L'ennemi impérialiste soutenu par les pétromonarchies Islamo-sionistes du golfe ne renonce jamais:
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L’État islamique s’est entièrement emparé de Palmyre ce jeudi. Hadrien Desuin, dénonce l’inaction de la coalition qui préfère sacrifier la cité antique plutôt que d’apporter son concours à Bachar al-Assad.
Ancien élève de l’École spéciale militaire de St-Cyr puis de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d’un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d’Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l’Égypte, réalisé au Centre d’Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd’hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l’actualité de la diplomatie française dans le monde.
Le 13 mai, l’offensive de l’État islamique débutait à Palmyre, carrefour névralgique du désert syrien et vestige antique d’une civilisation bel et bien disparue. Deux grosses larmes de crocodiles ont coulé sur les joues de Laurent Fabius et François Hollande. Une semaine plus tard, une contre-offensive djihadiste fait reculer l’armée syrienne fidèle à Bachar Al-Assad. Laquelle doit céder à nouveau le nord de la ville après l’avoir repris quelques heures. Les combats continuent, pourtant la coalition anti-Daesh emmenée par les occidentaux détourne pudiquement le regard.
Les combats continuent, pourtant la coalition anti-Daesh emmenée par les occidentaux détourne pudiquement le regard.
Elle continue de bombarder avec succès les positions djihadistes face aux kurdes, hier à Kobané et aujourd’hui à Hassaké, mais Palmyre l’indiffère. Quelques raids aériens bien guidés auraient pu stopper net les colonnes du Djihad. Mais parce que ce sont des alaouites qui résistent à la barbarie, rien ne sera fait.
L’indignation de la communauté internationale est unanime, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova s’active pour sauver Palmyre. Jack Lang, président de l’institut du monde arabe, a pris les accents des soldats de l’an II sur Europe 1: «il faut massacrer ces massacreurs et sauver Palmyre!» Décidément ses camarades font peu de cas de nos racines gréco-latines. La culture n’a pas d’importance quand les «méchants» la défendent. Comme si l’Occident ne parvenait pas à sortir de son manichéisme pour prendre la moins mauvaise des solutions.
Cette indignation stérile s’explique aisément: la bataille de Palmyre remet en cause le dogme de l’alliance tacite entre Bachar et l’EI. C’est le conte que rabâche depuis quatre ans les chantres de «l’opposition syrienne»: Bachar et l’EI sont alliés, ils sont les deux têtes d’un même hydre bicéphale. Tandis que des combats opposent depuis des années les troupes loyalistes aux soldats du califat à Der Ez Zor, à Damas et ailleurs; tout est fait pour minimiser sinon effacer la part que prend l’armée loyaliste dans la lutte contre Daesh.
Cette indignation stérile s’explique aisément: la bataille de Palmyre remet en cause le dogme de l’alliance tacite entre Bachar et l’EI.
Une fable qui cède le plus souvent à la facilité complotiste: l’EI est une créature de Bachar Al-Assad. Conclusion imparable des derniers rêveurs du printemps arabe: pour vaincre Daesh, il faut renverser Bachar. Et si, après Palmyre, c’était l’État islamique qui renversait Bachar, le maître de Damas serait-il encore coupable?
Parce qu’on préfère sacrifier un pan entier de notre civilisation plutôt que de donner une victoire à Bachar, rien ne sera fait pour sauver Palmyre.
Soucieuse de se montrer réactive, la diplomatie française se hâte lentement. Elle a décidé de prendre une initiative bien de chez nous; Ses partenaires internationaux, dont John Kerry, sont invités le 2 juin à Paris, pour une réunion. Mais que sera Palmyre dans douze jours? Il suffit d’un ordre pour modifier la trajectoire de nos aéronefs qui bombardent l’EI de l’autre côté de la frontière syrienne. On voudrait enterrer Palmyre discrètement qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Dans une quinzaine de jours, quand nos diplomates se réuniront au quai d’Orsay, les ruines fumantes de la ville porteront d’autres stigmates que celles du temps, celles de la furie et de l’indifférence des hommes, celles des duels d’artillerie. Une deuxième fois, et quelque soit le vainqueur, Palmyre sera détruite.


L’Iranien Qassem Suleimani n’est pas un plaisantin. Celui qui dirige la force Al-Qods (Jérusalem), l’unité d’élite de la Garde révolutionnaire iranienne, est sans doute, à l’heure qu’il est, l’homme le plus puissant dans le double conflit qui embrase l’Irak et la Syrie. Lorsque Suleimani promet une «surprise», comme il l’a fait cette semaine, chacun est en droit de trembler.
Voilà des mois maintenant que Qassem Suleimani, qui a les galons de major général, le plus haut grade de l’armée iranienne, s’affiche sans gêne en chef de guerre en Irak, face à l’organisation Etat islamique (Daech) et qu’il coordonne les forces iraniennes qui soutiennent le régime de Bachar el-Assad en Syrie. Ces derniers jours, pourtant, sa visite dans le nord de la Syrie devait officiellement rester «secrète», avant qu’elle ne soit détaillée par des journaux… proches du régime iranien.
