" Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ".Depuis que l'Or montant, prime ou pas, je sens sur le forum une certaine frénésie.
C'est normal, pour les anciens comme pour les nouveaux entrants.
On expectative, on affine sa stratégie, on avance, on recule, j'y vais, j'y vais pas, on mesure les risques de gains ou de pertes potentiels et éventuels, on essaye d'évaluer le meilleur moment d'acheter en période de hausse ou on se "fouette le cul" en se reprochant de n'avoir pas acquis de l'Or plus tôt etc etc...
Ma certitude est qu'il n'est jamais trop tard pour investir dans l'or.
Vu le contexte actuel et l'indécision politique sur la crise de la dette et de la solvabilité des banques et de États, c'est bien l'or qui mettra tout le monde d'accord parce qu'il en a toujours été ainsi, si nous gardons à l'esprit l'histoire et les fondamentaux de l'Or et l'Argent.
La dette sera monétisée par la planche à billet ou par toute autre forme de déflation.
L'Or et l'Argent seront là pour jouer leurs rôles d'arbitres monétaires référents.
Si l'on devait réajuster le cours de l'Or des années 80 en dollars constants, par rapport à l'inflation et l'érosion monétaire, le cours de l'Or serait aujourd'hui de 2 500 $ l'once.
Y'a de la marge, d'autant plus que le contexte n'est plus du tout le même.
De plus, les banques centrales sont toutes depuis 2010, acheteuses net d'Or, diversifiant leurs réserves de devises ou leurs excédents commerciaux comme notamment, ce qu'a su voir la Chine :
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Au cours de la décennie écoulée, plus de 217 rachats de sociétés minières offshore ont été réalisées avec l’implication d’acquéreurs chinois pour un montant global de près de 50 milliards de dollars. Ce chiffre exclut les investissements directs sur le continent africain. Durant la crise financière entre 2008 et 2009, la Chine a déployé ses liquidités en dépensant 26 milliards de dollars en acquisitions. Depuis 2010, des acquisitions à hauteur de 19,3 milliards ont été annoncés.
Fait intéressant, la plupart des sociétés minières des pays émergents sont des pure players, se gardent d’imiter le modèle tant vanté des groupes très diversifiés – les Big Five - comme Rio Tinto, Vale, BHP Billiton, Xstrata et Anglo American. En toute logique d’ailleurs. Bien que diversifiées, les Big Five n’en demeurent pas moins aussi volatiles que les plus petits acteurs. Durant les périodes de crise économique, caractérisées par la hausse des cours du métal jaune, leurs actions ont souvent brutalement chutée en raison de la structure hedgée de leur bilan.
Leur production est souvent vendue avant l’extraction de la matière à des prix inférieurs au prix spot. Ce qui signifie qu’en dépit de la hausse des cours des métaux physiques, leur chiffre d’affaires ne suit pas la même évolution, tandis que les coûts demeurent identiques ou tendent à augmenter. On parle alors de sociétés minières couvertes ou hedgées. C’est le grand argument des adeptes de la détention physique des métaux précieux plutôt que des actions.
En revanche, expliquent les analystes de Citigroup Global Markets dans leur note intitulée Generation Next, les pure players très concentrés et actifs dans une à trois ressources au maximum ont tendance à bénéficier d’un véritable effet de levier. Leurs prix de ventes sont alignés sur les cours spot. Celles ayant planifié des projets d’extraction d’ici un an ou deux sur la base d’anciens cours, ont de fortes chances de voir leurs prévisions de bénéfices dépassées.
Les pure players actifs dans l’or sont d’autant plus avantagées, attendu le rôle que joue ce métal en tant que valeur refuge. Sous cet angle, certaines actions aurifères représentent elles aussi des valeurs refuge. Les spécialistes de Standard Chartered ont identifié trois compagnies sur lesquelles ils sont très clairement bullish sur le moyen et le long terme.
Lire la suite dans son contexte :Or Papier :Trois mines d’or sans hedge (couverture)