Comme Etienne Chouard chez Taddéï il y a quelques jours, Asselineau a été nul chez Ruquier. Sur la forme bien sûr, mon avis sur le fond vous le connaissez déjà. Donc il n’a cessé de bafouiller, d’être sur la défensive (au lieu de l’offensive qui permet de gagner), il a employé des termes que 0,1% de Français sont en mesure de comprendre (en latin notamment), il s’est énervé au lieu d’être calme, il a perdu ses moyens, sa voix est passée d’un extrême à l’autre (ce qui a d’ailleurs permis à un musicien de l’humilier en lui prédisant un avenir de chanteur d’opéra), il n’a pas su se mettre dans la poche les célébrités du plateau comme Sardou (il se l’est même mis à dos), etc...
Bref, Asselineau, très à l’aise en conférence de 3, 4 ou 5 heures, à s’écouter parler, déteste les débats, et déteste être contredit. Il n’en a pas l’habitude, c’est un petit chef, donc quand on le contredit il perd ses moyens car il ne s’est pas entraîné à ce passage média qu’il appelle pourtant de ses vœux depuis des années. Il avait le temps de se faire coacher, il ne l’a pas fait. Bizarrement, il était bien meilleur chez Taddéï, mais là il a perdu ses moyens, et il a fait fuir n’importe quel Français, là où Le Pen (Jean-Marie) avait su profiter de l’Heure de vérité comme d’une rampe de lancement. Il ne suffit pas de passer dans les médias pour être élu, contrairement à ce qu’il dit. C’est une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. Dupont-Aignan passe de plus en plus dans les médias et sa cote de popularité reste au plus bas, par exemple.
Conclusion:
Asselineau jouait gros en passant chez Ruquier : soit il faisait une superbe prestation, et pouvait doubler en un soir le nombre de ses militants, patiemment cumulés depuis 7 ans. Soit il ratait son passage et se privait de sa carte majeure jusqu’à présent, à savoir l’image d’un censuré du système, ce qu’il était très clairement. Comme il a raté son passage, il ne bénéficiera pas d’un afflux de militants, et il vient de perdre sa carte majeure en terme de communication. Bref, ce qui devait être le climax d’Asselineau sera sans doute le début de son déclin, paradoxalement.
Mon opinion personnelle de sympathisant est qu'Asselineau (c'est bien de lui qu'il s'agit...) doit absolument accepter la contradiction et le débat interne dans un 1er temps.
Je ne parle pas des "journalopes" de la presse mainstream, mais de la voix de ses propres adhérents!
C'est obligatoire pour que L'UPR échappe à "la vague descendante" sur laquelle il surfe maladroitement en choisissant le FN comme cible prioritaire. Il y va de sa survie politique!
Soral (qui a pris récemment ses distances avec Le "Front" pour ceux qui ne le sauraient pas) avait raison dans son analyse.
Asselineau ne semble pas assez courageux pour étoffer son programme et cela s'explique par le fait que ses adhérents ne sont absolument pas d'accord entre eux sur la suite des évènements au-dela du nécéssaire...et cela ne va pas dans un mouvement qui connaît en effet une dérive sectaire...
A.Caron (qui est malhonnête, mais pas idiot) a bel et bien appuyé là oû ça fait mal pour Papy qui doit se remettre en cause aussi bien sur la forme (le souci essentiel) que sur le fond.
Autrement, il risque de perdre le crédit dont il dispose encore dans le monde "dissident" et se découvrir "fasciste et antisémite" plus vite que son ombre et qu'il ne le pense... car c'est bien le système oligarchique qui décide qui l'est et qui ne l'est pas!


