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Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 09:53
par maraboo666
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Ce livre retrace la spectaculaire volte-face des gouvernements occidentaux, concernant la fameuse "question des Balkans" depuis la fin des années 80s, soit la chute du mur de Berlin!
L'Allemagne enfin réunifiée, avec sa volonté de puissance et de nuisance intactes, entreprend (avec la bénédiction du "protecteur" étasunien ) de faire payer aux serbes le prix fort pour leur humliliation de la 1ere guerre mondiale et mettre en place le fameux "bagdad-Bahn" énergétique qui en fut le véritable prétexte.
Le journal "le Monde" entraine toute la presse dans son sillage de la désinformation de masse, qui restera à tout jamais un modèle du genre...
Voila pourquoi il est essentiel d'en décrypter les mécanismes qui servirent ensuite pour toutes les guerres néocoloniales de "l"axe du bien" autoproclamé par le criminel G.W Bush et ses successeurs (encore plus redourables que les néocons d'ailleurs, car bien plus pervers et intelligents...)
Après le soutien aux talibans d'Afghanistan et la guerre livrée au nom de la capture de l'agent Oussama Ben Laden... Après l'invasion et le "retour à l'âge de pierre" de L'Irak pour la libérer des armes de destruction massives et y apporter le bonheur de la démocratie de marché occidentale et droit-de-l'hommiste... Après l'agression sauvage et ignoble perpétrée contre le peuple Libyen et son dirigeant non-aligné, avec les conséquences que l'on sait concernant la déstabilisation totale de toute la bande Sahélienne, c'est maintenant au tour du dernier pays multiconfessionnel et socialisant arabe (avec Le Liban) de passer à la trappe!
Avec toujours les mêmes prétextes "humanitaires" chers à notre protecteur national des criminels maffieux et autres trafiquants de femmes et d'organes...DU KOSOVO!
Avec toujours les mêmes "bénéficiaires" du dernier régime d'Apartheid au monde, son projet de domination globale et racialiste et son réseau international de lobbyistes et d'agents traîtres à leur nation d'accueil!
Il est donc absolument nécessaire de comprendre les mécanismes de la guerre médiatique qui permirent le bombardement massif d'un pays souverain pour le faire exploser en petites entités soumises aux "grandes puissances" et à leur idéologie néolibérale...
Un texte essentiel:
http://www.michelcollon.info/Le-journal-Le-Monde-une-reference.html

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 10:22
par iron man
Direction le coin lecture Maraboo. ;)

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 12:55
par maraboo666
@ iron man
Sur le fond, tu as tout à fait raison.
Mais l'importance de cette 1ere guerre d'agression Otanesque en tant que "modèle précurseur" dans une zone pourtant relativement éloignée de L'Atlantique-Nord justifie cette petite entorse à la logique formelle...
Comme l'a déclaré Zbig Bzrezinski pour justifier les quelques vérités insolentes balançées dans "le grand échiquier" (1997): Tout ça n'est pas grave, les gens ne lisent plus(...) on peut y aller "franco".
Certes, il devait déchanter quelques années plus tard (M****, "ils" ont lu!) ; il n'en reste pas moins qu'un simple conseil de lecture n'aura jamais l'impact d'un nouveau topic, en pleine offensive médiatique de désinformation, notamment sur la Syrie...
Si Aujourd'hui, la Grèce ou même Chypre servent de laboratoire aux Européistes acharnés, aussi sectaires que doctrinaux, hier c'était la Yougoslavie insoumise (et plus précisément la Serbie) qui devait assumer le rôle du "méchant" pour les refondateurs du Nouvel Ordre Mondial en pleine expansion.
On connaît la suite, mais pas encore l'issue de la bataille ultime.
******************************
Pour illustrer mon propos, je'n profite pour publier ici un texte passionnant, à priori sans rapport avec le précédent, mais au coeur du sujet!
Certains le reconnaîtront peut-être, mais il sera volontairement non signé, ni même sourcé...


G5G : Le début :RÉSISTER

1. Rien n’est plus puissant qu’une idée qui vient à son heure. Et c’est une idée que nous amenons : G5G, la Guerre de Cinquième Génération.

Les militaires parlent de quatre générations de guerre : d’abord des masses armées de mousquets, puis la puissance de feu et la mitrailleuse, ensuite la Blitzkrieg rendue possible par le moteur à explosion, et, enfin, depuis quelques décennies, la guerre de l’information.

