Merci pour ce partage, Iron Man.
Je connaissais un peu Charles Robin et je me régale à l'idée d'écouter cette émission dès demain, car pour l'heure je n'ai pas le temps.
Un "disciple" de Jean-Claude Michéa vaut assurément d'être entendu sur la problématique fondamentale de la connivence idéologique entre la soit-disant "extrême-gauche" (rien à voir avec la gauche radicale) et le capitalisme néolibéral.
Je ne peux à mon tour que recommander chaudement cette émission et les auteurs qui s'y présentent...
EDIt (20/04, après visionnage) >Il s'agit bien d'une excellente présentation de la pensée de J.C Michéa, même si la généalogie du "libéralisme" que l'auteur fait remonter aux "Lumières" du XVIIIe siècle (Théorie du droit naturel + "Utilitarisme" à la Bentham) me semble un peu courte et imprécise.
Olivier Besancenot, Laurence Parisot: Même combat!Ou, pour le dire autrement, comment le libéralisme politique (société de consommation, extension infinie des droits naturels des individus etc...) conduit
inévitablement à la main invisible d'A.Smith et sa fameuse loi du marché comme seul instrument de régulation restant qui, en privilégiant les intérêts individuels de chacun, conduirait au progès économique et social de tous...
Tout est dit et démontré avec les arguments de mon ex-collègue de Montpellier.
J'ai été d'autant plus sensible à la logique de C.Robin que je viens finalement du même lieu politique que lui et que j'ai, peu ou prou, accompli le même cheminement.
Il est remarquable de constater qu'un élève de Pierre Hillard tel qu'Adrien Abauzit arrive exactement aux mêmes conclusions sur ce qui est bien décrit comme un "totalitarisme de marché" en partant du bord opposé, c'est à dire de ce qu'on appelle habituellement la "droite conservatrice".
Cet entretien agréable constitue un discours qui ne bouleversera pas les habitués de Michéa ou même de F.Lordon, et qui donnera envie d'en savoir plus et de lire ces auteurs considérés comme "inclassables" pour les autres.
A enregistrer et conserver dans sa vidéothèque comme une excellente synthèse.
Mais ne pas oublier (Seven/One) qu'on est sans doute en train entrainés dans un virage par lequel le " contrôle sécuritaire" généralisé remplacerait progressivement le "libertarisme" comme mode principal d'exercice de la domination capitaliste dans les sociétés occidentales, au fur et à mesure que ses contradictions (empêchement des conditions de sa propre reproduction) précipitent sa fin.
N'oublions pas l'une des conclusions de la dernière conférence de Michel Drac:
Au bout du chemin, la porte de sortie du cheminement austéritaire lié aux conditions financières et monétaires du fonctionnement de L'UE: C'EST LE FASCISME...