Dan a écrit:1980
Predictions d'un devin francais
C'est lui, non ?
http://www.youtube.com/watch?v=sx2dMp-k3UI
Amusant quand même en effet
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Dan a écrit:1980
Predictions d'un devin francais


Les allemands et leur obsession de l'inflation... comme si c'était pour eux le mal absolu...
Mais comme le rappelle souvent Sapir, ce n'est pas l'inflation qui a amené Hitler au pouvoir (un autre fédéraliste européen célèbre), non c'est la déflation au contraire et la situation insurrectionnelle qui en a résulté.
Les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l’économie allemande, très dépendante des capitaux rapatriés aux États-Unis immédiatement après le krach de Wall Street, apportent bientôt au NSDAP un succès foudroyant et imprévu. Aux élections du 14 septembre 1930, avec 6,5 millions d'électeurs, 18,3 % des voix et 107 sièges, le parti nazi devient le deuxième parti au Reichstag. La déflation sévère et anachronique menée par Brüning ne fait qu'aggraver la crise économique et précipite de nombreux Allemands inquiets dans les bras de Hitler.

la tune a écrit:En matière d'inflation, je crois que les allemands ont un souvenir "très présent" d'une certaine république.... WEIMAR !![]()
La déflation sévère et anachronique menée par Brüning ne fait qu'aggraver la crise économique et précipite de nombreux Allemands inquiets dans les bras de Hitler.
C'est un fait.
J.Sapir y fait allusion quasi à chaque fois qu'il dénonce les méfaits des politiques d'austérité et donc de déflation salariale menées partout en Europe du Sud dans un contexte récéssif...

iron man a écrit:Si tu as l'argumentation de Sapir ou même si tu souhaites argumenter, pour comprendre ton point de vue, je suis preneur.
D'autant que, malgré cette évidence, Berlin s'entête dans sa vision unilatérale de la gouvernance européenne : l'urgence serait encore la consolidation budgétaire, la croissance devra attendre. Une vision qui pourrait mener Angela Merkel dans les pas d'un de ses prédécesseurs, Heinrich Brüning. Chancelier de 1930 à 1932, cet économiste centriste a combattu la crise par la discipline budgétaire : les impôts indirects ont été augmentés, les dépenses sociales coupées vigoureusement, le volume des salaires de la fonction publique réduit. Cette "politique de déflation", qui était du reste également mené dans la plupart des pays d'Europe, Royaume-Uni excepté, avait pour but d'empêcher le développement d'une crise inflationniste du type de celle de 1923. Mais elle a conduit à démultiplier l'effet de la crise de 1929 et à réduire encore plus l'activité. Les classes moyennes se sont paupérisées, les classes inférieures se sont enfoncées dans le chômage et la misère.
Les unes et les autres n'ont rapidement vu qu'une seule issue pour stopper cette spirale : le régime "fort", autrement dit, le nazisme. En 1928, les Nazis avaient recueilli 2,7 % des voix. En juillet 1932, ils en obtiennent près de 38 %. Il est piquant de remarquer que si l'on excuse souvent l'Allemagne de se focaliser sur le problème de l'inflation en raison des événements de 1923, on lui pardonne également son amnésie vis-à-vis de l'aveuglement déflationniste de Brüning. Or, contrairement à ce qu'on lit un peu partout, c'est bien plus ce dernier qui a conduit Hitler au pouvoir que l'hyperinflation.
Il n'est bien sûr pas question ici de lier mécaniquement la mise en oeuvre d'une politique de rigueur à l'avènement de régimes comparables à celui des Nazis. La situation est cette fois différente : les exigences déflationnistes d'Angela Merkel ne menacent l'Allemagne qu'à la marge. Elles sont en revanche désastreuses pour le reste de l'Europe, notamment pour les pays les moins compétitifs qui pourraient entrer dans la même spirale que dans les années 1930. La chancelière devrait inaugurer une vraie gouvernance européenne en profitant de l'état satisfaisant de ses finances publiques pour relancer son économie. Il faut épargner la croissance à tout prix, car il n'est pas de consolidation budgétaire possible sans elle. L'exemple des redressements scandinaves ou canadiens dans les années 1990 le prouve. Car l'Europe des années 2010 n'est pas à l'abri des événements qui l'ont secoué dans les années 1930. La prochaine élection présidentielle française pourrait le rappeler.

La bombe à retardement des baby boomers américains
L’économie américaine est à l’agonie. Obama n’a rien pu ou voulu faire, la dette est devenue insurmontable, c’est la fuite en avant, la seule alternative est de poursuivre la chaîne de Ponzi instaurée par la FED avant que tout ne s’écroule. Ce n’est qu’une question de temps, au mieux 2014 dit-on dans les milieux avertis. Les incantations de Mme Lagardexemptédimpôts et son pitoyable FMI n’y feront rien, pas plus que le dernier accord sur le report du plafond de la dette auquel se sont forcément résignés les Républicains.
Pour ne pas arranger les choses, deux données viennent aggraver la situation:
La première, on en a déjà parlé, est l’endettement des étudiants américains. 1 000 milliards de dollars au bas mots, 25 000 dollars en moyenne par tête à couvrir dès la fin des études. L’éclatement de cette bulle provoquera selon des économistes, dont Jacques Sapir, une crise égale à celle des subprimes.
La deuxième facteur aggravant est le départ à la retraite de la génération Baby Boom, équation impossible à résoudre pour l’administration américaine: tous les jours, ce sont plus de 10 000 américains qui atteignent l’âge de 65 ans.
Le Site InvestmentWatch, toujours aussi bien sourcé, vient encore de publier des statistiques ahurissantes sur la réalité de ce phénomène qui risque d’entraîner les Etat-Unis définitivement vers le fond tant il a été peu anticipé. Les Etats-Unis seront dans l’impossibilité la plus absolue de tenir les promesses faites aux futurs travailleurs.
L’Etat et les collectivités locales sont confrontées à des milliers de milliards de dollars de passif non capitalisés. Au cours des 75 prochaines années, Medicare sera confronté à un déficit de 38 mille milliards de dollars et le système de sécurité sociale à un déficit de 134 mille milliards de dollars, alors que pendant ce temps, près de la moitié de tous les travailleurs américains n’auront épargné que moins de 10.000 $ pour leur retraite.
Source : http://investmentwatchblog.com/35-incre ... by-boomer/
Lire la suite en français : http://lasocietesolidaireetdurable.com/ ... mericains/
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