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Conformément à un plan sans doute établi de longue date, les attaques spéculatives viennent de commencer contre l'Italie.
Et comme d'habitude, les euro-dogmatiques sont impuissants à faire autre chose que de gagner du temps en imposant de fausses solutions (plans d'austerité).
Les taux longs à dix ans espagnols et italiens ont atteint lundi dans la matinée des records historiques entre 5,5% et près de 6% (5,78% pour l'Espagne et 5,45% pour l'Italie).
Il s'agit des niveaux les plus élevés depuis la création de l'euro et qui, sur le moyen-long terme, sont intenables.
Si l'Italie n'arrive plus a se financer pour rembourser sa dette publique c'est une véritable catastrophe pour l'Europe, indique-t-on dans les salles de marché. La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs appelé lundi son homologue italien Silvio Berlusconi pour réclamer que l'Italie adopte rapidement son budget d'austérité.
L'Italie dont la dette, l'une des plus élevées du monde en valeur absolue, représente environ 120% du PIB, est victime depuis vendredi de tensions politiques et d'un début de scandale autour du ministre des Finances.
En effet, tout cela semble avoir été orchestré par les hedge funds qui augmentent leurs ventes à nus sur les CDS de la dette Italienne. Les Etats-Unis qui sont en train de sombrer, se raccrochent aux naufragés que sont potentiellement les PIIGS. C'est sûrement la raison pour laquelle, l’autorité boursière italienne Consob a annoncé dimanche soir l’adoption d’une mesure pour encadrer les ventes à découvert afin de limiter la volatilité du marché.
Je ne sais pas où l'on va mais on y va. Ou plutôt si je sais mais ne l'ose me l'imaginer. Tout concours à l'explosion financière et sociale, de la zone euro et des peuples qui la compose. Nigel Farage comme à son habitude nous dresse le tableau. Déni de démocratie, mise en place d'une gouvernance centrale fascisante non élue, appauvrissant toujours plus les Etats et les millions de ses concitoyens qui pourraient bien s'emparer de la rue et des organes de pouvoir pour manifester leurs colères.
Mais l’intérêt est la réponse de Barroso : bienvenue au Soviet Suprême de l’EURSS…
M. Barroso, alias “There is no Plan B – Il n’y a pas de plan B” au plan actuel, j’espère que vous lisez ce blog, car je vais beaucoup vous aider.
* mais oui, il y a un plan B, Manuel !!!! La Grèce peut simplement faire défaut, comme la Russie en 1998, l’Argentine en 2001 et la France 8 fois avant la Révolution !! * il y a aussi un plan C. La Grèce peut très bien confisquer l’épargne privée des plus riches grecs, en une fois, pour rembourser toute sa dette. * et même un plan D. Nous pouvons faire cotiser les 15 autres pays de la zone euro de 300 Md€ pour les donner à la Grèce. * et pour le même prix, je vous offre le plan E : la BCE peut imprimer 300 Md€ et les donner à la Grèce pour qu’elle rembourse.
Car, comme je l’ai plusieurs fois entendu ce week-end, et outre qu’il ne peut pas marcher (vous n’arrangez pas la situation en re-prêtant de l’argent à une entreprise insolvable, vous gagnez juste un peu de temps dans un magnifique jeu de “prêtez plus pour perdre plus”) le plan A a un léger problème : il n’est pas compatible avec la démocratie.
Sur son blog, Olivier Berruyer nous fait partager un extrait de l’intervention de M. Lavagna (ancien Ministre de l’Économie et de la Production d’Argentine, 2002-2005) aux Rencontres Économiques du Cercle des Économistes à Aix-en-Provence : " son témoignage sur le défaut argentin, dont le témoignage était ahurissant, car en écoutant le déroulé des évènements, on ne savait plus s’il parlait de l’Argentine ou de la Grèce tant les similitudes étaient criantes : refus d’admettre le problème, minimisation du problème, accusation du seul pays pour ses soucis, rigueur inefficace, défaut " :
« En octobre 1998, face à la montagne de dette accumulée par l’Argentine, on a commencé par retarder le moment d’admettre qu’il y avait vraiment un problème. On a parlé alors de “crise de liquidité”. L’Argentine avait juste besoin de temps et tout s’arrangerait. Comme cela ne s’arrange pas, on considère alors que seul le pays endetté est coupable. On oublie les prêts et les conseils du FMI, les prêts des banquiers, qui alimentaient les importations dont profitent les importateurs. Tous ceux qui ont gagné de l’argent avec l’Argentine…
Enfin on annonce un programme d’ajustement fiscal, en prenant garde qu’il convienne d’abord aux agences de notation financière, en transférant les créances des banques privées vers les organismes internationaux comme le FMI. On passe ensuite aux participations « volontaires » des banques, comme le plan Baker en 1995, puis le plan Brady en 1999. On réduit tout : les prestations sociales, les salaires, la production, les investissements. Tout, sauf la dette ! En fait le résultat est celui-ci : les pertes ont été transférées à toute la société.
