Mon post précédent n'était pas une boutade. Syriza a bel et bien capitulé en rase campagne allemande.
F.A avait raison sur toute la ligne et Jacques Sapir va découvrir un "nouveau" Syriza, copié/collé du FdG français, à moins que ce ne soit l'inverse...
Après l'accord "arraché" (le terme novlangue à la mode) à L'Eurogroupe hier soir,
LE CONSTAT EST ACCABLANT.Voici le lien vèrs le texte de l'accord (assez court)>
http://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2015/02/150220-eurogroup-statement-greece/Que dit cet accord ? - La tutelle de la Troika est maintenue sous un autre nom (!). L'extension provisoire (pour 4 mois) du programme « d'aide » est toujours conditionnée à l'appréciation de l'UE et des institutions internationales, qui donneront leur appréciation et pourront stopper le programme à tout moment. Dès lundi, le gouvernement devra présenter ses mesures pour que les fonds soient débloqués.
- Le gouvernement grec renonce à toute mesure unilatérale qui aurait un impact budgétaire négatif. Le mémorandum n'est donc pas mort, il est maintenu intégralement, et Tsipras doit avoir le feu vert de la Troika pour revenir sur la moindre mesure du memorandum.
- Le gouvernement s'engage à rembourser intégralement et dans les délais impartis toute la dette que l'Etat grec doit à ses créanciers (« The Greek authorities reiterate their unequivocal commitment to honour their financial obligations to all their creditors fully and timely »)
Cet accord est donc une trahison des engagements de Tsipras. L'enjeu sera désormais d'avoir la mobilisation la plus grande possible en Grèce contre cet accord, pour forcer les députés à le rejeter et d'espérer un soulèvement général de la population.
L'Europe s'est engagée vendredi à prolonger le financement de la Grèce de quatre mois, évitant un risque de sortie de l'euro, mais sous de strictes conditions soumises à examen dès la semaine prochaine. "Quatre mois, c'est le délai approprié en terme de financement et compte tenu des défis à relever", a estimé Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, lors d'une conférence de presse.
Le compromis a été trouvé au prix de nombreux engagements grecs, au terme d'une réunion "laborieuse", la troisième en moins de dix jours pour les 19 ministres de la zone euro.
Athènes doit présenter d'ici lundi soir une liste de réformes qui devra être approuvée par ses créanciers, désormais désignés sous le terme d'"institutions" (UE, BCE et FMI), les Grecs ne voulant plus entendre parler de la "troïka".
Les électeurs grecs de Syriza apprécieront (ou pas?) l'humour de leurs nouveaux dirigeants, à défaut de leur courage politique!

Athènes a dû se résoudre à rester sous haute supervision de ses créanciers (...)
En plus ils se font chambrer, HUMILIER par les allemands dont la ligne s'impose en force. Celle qui est "HAÎSSABLE" selon Jacques Sapir...
Wolfgang Schäuble Se paye même carrément la tête de Varoufakis en piquant une ultime banderille dans le cou du "théoricien des jeux" qui a perdu sa partie:
"Être au gouvernement, c'est un rendez-vous avec la réalité. Assez fréquemment, ce n'est pas aussi beau que dans un rêve",
La messe est dite et le réveil de certains analystes français doit être difficile, ce matin!
Ils vont pouvoir remballer leurs brillants articles sur L'ESPOIR, LA SOUVERAINETE etc... parce-que la politique, c'est autre chose que la rationalité économique.
Bienvenue dans le monde réel qui n'est pas celui des bisounours!
Pour moi, le match est joué , même si certains vont dire: "C'est rien, c'est pas fini...4 mois...c'est une astuce du "gouvernement grec" et à la fin des fins (Juillet?) On va voir ce qu'on va voir...bla...bla...bla!
DESOLE, ON A DEJA VU! La Grèce tenait absolument à tourner la page de l'austérité. Mais l'Allemagne, plus que jamais garante de l'orthodoxie budgétaire en Europe, exigeait que le pays poursuive l'assainissement de ses finances publiques et les réformes structurelles auxquelles elle a été contrainte en échange de 240 milliards d'euros de prêts depuis 2010.
Et le ministre Grec de conclure piteusement:
C'est le début d'une nouvelle phase sans mémorandum", qui imposait une austérité de fer depuis 2010, s'est félicité le ministre. "Nous nous sommes engagés à écrire notre propre script". "La Grèce laisse le mémorandum derrière elle (sic) et devient coauteur des réformes et de sa destinée", a insisté M. Varoufakis.
Et malgré tout cela, J.Sapir, décidément incorrigible y croit (ou feint d'y croire) encore. Dernier twitt:
8 h >
La Grèce et l'Allemagne ont décidé de freiner en même temps, et de remettre l'affrontement au mois de juin
#Chicken @yanisvaroufakis
Tous les encadrés (à l'exception du dernier) sont des extraits officiels Boursorama/AFP.
Je suis très triste de ce résutat, mais il était logique et prévisible finalement.
Rendez-vous dans 3/4 mois pour la suite du feuilleton grec dont la fin est déjà écrite.
Suite au QE/Draghi, le CAC 40 bientôt à 6500/7000 points, comme prévu par les fractales!
FRANCOIS ASSELINEAU 1 Vs RESTE DU MONDE 0PS> Pour vous réconforter, une petite vidéo d'un vrai opposant (Diego Fusaro) intitulée sobrement:
L'Union Européenne, stade suprême du néolibéralisme;https://www.youtube.com/watch?v=HKbVO4cEINU