@ inf et Chamalo
Il ne s'agit pas de faire "une fixette" sur le FN, d'autant que je suis à 75% ( précis!) sur la ligne Asselinienne d'explication.
En réalité, j'adhère à 100% à l'analyse de Michel Drac, celle qu'il livre dans ses dernières conférences...et dans son formidable bouquin
:"Triangulation".Quelle est cette petite
(mais non négligeable) différence qui les distingue?
La vision du FN selon Michel est plus complexe.
OK. Né de la fusion de quelques groupuscules d'extrême-droite en 1972, Le FN atteint la "taille critique" par la volonté machiavélique du PS Mitterrandien dans les 8os et on sait pourquoi.
Ensuite, il sera "récupéré" par la droite parlementaire (chiraquienne) dont l'objectif est à la fois inverse (nuire à l'adversaire "principal") et identique (se maintenir au pouvoir).
Le FN, parti très libéral du patriarche JM sort du néant par la magie d'une MANIP-PS qui réussit, suivie d'une MANIP-UMP qui échoue.
A ce stade et jusqu'en 2002 et suivantes, C'EST TOUJOURS UN PARTI DU SYSTEME, contraint sous son plafond de verre et le raisonnement d'Asselineau est inattaquable.
Ensuite, MLP prend la main et décide d'en faire qualque chose d'autre. L'objectif est désormais de prendre le pouvoir.
Le passage d'A.Soral dans ce mouvement n'est pas anecdotique et laisse des traces. La direction du FN opère un virage idéologique à 180 degrés, tout en poursuivant la gestion du fonds de commerce islamophobe par choix (pour certains) ou par nécéssité (pour d'autres).
Le parti est profondément divisé, mais il en émerge une ligne souverainiste anti-mondialiste très nette( philippot), même si ce courant est encore très loin d'être majoritaire au sein des instances du FN et chez ses électeurs (du Sud, notamment).
Le "plafond de verre" tient toujours, mais , tels certains mouvements djihadistes impulsés par l'occident avant de se retourner contre eux comme le monstre de Frankenstein, Le FN tend à s'émanciper de la tutelle de ses grands parrains manipulateurs!
Bien sûr, pour arriver au pouvoir en France comme aux USA
(pays dans lesquels le lobby que chacun connaît est le plus puissant), il convient d'afficher une "ligne pro-sioniste" et de faire allégeance...ce qui en déconcerte plus d'un!
Toujours est-il que selon M.Drac (et moi-même) il y a maintenant quelque chose qui existe dans le PPF (paysage politique français) de divisé, mais de pas entierement contrôlé par le "système" comme une sorte d'outil dont chacun peut se servir.
Comment cet outil sera-t-il utilisé, transformé, par qui et jusqu'oû? Ce sont des questions centrales qui (contrairement à F.A) n'échappent pas au grand économiste Jacques Sapir, de plus en plus lucide sur le sujet et qui contraste étrangement avec l'aveuglement de Frédéric Lordon.
D'OÛ cette question du "Monde diplo" (24/04/2016) sur La loi "El-Khomri" et Nuit Debout et la réponse étrange de "Frédéric", TOTALEMENT A CÔTE DE LA PLAQUE et qui démontre qu'on peut se réclamer de Spinoza et NE PAS VOIR L'EVIDENCE >>
@ Tous
QUESTION:D’après-vous, qu’est-ce qui a bien pu décider le gouvernement à proposer un tel projet de réforme, et de quoi la loi El Khomri serait-elle le symbole ?
REPONSE: (F.Lordon)
Il n’y a aucune autre explication (sic) que l’aveuglement idéologique le plus absolu. (!!!) Ce gouvernement dit de gauche fait en réalité, et dans tous les domaines, la politique la plus à droite qu’aucun autre gouvernement sous la Ve République. Quand on considère les choses avec un peu de recul, il y a là un réel événement politique à l’échelle historique du régime. Les conséquences ne vont pas tarder à s’en manifester — au plus tard lors des élections de 2017 — et elles seront de très grande ampleur. Nous sommes en train d’assister à la liquidation historique de la social-démocratie française — ce qui en réalité est un soulagement. Mais il aura fallu qu’elle aille plus à droite que n’importe quel autre gouvernement pour que celle liquidation soit acquise. Bref, c’est le fanatisme néolibéral du Parti socialiste qui aura conduit ce gouvernement à proposer cette loi que même un gouvernement Sarkozy n’aurait pas osé présenter. (re-sic) C’est dire l’état de décomposition intellectuelle et de perdition idéologique dans lequel se trouve ce parti qui n’a plus avec la gauche que des rapports d’inertie nominale. Mais en plus de l’enfermement idéologique, il faut avoir complètement perdu contact avec l’état réel de la société, et tout ignorer de la souffrance et de la précarité générales où se trouve pris le travail salarié, pour avoir l’idée folle de les approfondir encore.
(source: le monde diplo, relayé dans une chronique du site de Berruyer sur lequel vous retrouverez la suite de L'ITw)
Nous avons donc affaire à un état français de pleine souveraineté, mais dont les décisions sont faussées pau un biais cognitif idéologique ?
Il n'y a dès lors plus rien d'étonant à voir notre "petit père des peuples" haranguer les jeunes à Tolbiac et ...DORMIR DEBOUT place de la République!
