Syriza cernéeLe billet de Lordon aujourd'hui (8/2/2015) sur le site de Berruyer.
http://www.les-crises.fr/syriza-cernee-par-frederic-lordon/Pour ceux dont le coeur balance à propos de l'action du nouveau gouvernement grec, voici quelques passages-clés que vous retrouverez dans l'article, qui vous permettront de vous compter dans le camp des "Syriza-béats" ou des "Syriza-sceptiques"...
1)
Ce qu’aucun article des traités européens ne permet juridiquement – mettre à la porte un Etat-membre – c’est la BCE, hors de toute procédure, par une opération entièrement discrétionnaire sans aucun contrôle démocratique, qui le peut
F.Lordon 1 > F.Asselineau 0
2)
Car Tsipras a beau en avoir considérablement rabattu, et renoncé aux annulations d’une dette pourtant insoutenable (...)
Asselineau 1 > groupe des "Syrizafans" 0
3)
(...) Si bien que ce que, par paresse intellectuelle, on nomme « la dette grecque » n’est en fait pasla dette des Grecs : l’explosion des déficits et l’effondrement de la croissance à partir de 2010 sont moins le produit de l’incurie grecque que d’un assassinat de politique économique administré par l’Union en guise de « sauvetage ». De sorte que lorsque les Etats-membres prêtent pour tenir la Grèce à flot, c’est en bonne partie pour écoper le naufrage qu’ils ont eux-mêmes causé
F.Lordon, Asselineau, Sapir, Berruyer and Cie 1 > Ordolibéraux, usuriers, Attali+ Economistes employés de banques 0
4)
Ce sont des salauds. Et ils sont partout. Reuters a rendu publique la teneur d’un rapport allemand préparé en vue de la réunion des ministres des finances du 5 février1 : c’est non sur toute la ligne. Non et rien, les deux mots de la démocratie-européenne-selon-les-traités. Croit-on que l’Allemagne soit seule en cause dans cette ligne de fer ? Nullement – ils sont partout. Ni l’Espagne, ni l’Irlande, ni – honte suprême – la France « socialiste » ne viendront en aide à Syriza. Et pour une raison très simple : aucun d’entre eux n’a le moindre intérêt à ce qu’une expérience alternative puisse seulement se tenir : dame ! c’est qu’elle pourrait réussir ! Et de quoi alors auraient l’air tous ces messieurs d’avoir imposé en pure perte à leurs populations un traitement destructeur ? De ce qu’ils sont. Des imbéciles, en plus d’être des salauds.
Analystes éduqués (comme dirait notre "ami" canadien Moneymaker edge) 1 > Imbéciles, salopards ou les 2 ensembles 0
5)
On n’aimerait pas être à la place de Tsipras et de ses ministres : seuls et abandonnés de tous. Mais l’Union européenne se rend-elle bien compte de ce qu’elle est en train de faire ? Il y avait de sérieuses raisons de penser qu’une combinaison minimale de dureté en coulisse et d’amabilité en façade permettrait un faux compromis qui aurait vu de facto Syriza plier sur toute la ligne ou presque – à quelques concessions-babioles dûment montées en épingle. Entre le désir de rester dans l’eurozone, les effets inertiels du recentrage de campagne, le découplage des institutions politiques qui protège un moment les gouvernants, il était probable que Tsipras aurait choisi un mauvais compromis qui gagne du temps et, laisse l’espoir (qui fait vivre) d’une possible amélioration future.
Le plus grave.
Frédéric s'apitoye sur le sort de Tsipras et son dilemme soit-disant Cornélien. Pire, il anticipe "le passage sous la table" plutôt que son renversement...
Serait-on condamné pour l'éternité à "tailler les pipes" aux Euro-dictateurs?
NON. Il suffit de lire en détails le programme de L'UPR!
F.Asselineau 1 > reste du monde "progressiste", même "éconoclaste" O
6)
Si jamais on en venait à ce point critique, les événements connaitraient un de ces emballements qui font l’histoire. Car tout devrait aller très vite : séparation immédiate de la Banque centrale grecque du Système européen des banques centrales (SEBC), répudiation complète de la dette, instauration d’un contrôle des capitaux, nationalisation-réquisition des banques. Dans une interview à laquelle on n’a probablement pas assez prêté attention, Yanis Varoufakis lâche une phrase qui vaut son pesant de signification : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité » (( « Nous sommes prêtes à mener une vie austère », Le Monde, 25 janvier 2015 )
F Lordon semble corriger le tir précédent ouvrant une lucarne d'espoir dans le plafond de la caverne des ombres...
Mais renverser la table, c’est possiblement, par enchaînements successifs, entrer en confrontation directe avec le capital, et l’on sait de quelle manière les « démocraties » ont historiquement accoutumé de traiter ce genre de désaccord…
Ou F.Lordon dans son défaitisme "révolutionnaire" rejoint la pensée conservatrice et lucide d'un Michel Drac..
Verrons nous bientôt un "remake de Z" ou un "Euromaîdan "spontané" éclore à Athènes? OMFG!
Qu'espère Lordon? A quoi s'attend-il? La prudence reste de mise, mais on comprend qu'il n'accablera
jamais ses
protégés en les traitant de "parti-Leurre" comme il ne se gêne pas de le faire (avec raison peut-être?) pour le FN français!
EGALITE POUR CHAQUE CAMP. 2 SETS PARTOUT. BALLE DE MATCH? Le suspense devient insoutenable...
Guy Debord tenait que, dans la société du spectacle, « le vrai est un moment du faux ».
Je confirme que le Marxien F.Cousin est d'accord.
PS > Qui s’imagine que les « socio-démocrates » vont aider la Grèce ! Non mais allo quoi !
Les alliés récurrents et serviles des rentiers, feront TOUT pour mettre la Grèce au pas, par la négociation, par la menace, par la lâcheté ou par la force s’il le faut.
Dans ce contexte, oui les grecs vont devoir mener au minimum « une vie austère », au pire une vie sous les coups...
Lordon est lucide finalement, il estme qu'il va bien y avoir une « preuve par Syriza ». Mais la preuve de quoi ?