Le titre est sans équivoque : "Comment les Américains vont nous bouffer"
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Il ne reste alors aux décideurs américains (c’est-à-dire l’Etat public et l’Etat profond) que les possibilités suivantes comme nouvelles règles du jeu, puisqu'ils sont dos au mur [12.2]:
soit accepter la cohabitation ouverte de deux systèmes parallèles, avec 100% des acteurs qui savent que le système dollar ne peut être concurrentiel (donc très rapidement un seul système qui perdure et tous les avoirs en US Treasury qui partent en fumée). Pudiquement cela s’appelle la « restructuration des actifs du marché des obligations américaines ». C’est le chemin de Vienne en 1815.[12.1]
soit ne pas accepter cette cohabitation ouverte, c’est-à-dire refermer la porte pour se retrancher derrière et bâtir un mur le plus haut possible pour que personne ne puisse s’échapper de la zone Dollar. Pour que cette zone puisse durer le plus longtemps possible (tout en étant condamnée d'avance à cause de la déflation), il faut qu’elle soit la plus grande possible, et l’UE est donc une proie bien tentante (avec les réserves d'or qui lui restent) et très facile grâce aux gouvernements et à une Commission Européenne atlantistes et qui suivent docilement les intérêts de l’Etat profond américain. Il s’agit donc de leur faire signer le TTIP le plus vite possible, qui les convaincra rapidement de ne pas rapatrier leur or et d’abandonner l’euro

Wulmo a écrit:L'euro serait alors remplacé par le dollars.
Mon dieu, dans quel merdier on va être.
Ce documentaire réalisé par ERTV tente d’expliquer les origines, les conséquences, les objectifs et la mise en place du Traité transatlantique. Composé d’une série d’entretiens avec Pierre Hillard, Pierre-Yves Rougeyron, Jean-Claude Martinez et Maurice Gendre, cette vidéo à la fois pédagogique et complète vous permettra de découvrir qu’au-delà de son aspect parfois technique, le Traité transatlantique risque de modifier notre alimentation, notre santé, d’affaiblir encore plus l’État, et même de remettre en questions nos libertés publiques.
Halte aux fantasmes sur le traité transatlantique.
On l'appelle le « GMT », pour « grand marché transatlantique ». Mais il pourrait tout aussi bien s'appeler le « GMMT », pour « grand méchant marché transatlantique », tant le traité de libre-échange, que l'Union européenne négocie avec les Etats-Unis, alimente les fantasmes et les peurs, tant à l'extrême droite qu'à la gauche du Parti socialiste. La campagne pour les élections européennes favorise ce climat : déjà peu populaire, l'Europe rajoute à son « passif » un symbole jugé libéral.
Certes, le sujet suscite des inquiétudes légitimes : cet accord protégera-t-il suffisamment les intérêts, les valeurs et les choix collectifs français et européens ? Une partie de l'opinion redoute que cet accord, dont la négociation prendra des années, ne force les Européens à accepter des OGM ou du boeuf aux hormones. D'autres craignent qu'il ouvre la porte à l'exploitation des gaz de schiste sans veto possible des gouvernements nationaux.
Mais, pour l'heure, rien n'est fait. Barack Obama n'a pas l'appui du Congrès américain pour mener une négociation rapide. Quant à la Commission européenne, qui mène les discussions avec Washington, elle juge ces craintes infondées, rappelle que rien n'est conclu et que des sujets sensibles comme l'exception culturelle ont été exclus de la négociation.
Ce plaidoyer serait plus convaincant si la Commission et les Etats rendaient public le mandat de négociation. Or, celui-ci reste « top secret », les Européens ne voulant pas abattre toutes leurs cartes devant les Américains avant même d'entrer dans le vif du sujet. Cette tactique alimente tous les fantasmes.
Selon les équipes du commissaire au commerce, le Belge Karel De Gucht, un accord de principe aurait été trouvé avec les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit pour une plus grande transparence. Les citoyens européens sauront, alors, s'ils ont de bonnes raisons de s'inquiéter.
Il n'est pas trop tôt, cependant, pour expliquer froidement les risques, mais aussi les bénéfices de cet accord potentiel. En brandissant des chiffres radieux (un gain de 545 euros par ménage et par an ou de 0,5 point de croissance par an), la Commission ne convainc pas. Et pas davantage le discours sur les vertus revendiquées du libre-échange.
L'essentiel est ailleurs. L'Europe a des intérêts offensifs à faire valoir. Déjà très ouverte, elle est la première puissance économique et commerciale mondiale – et profite, elle aussi, de la mondialisation. La zone euro a doublé, en 2013, son excédent commercial, qui atteint désormais 150 milliards d'euros. Elle est donc en situation de force pour négocier – et doit le rester.
L'enjeu, au-delà de la suppression de quelques droits de douane, est de savoir qui fixera les normes des produits et services échangés dans le monde. Celui qui les façonne jouit d'un avantage stratégique décisif. L'Europe a été cet acteur au XXe siècle. L'Organisation mondiale du commerce aurait dû prendre le relais, mais elle est en panne. Le choix est simple : soit le XXIe siècle sera à la main des Chinois et des Américains, qui négocient autour du Pacifique. Soit l'Europe s'impose comme un acteur central pour faire admettre ses normes, et protéger son mode de vie.
Plus jamais CA!
maraboo666 a écrit:Il n'est pas trop tôt, cependant, pour expliquer froidement les risques, mais aussi les bénéfices de cet accord potentiel. En brandissant des chiffres radieux (un gain de 545 euros par ménage et par an ou de 0,5 point de croissance par an), la Commission ne convainc pas. Et pas davantage le discours sur les vertus revendiquées du libre-échange.
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