Nous disons ici qu’une cinquième génération de guerre parvient à maturité. Et ici, nous produisons l’arsenal conceptuel de cette guerre depuis longtemps latente, aujourd’hui avérée. En ce sens, notre « déclaration de guerre » ne signifie pas que nous déclarons la guerre. Notre déclaration de guerre signifie que nous rendons visible une guerre jusqu’ici cachée.

Nous déclarons que la guerre a été déclarée.

La guerre dont nous parlons, la G5G, est la guerre du Système contre l’Humanité. C’est la guerre entre deux principes : le Machinal et le Vivant. C’est la guerre ramenée à son essence parfaite.

Ce que nous voulons construire par ce livre, c’est l’armure de l’Humanité.

Quand nous dirons « nous », ce « nous » ne désignera pas les rédacteurs de ce texte – lesquels sont parfaitement insignifiants. Ce « nous » désignera ceux qui auront lu ce texte, l’auront compris, et l’auront approuvé. Ce « nous » désignera l’Humanité en guerre contre le Système – le sommet du Vivant, contre le sommet du Machinal.

Ce « nous » vous désignera.

2. Toute l’histoire du XX° siècle est à réécrire. Il ne s’agit pas des évènements. Il s’agit du point de vue à adopter, si l’on veut en comprendre la logique profonde.

Aucune nation, pendant ce siècle, n’a réellement fait la guerre à une autre nation. Dans les tranchées de Verdun, ce ne sont pas des canons allemands qui ont tué des soldats français. Ce sont les canons de la Haute Finance qui ont tué des hommes. La Haute Finance a financé les deux camps pendant la Première Guerre Mondiale, puis pendant la Seconde Guerre Mondiale. La Wehrmacht roulait dans les camions de Ford France. Les bombardiers alliés ciblaient les réfugiés de Dresde, mais épargnaient les usines SKF de la Ruhr, parce que SKF était une filiale du groupe américain ITT.

La première moitié du XX° siècle a vu la destruction de l’Europe par la Haute Finance. Français, Allemands, Russes, Italiens, Anglais, etc. : manipulés pour se détruire mutuellement.

La seconde moitié du XX° siècle n’a pas été marquée par la décolonisation, mais par la guerre de la Haute Finance contre les machines d’État colonialistes, devenues inutiles de son point de vue. Il n’y a jamais eu de décolonisation. Une colonisation financière, médiatique et secrète a remplacé une colonisation politique, administrative et visible. En Algérie, les combattants du FLN n’ont pas réellement affronté les soldats français. Algériens et Français sont morts pour que le pétrole du Sahara reste propriété de la Haute Finance. En Afrique Noire, les administrateurs coloniaux ont été remplacés par de nouveaux rois nègres, plus méprisables encore que leurs devanciers. Un président africain est un employé de la Haute Finance. Tout comme, d’ailleurs, un président européen.

Il n’y a jamais eu guerre froide, parce qu’il n’y a jamais eu de choc des idéologies. La Haute Finance a financé l’URSS tant qu’elle en a eu besoin pour justifier le développement du complexe militaro-industriel américain. L’URSS est tombée quand la Haute Finance a cessé de la financer. La finalité du Goulag était de transformer les paysans russes en prolétariat aux ordres de la Haute Finance. Staline a été assassiné parce qu’il voulait, pour l’URSS, un destin réellement autonome à l’égard de la Haute Finance.

Le XXI° siècle reste à écrire. Il sera, très probablement, celui de l’émancipation du Système à l’égard de la Haute Finance – à son tour dépassée par le mouvement historique.

3. On a longtemps cru que le Système était la Haute Finance. Elle-même l’a pensé. Mais tout le monde s’est trompé. Le Système est plus grand que la Haute Finance. Elle n’en a été qu’une forme temporaire.

On nous parle d’économie libérale mondialisée. Pure fiction : la réalité, c’est le système totalitaire marchand mondial. La concentration du pouvoir est, dans l’économie mondialisée contemporaine, supérieure à celle observée historiquement dans les régimes totalitaires. La logique des cartels débouche progressivement sur le cartel global. L’économie s’est faite mécanique d’écrasement politique. La confusion est parfaite entre la fin et les moyens de la production. Mais derrière la rationalité financière, l’écrasement des peuples.

