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L’Édito du 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l’or

MessagePosté: Mar 20 Déc 2011 10:34
par silversteur
http://leblogalupus.com/2011/12/18/ledi ... no-bertez/

L'article est un peu long pour le poster en intégralité, les coupes ne sont pas forcément bien faites, le mieux est de le lire directement sur le blog :

[...]
Tout papier, toute valeur papier, repose sur cet espoir qu’il ne sera pas déçu ; cet espoir que quelqu’un assurera l’équivalence.
La mode est à considérer que la valeur d’une action est la somme actualisée à l’infini des cash flows de l’entreprise. Les cours de bourse, surtout les cours bullaires, disent à ce jour ce papier vaut tant, cela fait tant de fois les résultats, tant de fois l’EBITDA.
Est-ce que les participants des marchés se rendent compte que c’est un pari?
Un pari sur le fait que quelqu’un de puissant croit à cette équivalence et a des poches profondément infinies pour la faire respecter, pour l’imposer. Est-ce que les marchés se rendent compte que, sur le fond, l’existence de ce quelqu’un pour imposer la règle du jeu boursier est la seule chose importante?
Nous avons connu un temps où les titres de capital en France ne valaient quasi rien, personne ne s’intéressait à la Bourse, la politique ne se fait pas à la corbeille, disait-on; à cette époque, il n’y avait personne pour assurer l’équivalence entre le flux des cash flows infini et le cours de bourse du jour.

C’est quand le Crédit Lyonnais et la Banque de France et la Caisse des Dépôts sont rentrés dans le marché, plus tard que l’équivalence a commencé à se construire. Une société gagne beaucoup d’argent? Oui, et après, qu’est-ce que cela peut vous faire si vous ne le touchez pas. Si les OPA n’existent pas, si le Private Equity n’existe pas, si les Buy Backs d’actions n’existent pas, si la Banque Centrale n’est pas laxiste au point de donner des crédits quasi gratuits pour financer le respect de l’équivalence, la spéculation sur l’équivalence, la loterie mise en place par la financiarisation sur l’équivalence.

Le monde financier vit dans une authentique névrose qui lui fait confondre l’ombre des choses, les papiers, avec la réalité des choses, les corps.

C’est le résultat d’un système de pouvoirs, de croyances, de formules magiques toutes aussi ridicules et stupides les unes que les autres, comme les PER ,l’actualisation, les mesures du risque, les rating etc. etc. ; une névrose gigantesque qui est en train de s’effondrer car les pouvoirs qui sont derrière pour l’entretenir et la valider sont eux mêmes en train de s’effondrer. Tout ce qu’ils savent et peuvent faire, c’est créer de la base-monnaie, faire intervenir la FED, la BOE, la BOJ et bientôt la BCE pour ralentir l’effondrement, repousser les échéances. les peuples et les marchés se laissent prendre, ils confondent le pouvoir de retarder les échéances avec celui de résoudre les problèmes.

Autre remarque que nous livrons à votre réflexion. On a l’habitude, dans le monde névrotique de la finance, de rapporter la dette des gouvernements au PIB. Avez-vous essayé de soutenir le cours d’un emprunt avec un morceau de PIB? Avez-vous essayé d’échanger les dettes de la Grèce contre un morceau de son PIB? Non, évidemment, car le réel c’est ceci, on ne peut échanger la dette grecque sur un marché que contre une seule chose, du cash, de la base-monnaie. Et c’est cela le grand secret de la pression pour faire entrer en lice la BCE, la mise à disposition de base-monnaie pour honorer la quasi monnaie hyper, hyper pléthorique émise depuis plus de 20 ans. La crise est une crise du système, une crise des équivalents, une crise de fissure de la névrose instillée par la grande Experiment financière. Ce n’est pas une crise des choses en elles-mêmes. Et les gouvernements et banques centrales qui sont comme dans les asiles de fous, plus fous que les fous, ne savent rien faire d’autre face à cette délitation des équivalences que… créer de la monnaie!

[...]

Il y a d’un côté des choses dont la valeur repose sur le bon fonctionnement d’un système complexe et, de l’autre, des choses dont la valeur ne dépend que d’elles-mêmes et des valeurs sociales que l’on y attache.

A votre avis, de quel côté doit-on ranger le métal jaune?

Sa valeur dépend-t-elle du bon jeu des Pouvoirs ou au contraire du jeu des forces sociales individuelles, non biaisées, influencées seulement par leur égoïsme, leur recherche de liberté et de sécurité?

Acheter de l’or métal, comme nous l’écrivons, depuis 12 ans, c’est faire exactement le contraire de l’achat d’or papier, c’est anticiper, parier sur la dislocation, même pas complète, du système des équivalences. C’est anticiper le retour de l’usage de la force dans les relations internationales, la prise de conscience par les peuples du fait que la monnaie est non pas actuellement un instrument de liberté, mais un instrument d’exploitation, de spoliation aussi efficace que la fameuse exploitation de Marx. Dans nos systèmes, l’exploitation par la monnaie, le crédit, l’imposition et les trucages de fausses valeurs ont remplacé l’exploitation du travail par le capital. L’extraction de la plus-value, du surproduit par la finance et les gouvernements a remplacé l’exploitation marxiste.

