TRES DECU!Je donne ma 1ere impression, brut de décoffrage, après le visionnage du 1er tiers de la "conférence Mélenchon".
Je la donne maintenant parce-que je ne suis pas certain d'aller plus loin.
Il me reste "la petite dernière de Sapir", la fin de l'entretien d'Asselineau , la conférence de Michel Drac, l'entretien de Mars du "Cercle Aristote" avec P-Y-Rougeyron, j'en passe et de bien meilleures que cette "allocution ISEGORIA"...
Les 40 premières minutes n' apportent RIEN. C'est grandiloquant, émouvant, brillant même si on veut...avec ce soupçon de charisme qui manque encore au dirigeant UPR, mais STERILE.
Des généralités socio-écologiques sur le monde, sur l'être humain et ce qui le met en mouvement le cas échéant.
Rien de bien "Marxien", de marxiste (hormis l'allusion au matérialisme historique) ou simplement de radical là-dedans et je rejoins, à 100% cette fois-ci, la critique Asselinienne de Mélenchon.
Le clivage droite/gauche n'étant qu'une distinction géographique,
il est totalement vain de vouloir faire coïncider le recherche de l' intérêt général avec la notion de "République" dont il se gargarise , (associée sans doute à la fausse démoctatie dite "représentative"!)
Je dirais même que, comme l'égalité et la liberté du drapeau français, on s'aperçoit assez vite que justement, ça ne tient pas ensemble sauf à y rajouter la "fraternité" (maçonnique?) et patatras: Tout s'écroule!
La recherche du bien commun devrait effectivement être le but politique ultime, à condition qu'il soit commun au PEUPLE tel que défini par Sapir et par Etienne Chouard réunis.
Ces deux-là en connaissent un bout sur la "cause manquante" qui précisément l'empêche d'advenir!
C'est que cette cause (souveraineté+laîcité bien comprise+démocratie pour Sapir, constituants tirés au sort pour Chouard) ne peut être efficiente que dans le cadre d'une société sans classes...D'ou leur désir légitime de mettre en place un front de libération au-delà des clivages géographiques (nés des "lumières" et de la Révolution capitaliste de 1789), ethniques et religieux qui font le lit du choc des civilisations, première stratégie de nos maîtres mondialistes, avec son corollaire: "le diviser pour régner".
Après, Mélenchon étale de façon infinie "son" analyse des fondements de la légitimité du pouvoir qui ne sont qu' une pâle reprise des "PROPOS" du philosophe Alain (très pertinents, en effet) sur ce même sujet.
Le plus intéressant dans ce 1er tiers du monologue Mélenchon, C'EST CE QU'IL NE DIT PAS.
RIEN sur l'évolution de la lutte des classes en système néolibéral mondialisé, ni sur la société du spectacle marchand!
RIEN sur le concept de "frontière" (cf. régis Debray) et le protectionnisme comme seuls moyens d'assurer précisément l'échange équitable entre nations souveraines que Marx conceptualisait comme "Internationalisme prolétarien".
Ce serait probablement trop dangereux, tant pour l'immigrationnisme forcené et destructeur que soutient Mélenchon, que pour les "réformes sociétales" qu'il promeut au nom de la République...du Progrès...du BIEN COMMUN et de celui de Pierre Bergé réunis en une seule masse!
SOROS, connaît pas? SOIT.
Il n'empêche... On croirait l'entendre, lui ou son comparse Attali en France, défendre le libre-échange par compassion feinte pour les "pauvres":
"Mais monsieur, alors les chinois, les indonésiens...n'ont pas le droit de se développer"?
ET BIEN SÛR : RIEN sur L'UE, L'OTAN ni même sur L'EURO!
(Si par hasard, c'est abordé dans les deux tiers suivants de la conférence... merci de me prévenir et je poursuivrai le visionnage, mais ça n'en prend pas la direction >>Je me trompe?)
LE TOUR DE FORCE: on se contente de ratiociner sur le fait que nous vivons une situation radicalement nouvelle qui n'est pas une "crise", mais une "bifurcation" et que personne n'a jamais (en 2500 d'histoire, révolution néolithique comprise?) été confronté à LA CHOSE!
Un peu fort de café comme celui qu'il faut pour écouter tout ça...