La Terre, la faune, la flore et l’humanité dans sa grande majorité : mises en coupes réglées. Une seule finalité : le profit, pour une infime minorité de possédants. Ils ont promis le Paradis sur terre et le Millenium, et pour cela, ils ont proclamé la fin de l’Histoire. Nous aurons l’Enfer global, parce que l’Histoire est tragique.

Le libéralisme politico-économique est une idéologie construite sur l’asservissement de la nature et de ses lois. Sa véritable finalité : construire un homme sans mémoire, issu de l’hybridation pathogène de la nature humaine avec une fausse culture, soumise aux seuls impératifs capitalistes et mondialistes.

L’homme enraciné est pourchassé. Il voit son identité, sa famille, ses traditions et ses religions bafouées, malmenées, détruites, atomisées. On veut faire de lui un être amnésique, déplacé, déporté, délocalisé, rendu mobile et flexible, enfin taillable et corvéable à merci sur la terre entière, d’un continent à l’autre, sans que plus rien ne distingue les climats, les peuples ou les pays. On nous parle d’immigration pour éviter le mot déportation. On nous parle de libre échange pour cacher la colonisation. On nous vante le citoyen du monde, mais on nous prépare le travailleur asservi, la bête de somme mondiale.

L’idéologie contemporaine n’est égalisatrice qu’en façade. Elle nivelle par le bas pour mieux séparer la masse de ses maîtres avides. Elle entraîne la paupérisation des travailleurs par l’écrasement des classes intermédiaires, tandis que les nantis, de moins en moins nombreux et de plus en plus riches, dominent toujours plus impitoyablement.

Il faut penser la lutte dans les termes contemporains, si l’on veut la mener correctement. Une surclasse ultra minoritaire et omnipotente s’oppose à une immense masse d’opprimés. La lutte des classes n’a disparu que dans la vision du monde promue par les médias du Capital. En réalité, la lutte des classes est devenue si intense qu’elle se confond avec la substance même de la société.

Et peu à peu, derrière le pouvoir de la Haute Finance, un monstre prend forme, qui va bientôt la rejeter comme un serpent quitte sa peau.

Ce monstre, c’est le Système.

Son cerveau, c’est l’intelligence émergente construite par l’alliance obscène des oligarchies, à l’échelle mondiale.

Son essence, c’est le Machinal contre le Vivant.

4. La G5G est la guerre de l’Humanité contre le Système.

Puisque la confusion est parfaite entre les moyens et les fins, il faut renverser le Système. Sens dessus-dessous.

L’homme n’est pas au service de l’économie. C’est l’économie qui est au service de l’homme. Le profit n’est pas le but de la production. Ce n’est que la traduction financière d’un parasitisme. L’interdépendance économique des États n’est pas créatrice de liberté pour les peuples. Elle s’oppose à leur indépendance.

Il est temps de remettre le monde à l’endroit. Il est temps de lui redonner un sens. Il faut redéfinir les fins, et remettre les moyens à leur service.

Le travailleur est le moteur de l’économie, par sa production, par ses contributions, et il est aussi sa finalité : le but du travail, c’est l’amélioration de la vie.

Non, ce système totalitaire marchand mondialisé ne sera pas le genre humain.

Non, un autre avenir n’est pas seulement possible. Il est surtout indispensable.

Et s’il n’est pas possible, alors il faut le rendre possible.

Nous appelons à la grève générale soutenable.


5. Le Machinal s’incarne dans le Système par la mécanique d’indifférenciation qui rend possible son principe : l’expansion illimitée.

Pour rendre soutenable la grève générale, nous énonçons les thèses suivantes :

Le capitalisme ne sera pas vaincu de l’intérieur, mais de l’extérieur.

Le Machinal ne sera pas détruit par la révolte de ses rouages, mais par la survie du Vivant.

La mécanique d’indifférenciation ne sera pas enrayée par l’indifférenciation des dominés, mais par le maintien de la diversité du Vivant hors du Machinal.

Oui, un autre monde existera.

Parce que nous allons le créer.

L’existence d’une autre économie, fondée sur des règles déterminées par et pour les acteurs productifs, constitue un pré-requis incontournable à la grève générale soutenable. Elle sera le support logistique de la grève générale soutenable.

On ne combattra pas l’adversaire en acceptant sa logique. Il faut au contraire lui imposer la nôtre. Contre l’économie vampire du capitalisme financier, parfaitement globalisée, donc totalement déracinée, nous devons construire une économie de production, totalement enracinée.

