Ah! Ce que je regrrette de ne pas avoir pu le rencontrer la veille pour la conférence des éconoclastes!
Ce billet est un récap (très pédago, mais pas très nouveau pour ceux qui "suivent" Sapir) sur tout ce que nous côute l'Euro, oû il nous entraîne (éclatement total de notre modèle social, perspectives assurées de chômage et de misère généralisés, totalitarisme de marché etc...) d'oû l'impérieuse nécéssité d'en sortir avec les fameuses mesures d'accompagnement indispensables...
II. Il convient, ensuite, d’insister sur ce que l’Euro coûtera, en chômage et en austérité, pour pouvoir être maintenu.
1.Contrairement à ce que l’on affirme, la France n’a pas encore appliqué l’ensemble des mesures qui seront imposées par la zone Euro. De ce point de vue l’ampleur de l’ajustement est resté limité par rapport à ce qu’ont subi la Grèce, l’Espagne, l’Irlande ou le Portugal. L’impact dépressif, qui a été limité sur la période 1999-2008 par une déficit budgétaire important[4], devrait être bien plus fort dans les 3 à 5 ans à venir, sans que cela ait un impact positif, car la baisse de la demande en France qui en résultera aura pour effet de faire baisser la demande dans l’ensemble de la zone Euro. Ces mesures sont explicitement évoquées par certains politiciens (comme Fillon et Juppé) mais aussi de manière en réalité très transparente par des membres du gouvernement, comme on a pu le constater avec Emmanuel Macron ou François Rebsamen.
2.Compte tenu du multiplicateur fiscal estimé pour la France par le FMI[5], il faut donc s’attendre, si l’on procède aux coupes budgétaires prévues et programmées ainsi qu’à de nouvelles qui s’imposeront, à une stagnation de la croissance, voire une baisse, jusqu’en 2018-2020, qui devrait entraîner une baisse du revenu médian de 10% à 15% et une hausse du chômage (cat. A) au-delà des 4 millions[6].
3.Mais, ceci n’inclut pas l’effet induit sur les déficits (tant des systèmes sociaux que budgétaire) par le chômage de masse et par la faible croissance. De nouveaux plans d’austérité seront « nécessaires » si la France reste dans l’Euro. Leurs effets cumulatifs entraînera une baisse totale du revenu médian de 15% à 20% et pousser le chômage (cat. A) à 4,5 millions et le chômage réel vers les 6 millions (...)
Je suppose qu'après une telle citation le moral des ménages regagne quelques points?
J'ai noté une phrase dans son billet : ne pas tomber dans le piège, c'est à dire de se laisser enfermer dans ce qu'il nomme lui-même "l'option grecque", à savoir le refus de l'AUSTERITE ET le refus de SORTIR DE L'EURO. C'est comme vouloir le soleil tout en refusant le "saut dans l'inconnu" que représenterait la fin de la pluie...
Autant dire que notre "ami Jacques" n'y croit plus beaucoup au fameux "Syrizisme révolutionaire"!
Il pourra toujours se consoler en évoquant ses errements politiques passés" (basés sur sa croyance en la rationalité d'acteurs en réalité dogmatiques au point de frôler l'intégrisme économico-religieux) avec Emmanuel Todd qui le comprendra sûrement et saura se montrer indulgent...
A part ça, Sapir reparle de la Lex Monetae, pour dénoncer les mensonges abrutissants de ceux qui nous prédisent (tant chez les nouveaux "républicains" que chez les nouveaux "démocrates" français>LoL) l'explosion de notre dette publique en cas de sortie...
Il est visiblement au top de l'info sur tous ces problèmes de droit financier et leur jurisprudence constante>
http://russeurope.hypotheses.org/3814