Suleimani s’est rendu dans la région de Lattaquié, en plein cœur du «pays alaouite», la confession du président syrien, là où se trouve une partie des principaux soutiens du maître de Damas. Or, des environs de Lattaquié, on pourrait presque apercevoir la présence des rebelles syriens, distants désormais de quelques dizaines de kilomètres, après qu’ils ont multiplié les succès militaires sur le terrain.
La «surprise» promise par Suleimani? Elle semble claire. D’autres composantes du pouvoir iranien, et notamment un puissant groupe appelé Ansar e-Hezbollah, prônent dans le même temps l’envoi de 50 000 hommes armés afin de contrer l’avancée des rebelles sunnites, menés par le Front Al-Nosra et solidement épaulés par l’Arabie saoudite et le Qatar.
L’Iran est de plus en plus ouvertement présent aux côtés de l’armée syrienne, loyale au régime de Bachar el-Assad. A tel point que, malgré des frictions, c’est en réalité Téhéran qui semble disposer en grande partie de l’avenir du régime alaouite syrien.
Si ces conjectures sont fondées, l’Iran s’apprêterait donc à «verrouiller» le pays alaouite et, plus important encore, à garantir la connexion entre cette côte syrienne alaouite et la capitale Damas, à présent menacée par les rebelles djihadistes. Le cauchemar de Bachar el-Assad? L’éventuelle prise par Al-Nosra de l’aéroport de la capitale, qui reviendrait à tenir assiégée la ville.
Dans son combat contre la progression de la rébellion, le régime syrien peut d’ores et déjà compter sur la présence du Hezbollah chiite libanais, qui a lui aussi lancé ses troupes à l’offensive dans les montagnes du Qalamoun toutes proches du réduit alaouite. Jusqu’ici, officiellement, l’Iran assure n’avoir offert qu’un «soutien logistique» à son allié syrien.
Les troupes du major général Suleimani, en revanche, ne minimisent pas leur rôle en Irak, qu’ils tiennent en parallèle. Leurs effectifs, en réalité, sont bien plus nombreux dans ce pays que ceux de l’armée irakienne. Aux forces d’élite des brigades Al-Qods se mêlent des fantassins recrutés par l’Iran, dont des Afghans chiites.
Avant d’annoncer sa future «surprise», Qassem Suleimani s’en était pris vertement aux Etats-Unis, qui venaient de dénoncer le manque de combativité de l’armée irakienne. «Monsieur (Barack) Obama, quelle est la distance qui sépare Ramadi (la ville d’Irak dont s’est emparé l’Etat islamique) et la base où sont stationnés vos avions? Comment pouvez-vous être présent dans ce pays au prétexte de défendre les Irakiens, et ne rien faire du tout?» s’emportait l’Iranien en suggérant l’existence d’un «complot» entre les Américains et les djihadistes de Daech.
Pour les Etats-Unis et la coalition qui s’est formée derrière eux afin de combattre les djihadistes, les milices chiites dirigées par Suleimani n’ont aucune existence. Dans le communiqué final qui a conclu leur réunion, mardi à Paris, ils n’en faisaient pas mention mais émettaient le souhait que toutes les forces présentes en Irak «répondent à la chaîne de commandement de l’armée irakienne».
Un vœu pieu qui aura de la peine à se traduire sur le terrain, tandis que le sort de l’armée irakienne (comme en Syrie) semble aujourd’hui entre les mains de l’Iran.
Il y a quelques semaines, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU décrivait à Genève la «traînée de mort et de destruction» que représentait l’avancée de ces milices chiites sur le terrain, dans les régions sunnites. C’est à cette aune qu’il faut peut-être juger la «surprise» promise par Suleimani en Syrie.
Lorsque l’ennemi attaque en nombre écrasant, il est logique de se replier sur ses meilleures lignes de défense et de protéger uniquement le cœur du pays.
L’assaut simultané des rebelles modérés d’al-Qaïda et des djihadistes d’État islamique, soutenus par les États-Unis, la Turquie et le Conseil de coopération du Golfe, exige que le gouvernement syrien centralise ses capacités et son matériel et se place en position défensive.
Ce n’est bien sûr pas un changement stratégique ni un signe de faiblesse, mais un mouvement tactique. Sacrifier des unités épuisées pour défendre des parties accessoires et excentrées du territoire – de ce fait indéfendables – du pays serait tout simplement inepte. Le gouvernement syrien est encore fort et au moins 75% du peuple syrien qui se trouve à l’intérieur de la Syrie est sous son contrôle. La guerre contre la Syrie va durer des années et il y aura d’autres phases où l’armée syrienne ira de nouveau à l’attaque.
Quelque 10 000 combattants d’al-Qaïda, dont un tiers d’étrangers, ont traversé la frontière Turco-syrienne équipés de nouvelles armes anti-chars TOW étasuniennes et ont submergé les défenses syriennes dans le gouvernorat et la ville d’Idleb. Le gouvernement syrien ne s’attendait pas à une attaque d’une telle ampleur et d’une telle force. Comprenant que davantage de ressources seraient nécessaires pour contrer cette attaque, il a envoyé des officiels en Iran et en Russie pour demander davantage d’aide.