6. Le Machinal s’incarne dans le Système par la mécanique d’indifférenciation qui rend possible son principe : l’expansion illimitée. La promotion permanente du déracinement est une stratégie, visant à fabriquer des êtres qui, faute de s’inscrire dans un réseau de solidarités charnelles, oscilleront en permanence entre la soumission à la puissance et l’agressivité sans perspectives – avec une seule échappatoire : l’expansion, toujours plus loin. Le déracinement est un processus de réduction de l’humain au machinal.

Le Vivant, par opposition, s’incarne toujours dans des limites. Or, ce qui définit l’être limité, c’est l’enracinement.

Par enracinement, nous n’entendons pas l’enfermement dans une référence obsessive au passé. Nous entendons, à la manière de Simone Weil : la condition anthropologique fondamentale d’un ordre intelligible, qui garantit à tout homme le respect dû à son humanité. Il faut que l’homme soit enraciné pour qu’il ait conscience du réseau des obligations croisées, sans lesquelles les droits ne sont que belles paroles. Ce réseau, c’est la substance du Vivant, tel qu’il s’incarne dans l’Humanité. Inscrit dans ce réseau, l’homme aime ses limites, parce qu’elles rendent possible la cohérence des droits et des devoirs.

Il faut repenser la société pour ré-enraciner l’homme, avant que le passé ne soit totalement détruit, avant que ne surgisse un déraciné radical, simple rouage du Machinal.

Donc, il faut que nos lois, nos normes, nos règles mettent les forces productives au service des finalités naturelles de l’organisation sociale : non le profit de quelques-uns, mais l’intérêt général ; non le principe désincarné d’expansion indéfinie du Machinal, mais la défense du Vivant.


7. Ces lois, ces normes, ces règles qui structurent le Vivant, ne pourront jamais être construites à partir de la lutte des déracinés. Les structures sociales et mentales produites par le déracinement sont incompatibles avec le combat contre le Machinal. La révolte des déracinés ne peut que servir le Système, parce qu’elle s’inscrira nécessairement dans ses logiques.

Il faut, en lisière du Système, construire un espace où incuber d’autres structures sociales et mentales. A l’intérieur de cet espace autonomisé, il sera possible de reconstituer les structures de l’enracinement.

Il faut, pour porter ensuite la guerre à l’intérieur du Système, disposer d’abord d’une Base Autonome Durable à l’extérieur du Système. L’existence de cette base rendra possible, pour ceux qui pourront s’y replier, la conduite d’une grève générale soutenable : la grève de ceux qui n’attendent plus de salaire.

8. Nous utiliserons, dans le présent texte, le terme de « Fraction » pour décrire le produit de notre sécession.

Entendons-nous bien : la « Fraction » dont nous parlons ici n’est pas un groupe qui se couperait de l’humanité de manière définitive. C’est un groupe qui s’éloigne du Système pour reconstruire l’Humain hors du Système, avant de contre-attaquer. Notre objectif, en suscitant une humanité fractionnaire, temporairement opposée à l’humanité ordinaire, est d’incuber, dans l’humanité fractionnaire, les antidotes qui, le moment venu, guérirons l’humanité ordinaire. La Fraction n’est pas une secte : c’est une dissidence.

La Fraction, au sens où nous l’entendons, ne s’oppose donc pas à la Nation. Elle n’est pas faite pour détruire la Nation, mais au contraire pour en conserver le principe. La Fraction, au sens où nous l’entendons, ne s’oppose pas davantage au Peuple. Elle est faite, au contraire, pour offrir au Peuple un refuge, qui lui permettra de rester le Peuple. La fracture ne se situe pas, en l’occurrence, à l’intérieur de la Nation ou du Peuple : elle crée la ligne de partage entre ce qui est la Nation, ce qui est le Peuple, et ce qui est le Système.

La Fraction est l’espace autonomisé à l’intérieur duquel nous organiserons le support matériel et mental du Vivant hors du Machinal, et donc la possibilité de la grève générale soutenable, pour une Humanité émancipée du Système.

9. La constitution de la Fraction est nécessaire. Elle est aussi possible, parce que le Système va spontanément y contribuer.

Le Système est actuellement en train d’entamer sa mue. Il abandonne la peau constituée par la Haute Finance au fur et à mesure qu’il secrète sa nouvelle forme : l’hyperclasse mondialisée, en cible totalement intégrée. Il n’est nul besoin, en l’occurrence, de commenter cette mutation. Les idéologues du Système l’ont annoncée et longuement explicitée. On lira, par exemple, les écrits de Jacques Attali.

