maraboo666 a écrit:Bien sûr, ce n'était pas le programme contradictoire de Syriza, mais celui de L'EPAM, un petit parti inconnu du grand public grec et blacklisté des médias autant que peut l' être en France...Vous voyez...?
En même temps, l'EPAM (0,3% des voix en Grèce aux dernières élections auxquelles ils se sont présentés) considère la victoire électorale de Syriza comme une "étape nécessaire" contrairement à la position défaitiste d'Asselineau qui consiste uniquement à dénoncer le "parti leurre".
https://epaminternational.wordpress.com ... elections/
Le pseudo-accord signé vendredi est clairement une défaite, et même une trahison de Tsipras et Varoufakis à l'égard du peuple grec. On pourra nous expliquer tout ce qu'on veut, que ce n'est qu'un "repli temporaire", qu'il fallait "gagner du temps" pour "changer de stratégie", bla bla bla... Lorsqu'on change de stratégie, c'est que la précédente a conduit à une défaite, si tant est même que la droite de Syriza avait une stratégie jusque là (on ne peut que le supposer à la lecture de leurs soutiens les plus enthousiastes comme Sapir, mais je n'ai personnellement aucune certitude sur ce point). Tsipras est bel et bien "passé sous la table" comme l'avait prédit Lordon...
Cela ne doit rien changer bien sûr au soutien (plus que jamais nécessaire) que nous devons apporter au peuple grec.
C'est lui, le peuple, qui seul a la capacité de "renverser la table", y compris s'il le faut en s'opposant à son propre gouvernement. C'est grâce à notre soutien depuis d'autres pays de la zone Euro qu'il y parviendra, et qu'il finira par comprendre la nécessité et l'ineluctabilité de la sortie de l'Euro.
Je ne soutiens pas le gouvernement grec, ni Syriza. J'approuverai bien sûr Syriza et le gouvernement, ou même le Parlement grec (qui pourrait redevenir un acteur du changement avec la présidence de Zoé Kostantopoulou), à chaque fois qu'ils seront aux côtés de leur peuple, qu'ils prendront des mesures humanitaires (accès des gens aux soins, à l'électricité, à la nourriture) par rapport au génocide social actuellement à l'oeuvre en Grèce.
Mais s'ils collaborent avec la Troïka (comme semble s'y résigner Varoufakis) alors il faudra les combattre aussi.