[...]

La monnaie n’est pas contrairement à ce que l’on veut nous faire croire a store of value, une réserve de valeur , c’est un tenant leurre de réserve de valeur, a proxy store of value ce qui est très différent et ……beaucoup moins sur
“Il y a encore des épargnants et investisseurs qui doutent de la valeur pratique de notre distinction entre l’or papier et le métal jaune. Ils disent cela n’arrive qu’aux autres : mon certificat d’or sera honoré.

Ils ne se doutent pas que peut être leur banque n’a jamais eu d’or physique en contrepartie, en couverture de leur certificat d’or.

Ils ne se doutent pas que peut être leur banque a utilisé cet or comme collatéral pour couvrir et garantir ses refinancements sur la marché de gros.

Ils ne se doutent pas que même si leur or est identifié, en cas de déconfiture de leur intermédiaire , peut être ils ne retrouveront jamais leur bien

Nous vous conseillons la lecture du Barron’s du 17 , on y apprend que les propriétaires de métaux précieux chez MF Global verront leurs avoirs amputés de 28% , le liquidateur ayant décidé de mettre en pool les actifs et de les repartir au prorata. Comme il n’y en pas assez pour tout le monde, le pool n’honorera les droits qu’à hauteur de 72%. même si la propriété est individualisée, affectée.

Certains nous disent, mais chez soi dans un coffre, il y a le risque de se faire dévaliser, c’est vrai mais qui a dit qu’épargner, posséder un patrimoine était facile et de tout repos? Défendre son patrimoine est un vrai travail, difficile.

Un patrimoine a toujours une composante sociale, il y a toujours des risques ; sauf sur une ile déserte, mais là , il ne sert a rien. Nous ne cessons de le répéter, quand le monde entier s’appauvrit, comme c’est le cas maintenant, il ne faut pas espérer s’enrichir. Essayer de protéger ce que l’on a est déjà bien difficile.”

[...]

L’affaire MF global est une étape terrible dans la crise de dislocation de la machine à fabriquer des équivalences. Là aussi les medias MSM sont passés à coté. L e point le plus important est que l’on s’est aperçu que les fonds , les avoirs, les collatéraux donnés par les clients de MF Global avaient disparus.
«Je ne sais tout simplement pas où se trouve l’argent. Je ne sais pas s’il y a eu des erreurs à MF Global ou si des banques et partenaires ont gardé des fonds qui auraient dû être rendus à MF Global.» L’ex-PDG de MF Global Jon Corzine à propos du milliard de dollars disparu dans la faillite de la maison de courtage

Normalement ils auraient du être protégés, cantonnés; Ils ne l’ont pas été , pourquoi?

A cause d’une pratique que l’on appelle la rehypothecation. MF Global a donné en gage, en collatéral à ses créanciers, les collatéraux de ses clients; C’est normal, c’est légal, c’est la faille, le trou béant dans la réglementation du système.

[...]

Face à la grande crise durable et fondamentale de la pénurie de collatéraux de grande qualité, l’or fait un retour dans le circuit; Un retour non remarqué car la crise des collatéraux est plus qu’un secret défense. Le retour de l’or,qui bizarrement coïncide avec des attaques renouvelées sur l’or papier et sa forte baisse, est un retour par la grande porte.

[...]

Re: L’Édito du 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l

MessagePosté: Mar 20 Déc 2011 10:56
par iron man
J'en profite pour poser un petit récapitulatif concis de la situation, rien de neuf dedans ni même d'approfondi, mais une bonne synthèse.

http://finance.blog.lemonde.fr/2011/12/ ... S-32280322

Re: L’Édito du 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l

MessagePosté: Mar 20 Déc 2011 11:05
par Crassus
En résumé, même si c'est dit dans ce blog, malgré que les arbres n'atteignent pas des sommets à l'infini http://auxinfosdunain.blogspot.com/

on peu continuer à acheter de l'or. Il ne tombera pas à 1100 $ d'ici demain . Il devrait plutôt croitre et à défaut de croitre devenir de plus en plus la valeur, avec l'argent, qui permettra aux possédants de se refaire une vie après le raz de marée.

Re: L’Édito du 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l

MessagePosté: Mar 20 Déc 2011 13:55
par remimartin
je vois l'or comme un moyen de télétransporter une partie de pouvoir d'achat dans le temps.

Ensuite, on ne sait pas ce qu'il permettra d'acheter dans 3 mois, certes.

Mais on est sûr d''une chose : l'or est un stock de valeur, à l'opposé de la monnaie fiduciaire ou des actions, qui ne sont que des "promesses" sur un bout de papier.
Je reste sur mon opinion : il faut garder son or, au minimum pour des raisons de diversification.
Même s'il y a des baisses ponctuelles. Et même si une montée parabolique n'arrive pas. c'est un moyen de limiter la casse en cas de casse.

Re: L’Édito du 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l

MessagePosté: Mar 20 Déc 2011 16:29
par Le Numismate
Je pense que parmis nous rare sont ceux qui ne restent pas sur la meme opinion que toi...