Bonjour!
Alors d'une petite voix dissonante, je n'y crois pas un traitre instant.
Voici d'abord ce que raconte wikipédia sur les sources mondiales.

Il y en a plein, et presque partout.
Ensuite, si on peut effectivement penser que la dépendance diminuera, elle ne disparaitra pas pour autant. Bien au contraire.
Dans cette histoire il y a un mélange (très "pétrodollareux" si vous me passez l'expression) d'intérêts économiques et politiques tant au plan national que local (les oppositions sont virulentes), et géostratégiques.
C'est pour ça que tout ceci est passionnant.
Sans verser dans le complotisme forcené, il est de bonne guerre (froide ou tiédasse), de surestimer ses réserves pas encore découvertes, dont l'exploitation pose plus de problèmes qu'elle n'en résout.
Dès septembre 2009, l’ancien vice-président de la société pétrolière saoudienne Aramco, Ibrahim al-Husseini prévenait les États-Unis de la surévaluation des capacités du gaz de schiste. Selon lui, le boom de l’industrie des gaz de schiste était une bulle. Dans un télégramme diplomatique du consulat américain de Dharan (en Arabie Saoudite) publié par WikiLeaks, l’analyse de ce membre de la famille régnante, ingénieur pétrogazier d’expérience, n’est pas flatteuse :
Les réserves de gaz de schiste […] sont largement surestimées.
Une conclusion à laquelle se rangeaient de nombreux cadres de l’industrie pétrogazière et de la finance, dont le New York Times a révélé une partie des échanges entre 2009 et 2011.
http://owni.fr/2011/08/31/wikileaks-ecl ... e-schiste/(petit article intéressant)
Donc premier problème : la quantité. Pose question.
La possiblité de le faire : sujet très sensible localement.
La volonté de le faire : au plan national, il faudrait que les conservateurs soient au pouvoir pour longtemps. Et encore...
Les débouchés intérieurs : ils sont certains pour l'industrie.
Les débouchés extérieurs : beaucoup plus douteux.
Les conséquences optimistes : au mieux une facture énergétique moins importante, mais je ne crois pas un seul instant qu'ils y auront recours pour l'intégralité de leurs besoins de vie "à l'Américaine".
Pour la diplomatie, je ne vois pas bien ce que ca changerait dans les prises de position américaines. Au proche Orient, au Moyen Orient, les pays ne seraient ni plus ni moins déstabilisés ou soutenus que maintenant. La Russie pourrait peut être se rapprocher de nous, mais ce n'est pas demain la veille. La Chine (sauf révolution du milliard de pauvres sur les 1.4 MMM d'habitants) garde la main à moyen terme.
Pour l'Europe, ils voudront toujours fracturer l'axe Rhénan en déstabilisant de l'intérieur les pays concernés et en faisant pencher toujours plus l'influence à l'Est.
Bon alors, nous verrons bien. Mais la prospective d'H. Juvin est bien optimiste pour les E.U. je trouve
