@marabou
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l’Euro ne s’est pas contenté d’être un fantasme. Il est une réalité tragique. Il faut comprendre son œuvre mortifère et comment il détruit et la France et l’Europe. Tous ceux qui veulent défendre l’idée européenne devraient s’en convaincre. L’Euro est aujourd’hui non un atout mais un obstacle à la construction européenne. Et, la tentative de vouloir à tout prix l’imposer est en train de provoquer l’éclatement de l’Union européenne.

(...) leur attachement fanatique en l’Euro et, au-delà, en une Union européenne dont il est aujourd’hui évident qu’elle est à bout de souffle et qu’elle a épuisé tout son potentiel, si tant est qu’elle en ait jamais eu.
La destruction du Droit du Travail est un préalable à cela, et une fois ce Droit démantelé rien ne s’opposera plus à la baisse des salaires, et par conséquence à l’augmentation des « travailleurs pauvres » comme en Allemagne aujourd’hui.
La loi Travail, dite encore loi El Khomri du non de la Ministre qui la porte sans l’avoir engendrée, était inscrite dans le traité dit TSCG, traité qui fut négocié par Nicolas Sarkozy mais que François Hollande fit voter, quasiment inchangée, dès le mois d’octobre 2012.
Mais, il est tout aussi irréfutable que c’est la logique de l’Euro, et aussi en partie celle d’une Union européenne qui permet tous les dumpings sociaux et fiscaux, qui ne laisse que cette solution. De ce point de vue, on peut considérer que nos dirigeants ne sont plus que des automates exécutant des politiques qu’ils n’ont plus décidées. Le pouvoir de décision, c’est à dire la souveraineté, est à Berlin et à Bruxelles, mais plus à Paris.
De ce point de vue, la cohérence veut que l’on ne se mobilise pas contre cette loi sans s’attaquer, aussi, à ses causes.

IV. L’euro est une machine de guerre au profit de l’Allemagne.
C’est une réalité qui peut déranger mais qu’il faut bien affronter. Dire cela n’implique nulle germanophobie, mais la reconnaissance réaliste du projet portée par l’élite politique et économique allemande. C’est l’euro a permis à celle-ci de profiter depuis 1999 d’une monnaie largement dépréciée par rapport à ce que devrait être normalement le taux de change du deutschemark. Les travaux qui ont pu être réalisés sur la question sont sans appel : s’il n’y avait l’euro, le taux de change du deutschemark se situerait actuellement entre 1,35 et 1,50 $, alors que l’euro est à 1,08 ou 1,09 $. Plus important encore, l’euro garantit à l’Allemagne que les pays de la zone euro qui commercent avec elle ne pourront pas s’ajuster à leurs différences structurelles au moyen de dépréciations. La dépréciation est pourtant un mécanisme économique essentiel : les pays ont des logiques de formation des coûts divergentes, et il faut à certains moments que leurs rapports soient rééquilibrés par le biais du taux de change. Les politiques de dévaluation interne conduisent à des politiques de dévaluations compétitives qui sont en réalité pires dans leurs effets que ces dernières car elles combinent des effets destructeurs très importants sur l’économie interne. Il serait pourtant possible d’arriver à des formes de coordination si on retrouvait la flexibilité de l’instrument monétaire. On pourrait alors se mettre d’accord pour savoir de combien certains pays doivent dévaluer ou réévaluer leur monnaie, c’est à dire mettre en place des méthodes de coordination.
Et pourtant, il est vrai que l’Allemagne a des besoins considérables en matière d’équipements collectifs. Pas seulement pour les migrants. Une partie du système ferroviaire allemand, des ponts, est en train de tomber en morceaux. Mais, en même temps, l’arrivée de plus d’un million de personnes va tirer à la baisse les salaires. Il y aura, c’est juste, le salaire minimum, mais on peut être persuadé que dans les cinq années à venir la proportion de personnes qui seront payées au salaire minimum va très fortement augmenter. Alors que le salaire minimum a été conçu au départ comme un plancher qui ne doit concerner que 10 % des salariés, la proportion sera de 25 ou 30 %, ce qui continuera à tirer les coûts salariaux, et la demande interne, à la baisse
Comme je l’ai écrit, c’est dans des comités unissant tous ceux, sans distinction et sans références à un quelconque parti, qui déclareraient que tout candidat qui ne rejetterait pas la loi « Travail », quelque soit sa forme définitive, mais aussi la réforme du collège et d’autres mesures lamentables prises depuis 2012, ne pourrait compter sur leurs voix en 2017, que pourra s’enraciner cette mobilisation (...) C’est une arme puissante pour déstabiliser le Deuxième Parti Du Patronat (ou DPMP) soit le P « S » dont c’est devenu le nom réel. Car, rappelons-le, s’il est une chose qui terrifie ces apparatchiki c’est bien la perte des postes, des prébendes, des sinécures que leur rapporte le scrutin majoritaire à deux tours.
Si nos gouvernants persistent dans la voie qui est dictée tout à plein par l’Euro et par la réglementation de l’Union européenne ...
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