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L'OR, ça pousse pas dans les arbres? Bah, si.

MessagePosté: Ven 25 Oct 2013 08:08
par maraboo666
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L’eucalyptus : cet arbre australien aux feuilles d'or

En Australie, certains eucalyptus ont des feuilles particulièrement riches en or. L’explication est simple : ils grandissent probablement au-dessus d’un gisement de ce précieux métal, que leurs racines atteignent. Voici une information qui devrait intéresser les exploitants miniers, ceux-là même qui ont de plus en plus de mal à localiser de nouvelles ressources ces dernières années.

Le 24/10/2013 à 09:35 - Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

L’or est depuis des millénaires convoité par l’Homme, mais les faits sont là, de moins en moins de gisements sont découverts (-45 % au cours de ces dix dernières années). Cette constatation ne signifie pas pour autant que les stocks se tarissent. Ils sont peut-être simplement devenus moins accessibles qu’auparavant. Ainsi, il devient important de développer de nouvelles techniques d’exploration minière aisément utilisables sur le terrain. Bien évidemment, l’idéal serait qu’elles soient peu coûteuses et respectueuses de l’environnement.

Une nouvelle piste qui répond à ces attentes vient d’être ouverte par des chercheurs du CSIRO Earth Science and Resource Engineering division de Kensington (Australie). Leurs travaux n’ont pas porté sur des techniques de forage ou de prospection par ondes sismiques, mais bien sur de simples analyses chimiques de feuilles d’eucalyptus. Certes, l’argent ne pousse pas dans les arbres, mais pour ce qui est de l’or…


Quarante fois plus d’or dans un arbre surplombant un gisement

Depuis plusieurs années, il est suspecté que les arbres, ainsi que d’autres végétaux, peuvent puiser de l’or dans les sous-sols, et que celui-ci est finalement stocké dans les feuilles. De fait, plusieurs études ont rapporté des découvertes d’importantes concentrations d’or à la surface d’appendices foliaires, mais elles n’ont pas été en mesure d’exclure une contamination éolienne. C’est pourquoi l’article copublié par Melvyn Lintern dans la revue Nature Communications diffère des autres.

Les chercheurs ont basé leurs travaux sur des observations de terrain couplées à des expériences menées en laboratoire. Ils se sont ainsi rendus sur un site (Freddo) abritant un gisement d’or de la taille d’un terrain de football à 30 m de profondeur, dans l’ouest de l’Australie. Des feuilles ont alors été prélevées sur un eucalyptus de plus de 10 m de haut situé à l’aplomb de la ressource convoitée (mais non exploitée), ainsi que sur un arbre de la même espèce situé à 200 m de là.

Naturellement, les feuilles d’eucalyptus contiennent, comme celles prélevées à 200 m de Freddo, moins de 2 parties par milliard (ppb) d’or en leur sein. Or, les structures végétales de l’arbre situé au-dessus du gisement en contenaient jusqu’à 80 ppb, d’après les analyses chimiques et aux rayons X menées par les chercheurs. D’autres exemples de ce type ont été relevés par la même équipe en Australie, par exemple à Barns. Attention, il n’y a pas de quoi exploiter les arbres pour accumuler de l’or. La plus grosse particule d'or trouvée ne fait que 8 µm de large.

L’or à portée de racines

Pour vérifier que le précieux métal provenait bien du sous-sol, une expérience a été conduite sous serre. Des végétaux ont été mis en culture dans un même environnement aérien, mais seuls certains d’entre eux ont été arrosés avec un liquide enrichi en or. Or, une partie de cet élément s’est retrouvé dans leurs feuilles. Les autres plants n’en contenaient pas. CQFD !

Ainsi, plutôt que d’avoir recours à de coûteux forages, d’un point de vue économique ou environnemental, les exploitants miniers pourraient tout simplement localiser des gisements d’or en prélevant des feuilles lors de voyages, puis en les analysant en laboratoire. Bien sûr, la méthode ne fonctionne qu’à une seule condition : que l’or soit situé à des profondeurs atteintes par les racines des végétaux. Dans le cas des eucalyptus vivant en région aride, elle serait donc opérante jusqu’à 40 m de profondeur.

