maraboo666 a écrit:Maintien du "plafond" à l'identique. Certains états de L'UE (La France?) auraient exercé une pression pour éviter le Grexit quasi-immédiat. Y-at-il eu une tractation directe entre Tsipras et Draghi?
Apparemment, c'est surtout la pression du FMI pour maintenir ouvert l'ELA au moins une semaine de plus qui aurait été efficace.
On Saturday, amid intense discussions between Greece and its creditors, officials representing the I.M.F., to which Greece owes €1.6 billion on Tuesday, were trying to persuade European leaders and Mr. Draghi to keep the bank emergency assistance flowing.
http://www.nytimes.com/2015/06/29/busin ... .html?_r=1maraboo666 a écrit:Toujours est-il qu'aux dernières nouvelles, le gouvernement grec s'orientait vèrs un contrôle des capitaux et peut-être(?) une fermeture des banques dès Lundi matin.
De quoi se rendre de plus en plus "populaire" dans son pays...
On en saura sans doute plus ce soir à l'issue du Conseil des ministres extraordinaire.
Décréter la fermeture des banques et le contrôle des capitaux ne va sans doute pas aider à la popularité de Tsipras, qui n'a que quelques jours pour réussir son pari en cas de maintien du referendum (contre lequel la "Troïka de l'intérieur" commence à mobiliser).
Mais on est quand même dans une situation différente de ce qui s'est passé à Chypre où les contrôles de capitaux avaient été la condition d'un bailout bancaire coorganisé par l'Eurogroupe et les autorités chypriotes.
Là, en Grèce, le contrôle des capitaux est la condition technique d'un possible Grexit auquel le résultat du réferendum donnerait à Tsipras une légitimité politique qu'il n'avait pas jusqu'à présent.
Si le "jeu" de Tsipras est réellement celui-là (et on ne peut que le souhaiter, faute de pouvoir deviner ses intentions), alors son intérêt est de maintenir ouverts les guichets le plus longtemps possible et d'inciter même les grecs à retirer graduellement leurs économies. Ce qui s'est passé ces derniers jours avec un bank run en Grèce étonnament "cool" était peut-être une volonté délibérée d'un gouvernement se préparant à un Grexit.
Les petits épargnants seront gagnants en cas de dévaluation de la drachme, grâce à ces euros de papier qu'ils auront pu récupérer graduellement jusqu'au dernier moment via de simples distributeurs. Au contraire de ce qui s'est passé à Chypre, où seuls les oligarques ont pu retirer leur fric via des guichets ouverts pour eux à Londres.
Si les banques grecques tombent pour cause de bankrun, certes la popularité de Tsipras peut en pâtir à un moment critique pour lui, mais c'est en même temps une occasion de nationaliser les banques et donc de disposer de tous les leviers préparant à une sortie de l'Euro.
Je me demande donc si ce n'est pas à Berlin, Frankfort et Washington que l'on a le plus de raisons de craindre les conséquences du bank run grec en ce moment...