L’Iran a offert un nouveau prêt de 1 milliard de dollars et a également envoyé quelque 15 000 paramilitaires supplémentaires en provenance d’Irak et d’Iran pour soutenir la défense de Damas, de Homs et de la zone côtière de Lattaquié. Le Hezbollah nettoie le secteur des montagnes Qalamon, proches du Liban, de al-Nusra et d’autres groupes djihadistes. La Russie a annoncé publiquement qu’elle allait apporter davantage de soutien au gouvernement syrien. On ne sait pas encore en quoi il consistera exactement, mais on peut s’attendre à la livraison d’une quantité croissante de nouvelles armes à l’armée syrienne et aux forces aériennes.
Pendant ce temps la machine de propagande américaine alimente de son mieux trois lignes de propagande. La première consiste à faire croire que le gouvernement syrien n’est plus soutenu par son peuple et à semer le doute sur son alliance avec l’Iran et la Russie. Avec le nouveau soutien attendu, cette ligne de propagande tombe temporairement à l’eau, mais elle sera relancée au moment opportun.
La deuxième ligne de propagande consiste à nier que Jabhat al-Nusra est une véritable composante opérationnelle de al-Qaïda qui a comme objectif à long terme d’attaquer l’Ouest. Il est indispensable de le nier pour justifier le soutien étasunien supplémentaire aux campagnes menées par al-Nusra à Idlib et ailleurs. Il y a eu des rumeurs sur le fait que al-Nusra aurait rejeté al-Qaïda, et des tentatives pour inventer une sorte de conflit interne sur la question. Une interview complaisante par Al Jazeerah du chef al-Nusra Jolani a été organisée pour adoucir son image. Mais Jolani ne s’est pas comporté comme le sponsor qatari d’Al Jazeerah le souhaitait. Il a de nouveau déclaré son allégeance absolue à al-Qaïda et sa subordination au chef d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. Al-Nusra n’est donc pas aligné sur al-Qaïda ni lié à al-Qaïda ni une franchise d’al-Qaïda. Jabhat al-Nusra est al-Qaïda. Jolani ne laisse aucun doute à ce sujet.
La troisième ligne de propagande, et la plus stupide, porte sur la prétendue coopération du gouvernement syrien avec État islamique. «Regardez, nous avons planifié cette grande opération contre Assad à Alep, et Assad nous a bombardés. Le lendemain, État islamique nous a attaqués, et Assad ne les a pas bombardés. Voyez, il ne nous a pas aidés. Il doit être avec État islamique.» La sottise n’a pas de limites. Voici comment l’armée syrienne et État islamique coopèrent en réalité:
«État islamique a fait sauter une douzaine de camions bourrés d’explosifs aux points de contrôle de l’armée syrienne près de la ville de Hasaka tenue par le gouvernement, au nord-est du pays, au cours des cinq derniers jours, a annoncé jeudi le gouverneur de la ville…Plus de treize véhicules bourrés d’explosifs ont attaqué des postes de contrôle de l’armée et semé la terreur et la peur parmi les citoyens», a déclaré le gouverneur de la ville, Mohammad Ali al Zaal, à la télévision d’État au téléphone, depuis l’intérieur de la ville.
Il y a maintenant trois camps dans la guerre en Syrie. Les terroristes d’al-Qaïda soutenus par des États extérieurs alignés sur les États-Unis, le gouvernement syrien et ses alliés, et État islamique en Irak et en Syrie. Tous les trois se battent les uns contre les autres, mais le gouvernement syrien espère que les combats entre Nusra et État islamique vont s’intensifier et affaiblir ses deux ennemis. Pour lui, État islamique n’est pas seulement son problème, mais celui du monde entier. Il va maintenant passer au mode défensif et protéger le cœur du pays. D’autres entités devront attaquer État islamique. Le pari, c’est que État islamique attaquera sûrement bientôt directement l’Occident et/ou des pays du Golfe, et que ces attaques obligeront d’autres acteurs à prendre en charge le problème de État islamique.

Les documents des instances saoudiennes publiés par WikiLeaks prouvent que Riyad a convenu en 2012 avec les autorités du Qatar et de la Turquie de renverser le régime syrien, estime le fondateur du site Julian Assange.
"Les documents publiés montrent qu'en 2012, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie ont conclu un accord secret visant à renverser le gouvernement syrien. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne y ont également pris part. En même temps, on observe que les alliés des Etats-Unis font preuve d'indépendance croissante dans cette région. Et leur comportement devient de plus en plus agressif", a indiqué Julian Assange dans une interview accordée à la chaîne télévisée Rossia-1.
"D'habitude, l'Arabie saoudite est qualifiée comme un des petits chiens que les Etats-Unis ont en laisse au Proche-Orient. On peut penser que c'est l'homme qui mène le chien. Mais il arrive parfois que le chien est tellement gros que c'est lui qui traîne l'homme", a dit M.Assange.
Le 19 juin 2015, le portail WikiLeaks a rendu publics plus de 70.000 documents de la diplomatie saoudienne, dont la correspondance secrète du ministère avec les ambassades du royaume dans le monde entier.

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