Re: L'OR, ça pousse pas dans les arbres? Bah, si.

MessagePosté: Ven 25 Oct 2013 17:28
par Wulmo
C'est un article très intéressant que nous fait partager ici. Comme quoi le monde végétal est étonnant.
Il n'y a pas que l'or que les plantes puisent dans le sous-sol. Certaines plantes absorbent le fer, d'autres le nickel, le zinc, le cadmium.

Grâce à ces propriétés, on peut utiliser des plantes afin de dépolluer les sols (phytomining), l'air, l'eau.

Par exemple, plusieurs espèces accumulatrices ont été utilisée pour réduire les teneurs en nickels du sol albanais. En brulant les plantes séchées, on a pu extraire 69kg de nickel par hectare ! (source : "Cessons du tuer la terre pour nourrir l'homme" - Jean-Marie Pelt.)

En fin de compte, le monde végétal est le plus grand trésor du monde.

Re: L'OR, ça pousse pas dans les arbres? Bah, si.

MessagePosté: Sam 26 Oct 2013 10:18
par Monsieur_Cheval
Merci du partage Maraboo, très intéressant.

Re: L'OR, ça pousse pas dans les arbres? Bah, si.

MessagePosté: Mar 1 Avr 2014 12:49
par Stephane
Toujours en Australie, voici des chercheuses d'or d'un nouveau genre.

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Des chercheurs australiens ont découvert que les fourmilières et termitières peuvent incorporer dans leur structure des particules d’or. De précieux indices de la présence, sous ces nids d’insectes, de gisements souterrains du métal jaune.

Après les cochons chercheurs de truffe, voici les termites chercheuses d'or ! Des scientifiques du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) ont en effet révélé une découverte tout à fait étonnante au sujet des nids de ces petits insectes. Sur un site aurifère d'Australie occidentale, ils ont constaté que les monticules construits par les termites contenaient des concentrations élevées d'or.

En étudiant les insectes, ils ont alors compris que ces bâtisseurs avaient en fait ramené en surface les précieuses particules, indiquant ainsi la présence, au-dessous de ces monticules, de dépôts plus importants. "Nous utilisons des insectes pour aider à trouver de nouveaux gisements aurifères et d'autres minéraux. Ces ressources sont de plus en plus difficiles à trouver, car une grande partie du paysage australien est couverte par une couche de matière érodée qui masque ce qu’il y a plus profondément sous terre", a expliqué le Dr Aaron Stewart , entomologiste au CSIRO.

"Notre récente recherche a montré que les petites fourmilières et termitières, qui peuvent ne pas [affleurer de] beaucoup à la surface, sont tout aussi valables dans la recherche de l'or que les grands monticules africains de plusieurs mètres de hauteur", a t-il ajouté.

Des insectes qui ont aussi du métal dans leur corps

Selon ce spécialiste et ses collègues, les insectes pourraient donc représenter une nouvelle manière plus rentable et plus protectrice de l'environnement, de rechercher de nouveaux dépôts minéraux, évitant ainsi d'avoir recours à la méthode traditionnelle coûteuse et qui passe parfois par des forages inexacts. Mais ce n'est pas tout ce qu'ont découvert les scientifiques au cours de leur étude publiée notamment sur PLoS ONE. "Nous avons [également] constaté que les métaux s'accumulent dans les systèmes excréteurs des termites", a précisé le Dr Stewart.

"Bien que les insectes ne puissent pas concentrer les métaux dans leur corps, ils débarrassent activement celui-ci des métaux excédentaires. Ce processus se manifeste par de petites pierres, un peu comme des calculs rénaux chez l’Homme. Cette constatation est importante parce que ces excrétions sont une force motrice dans la redistribution des métaux près de la surface", a-t-il encore expliqué.

Source: http://www.maxisciences.com/termite/les ... 27938.html