Comme toute période de mutation, la période qui s’ouvre sera celle d’une crise majeure. Cette crise va provoquer une intensification très sensible des luttes. Elle verra, en particulier, un accroissement de la destruction de valeur par les classes prédatrices, et donc une répression accrue sur les forces productives. L’interdépendance organisée va engendrer un phénomène d’exclusion croissante des acteurs privés de toute indépendance, et cependant incapables de s’inscrire dans les relations systémiques.

Cette accentuation de la violence sociale est une opportunité pour notre démarche. L’exclusion va rejeter hors du Système les individus et les groupes qui viendront peupler la Fraction. En l’occurrence, il suffit de créer le contenant. Le contenu viendra de lui-même, au fur et à mesure que le Système expulsera les forces productives en excès. A l’interdépendance organisée s’opposera une indépendance organique que l’incapacité du Système à inclure va spontanément promouvoir.

En excluant ce qu’il ne peut assimiler, le Système va nous nourrir.

10. Les classes dirigeantes du Système ne seront pas en mesure de prévenir cette tendance. La dynamique d’exclusion est devenue spontanée. Le Système va commencer à buter sur ses limites géopolitiques, écologiques et financières. Sa crise va s’accompagner d’une période de chaos, dont l’ampleur et la date exacte restent inconnues, mais dont la survenue est désormais une certitude.

La mécanique d’exclusion ne prendra pas seulement, à l’avenir, la forme du chômage de masse. Même les salariés seront exclus – par la baisse des salaires réels, par le développement d’une insécurité galopante qui finira par les repousser hors des grandes métropoles, et finalement hors de la ville elle-même.

C’est pourquoi nous devons penser la Base Autonome Durable comme un espace de sécurité – voilà le bien qui, dans l’avenir proche, fera le plus défaut, voilà l’avantage concurrentiel que nous aurons contre le Système. Nous devons construire une économie de la robustesse, contre l’économie du rendement. Une économie physique de production tournée vers la définition de solutions stables et solides, contre l’économie financiarisée à outrance, virtualisée, uniquement préoccupée du profit.

Les hommes nous rejoindront, parce que ce sera leur intérêt. L’ordre naturel des choses parlera en notre faveur.


11. Fondamentalement, notre démarche est appuyée sur une certitude : le Vivant est supérieur au Machinal. C’est une forme d’organisation plus performante.

Les lois de la thermodynamique nous enseignent que l’entropie va croissante dans tout système isolé. Or, le Machinal est par essence un système isolé. S’il doit sans cesse s’étendre pour se maintenir, c’est précisément parce qu’il est isolé. C’est le seul moyen pour lui de contrebalancer le principe d’entropie. C’est aussi sa condamnation : devant s’étendre indéfiniment dans un cadre restreint, il finit obligatoirement par toucher ses limites.

Le Machinal contemporain, issu des révolutions industrielles successives, n’échappera pas à son destin inéluctable. Il finira par s’écrouler. Nous ne savons pas encore si ce sera sur le pic de l’extraction pétrolière ou sur une autre limitation, mais le Machinal s’écroulera. Tôt ou tard.

Par opposition, le Vivant n’est jamais un système isolé. C’est pourquoi il peut échanger avec son environnement, et c’est pourquoi il échappe au principe d’entropie. Par essence, il définit une forme d’organisation supérieure au Machinal. C’est pourquoi sa victoire est inéluctable : à long terme, c’est la vie qui gagne, parce qu’elle se régénère, parce qu’elle obéit, par delà la lutte, par delà le conflit, à l’universelle compulsion connective, loi nourricière de la Création.

Nous vaincrons, si nous restons vivants...

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 18:08
par iron man
OK, message compris.

Ceci étant dit un nouveau fil n'est pas incompatible avec un rangement en règle dans le coin lecture.

Ainsi, tu assouviras mes pulsions psychorigides. ;)

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 19:06
par Stephane
maraboo,

Je n'ai rien a priori contre un nouveau fil sur la Yougoslavie, même si je n'en comprends pas vraiment l'intérêt.
Que la guerre de Yougoslavie ait modelé le rapport de forces géopolitique actuel, c'est une évidence. Mais tout comme la chute du Mur de Berlin, les accords de Yalta, la guerre civile algérienne de 91... Je ne vois pas où est l'actualité brûlante de ces sujets sur un forum essentiellement consacré à l'or et l'argent.

