre (et/ou à force d'écueils) qu'il ne s'agissait que d'allégories, allégories masquées par "le langage des oiseaux" cher aux Alchimistes et réservé aux seuls initiés, d'où l'hermétisme qui entourait l'enseignement de cette quête.
La transformation de la matière vile en métal précieux ne visait qu'un seul domaine, celui de l'esprit par un enseignement occulte imagé dans le seul but d'éloigner ceux qui n'en étaient pas digne.
Il s'agissait de transmuter la matière en Lumière.
Passer au feu nos souffrances - nos émotions - pour en extraire la substantialité de notre être.
D'où la croyance erronée qu'avec le souffre (souffre-en-ce), qui je cite " une matière rouge inflammable " capable de dissoudre les impuretés de tous les métaux comme le fer, le plomb, le cuivre pouvant les transformer en or.
Il s'agissait pour les Alchimistes, de décomposer la matière (nos souffrances, nos émotions, nos états d'âme...) pour la recomposer sous le feu de l'esprit, une mise en Lumière en quelque sorte, en abandonnant toutes résistances.
Quoi de mieux alors que la flamboyance et la rareté de l'or pour en symboliser cette mise en lumière vers plus de conscience ?
L'auteur de l'article à le mérite d'avoir essayé la mise en perspective qu'il propose.
Toutefois, il contribue à maintenir la pensée dominante de l'époque quant à l'Alchimie en la perpétuant jusqu'à nos jours.
Cette excellent essai aurait revêtu une dimension plus importante et plus juste encore, si l'auteur avait aussi orienté ses investigations vers la portée philosophique de la voie Alchimique.
Il en serait venu aux mêmes conclusions.
À savoir que la monnaie fiduciaire et l'argent-dette, le crédit et les ventes à découvert, ne sont que les maux dont souffre notre société.
En ce sens et dans l'esprit de cet article à travers une vision alchimique, décomposer la matière, c'est déconstruire un système basé sur du vent, la fausse croyance de penser que l'on peut entretenir une confiance illimitée sur l'argent papier, au même titre que celle à son époque, où l'on pouvait transformer du plomb en Or.
Pour nous, quoi qu'il arrive, seul le métal physique demeurera.
Pour les Alchimistes, seul la lumière de l'esprit subsistera.
L'Or, pour les Alchimistes n'est-il pas une quête d'absolu ?
Et pour nous, simples citoyens inquiets de préserver son épargne, n'est-il pas légitime de rechercher de la placer au mieux, dans l'attente d'un nouveau paradigme ?
Et puis, ces deux cheminements sont-ils inconciliables ?
Rien n'est moins sûr.
Matérialité et spiritualité sont interdépendants l'un de l'autre.
Chacun selon son propre degré d'avancement.