Qu’est-ce qui ne marche pas dans cette histoire ? Tout simplement qu’on a cherché un programme acceptable par les banques, et pas un programme soutenable par l’économie du pays. [...]
Le choc a été tel qu’en Amérique latine on appelle cette période la « décennie perdue. Il y a des points communs avec des pays en Europe [...]
Nous avions une dette dans huit monnaies différentes et les négociations ont été compliquées de ce fait. Nous étions un pays isolé. La Grèce a la chance d’avoir une dette libellée dans sa monnaie nationale, l’euro, et de faire partie d’une zone puissante. »
Plus encore d'informations et d'interviews audio au sujet de ces "Rencontres Économiques" du WE dernier, sur le blog de Olivier Berruyer via cet article : Retour de week-end … Démocratie en berne ?
Paul Jorion a parlé de l’euro, de la Grèce, du Portugal, de l’Italie… et des agences de notation. Le podcast est ici : Paul Jorion sur rfi, le 11 juillet 2011
Pour résumer sur BFM TV Nicolas Doze mesure l’extrême gravité de la situation. Il parle de l'indice de la peur sur les marchés, la peur a gagné toute l’Europe, mais les mêmes erreurs continuent à être appliquées : « On va continuer à acheter du temps dans une cacophonie politique absolue… L’objectif est d’acheter suffisamment de temps pour permettre aux banques et aux assureurs de prendre progressivement le large et de se mettre à l’abri des risques des pays du Sud. Quand leur survie ne sera plus menacée, alors les dettes des pays malades seront restructurées et les Etats vont prendre des paumes (entendre pertes) par dizaines de milliards d’euros. Ce sont les contribuables européens qui paieront ».
Sam's a écrit:Pour résumer sur BFM TV Nicolas Doze mesure l’extrême gravité de la situation. Il parle de l'indice de la peur sur les marchés, la peur a gagné toute l’Europe, mais les mêmes erreurs continuent à être appliquées : « On va continuer à acheter du temps dans une cacophonie politique absolue… L’objectif est d’acheter suffisamment de temps pour permettre aux banques et aux assureurs de prendre progressivement le large et de se mettre à l’abri des risques des pays du Sud. Quand leur survie ne sera plus menacée, alors les dettes des pays malades seront restructurées et les Etats vont prendre des paumes (entendre pertes) par dizaines de milliards d’euros. Ce sont les contribuables européens qui paieront ».
Sam's, il semblerait que tu aies largement plagié un de mes blogs favoris...
Merci matbee d'avoir relevé l'absence de la source de la vidéo et de la synthèse de sa retranscription. Habituellement et tu l'auras sans doute remarqué au fil de mes relais et commentaires, il est très rare que je ne renvoie le lecteur par un lien, vers la ou les sources qui minspirent.
Cet oubli est corrigé mais pas avec le lien du blog que tu signales. Son administrateur lui-même ne citant d'ailleurs pas sa source. Le lien que j'ai rajouté est celui original de mon relai. Par ce constat, qui copie qui dans cette affaire ?
Mais pour moi, cela n'a pas de réelle importance. L'information va et vient, c'est ce qu'elle véhicule et la réflexion qu'elle engendre qui me parait essentiel. Tout au long de mes interventions, je fournis toujours les liens sourcés des informations et des citations relayées. D'abord par respect envers leurs auteurs, mais aussi pour permettre au lecteur de poursuivre sa lecture pour se faire sa propre opinion, souvent à travers des sources d'informations factuelles.
Dans le cas présent, je n'ai pas jugé que cela était nécessaire. Vu ta réaction, ce fut une erreur et j'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur plus que cela. Bien cordialement et bon toujours, Sam's