Par contre, une petite fiche du bouquin sur le Coin lecture serait certainement très appréciée.

Concernant l'extrait du manifeste non sourcé que tu as posté ensuite, là je vois mieux le lien avec l'actualité (le meurtre de Clément Méric hier soir).
Même si je n'avais pas connu les auteurs de ce texte, j'aurais reconnu l'origine "tercériste" du texte dès les premières lignes (ou presque).
Tu le trouve "passionnant", je ne dirais pas qu'il soit sans intérêt, mais ce texte est d'abord largement erroné. Je pourrais le démontrer mais ce n'est sans doute pas le lieu ici.
Alors que les medias français se passionnent aujourd'hui pour un simple fait-divers, une banale rixe entre skinheads de droite et de gauche même si elle a débouché sur un assassinat tout à fait condamnable, je ne vois pas pour ma part l'intérêt essentiel de cette information, à part peut-être recyclée sous forme d'une énième campagne de prévention contre l'alcoolisme genre "tu t'es vu quand t'as bu?".

Un "point de détail" a toutefois attiré mon attention : il est tout à fait significatif que cette rixe entre militants d'extrême-droite et "d'extrême gauche officielle" ait eu lieu à l'occasion d'une vente privée d'une marque de vêtements.
On est très loin là de l'anticapitalisme proclamé des uns et des autres, ou même des origines "working class" du mouvement skinhead...

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Jeu 6 Juin 2013 19:33
par iron man
Ouais Maraboo fais nous une fiche lecture.

Fais pas ta pince, hein ! ;)

Re: Il était une fois, La Yougoslavie...

MessagePosté: Ven 7 Juin 2013 09:26
par maraboo666
@ Iron man + Stéphane réunis en coalition! ;)
Je pense effectivement que "l'affaire yougoslave" est la mère des nouvelles guerres néocoloniales du XXIe siècle et, en tant que telle, se trouve directement à la source de "LA MATRICE" dans laquelle nous sommes enfermés depuis la chute du mur de Berlin.
En fait, je voulais attirer l'attention sur le sujet, mais c'est vrai qu'il ne mérite pas de développements excessifs sur ce forum; je ne vois donc aucun inconvénient à l'abandonner à son triste sort... :cry:
En ce qui concerne l'incitation à la lecture, bah je crois que l'essentiel est déjà fait. Après c'est à chacun de comprendre l'importance de cet évènement fondateur en tant que prélude au 11/09...et à ses suites, hélas!
Dernière remarque en réponse à la publication du texte parfaitement identifié par Stéphane:
J'avoue que c'était une allusion aux évènements récents que chacun connaît évidemment pour avoir subi le matraquage médiatique habituel. (Hier, Plus de 6 références "AFP" dans leurs 25 dernières dépêches=pas mal!)
Le propos n'était évidemment pas de "justifier" une rixe somme toute banale, ayant gravement dégénéré, même si d'habitude ça passe plutôt inapercu dans les tréfonds obscurs des banlieues de la ripoublique...
Il s'agissait encore moins de soutenir la "sous-culture mercantile anglo-saxonne" commune à tel ou tel groupe de skins ou d'"antifas",
militants d'extrême-droite et "d'extrême gauche officielle"

Et j'ai partculierement apprécié le dernier adjectif très honnête dans le commentaire de Stéphane.
Mais on est en droit de s'interroger sur la surexposition de cette affaire dans un contexte d'exacerbation délibérée des tensions, de criminalisation de la dissidence en général, et de l'antisionisme en particulier.
Notez que même MLP a été aussitôt mise sur le gril au micro d'europe 1...
Sur le fond, le texte sur la G5G me semble très pertinent, même si je ne souscris pas à la totalité de "la réécriture de l'histoire du XXe siècle" qui est proposée, en particulier au rôle attribué à L'ex-URSS et encore moins à celui de Staline!
(Entre autres...)
Stéphane a identifié un des auteurs( S.Ayoub)...mais il faut savoir qu'il a travaillé sur le texte avec un certain "Thibault" (lui-même en provenance des milieux dits d'extrême-gauche libertaire) et que le coordonnateur du projet, surtout pour sa partie économique et géopolitique n'est autre que Michel Drac qui s'est déja longuement expliqué sur ce choix un peu paradoxal dans plusieurs vidéos disponibles sur Youtube...
Voila. On peut passer à autre chose et retrouver une activité plus orthodoxe, si j'ose dire... :arrow: