Iron Man a dit:
Quatre erreurs grossières sont faites dans la comparaison entre la Suède et la France.
La première: AUCUN économiste ne peut dire si ce qui a été fait dans un pays de 8-9 millions de personnes peut être fait dans un pays de 65 millions.
La deuxième: Nous sommes déjà en sous-effectif dans la fonction hospitalière alors 1/3...
La troisième: La dévaluation est impossible.
Quatrième: La Suède à maigri dans un contexte différent.
4 ARGUMENTS PERTINENTS (+1) , surtout les No1 et No3 !
Au cours du processus de globalisation marchande et financière, on nous a successivement jeté à la figure de nombreux pays à imiter...Sous-entendu, en France nous serions des "nuls" (auto-dénigrement), des "mauvais élèves" (de Mme Lagarde, j'imagine...), trop attachés à la défense de notre fameux modèle social et de notre non moins fameuse "exception culturelle".
Il serait grand temps de devenir raisonnables, d'entreprendre les "réformes structurelles" qui s'imposent à tous et d'apprendre à servir la Banque ($$$$) sans relever la tête...
FOUTAISES >>>
Passons par charité tres chrétienne sur les cas du Royaume Uni et de l'Espagne qui nous furent, en leur temps proposés comme des exemples à suivre et qui ont sombré corps et biens dans la crise.
Devrions nous faire alors comme LA SUEDE? En effet: sortons donc de la zone ZERO (EURO, pardon!

)
Qui pourrait on bien imiter encore? Voyons, voyons...
Le Danemark qui occupe une niche particulière sur l'agro-alimentaire, situation qui n'est d'évidence pas transposable à un pays de 65 million d'habitants?
D'ailleurs, sa légendaire "Flexisécurité" s'est muée en flexi-patronale sans aucun filet de sécurité pour les travailleurs, moins de 2 ans après sa mise en oeuvre. Bel exemple!
La Finlande accrochée à la croissance Russe? La Norvège qui vit de son pétrole et de son gaz? La Suisse? (MDR)
Comme le dit avec FORCE et RAISON J.SAPIR dans "La démondialisation", on ne cesse de proposer à la France des exemples de petits pays. Or, la taille d'un pays (< 10 M d'hab) compte beaucoup, au dela de la taille de son marché intérieur, pour la gestion des problèmes sociaux.
"Vouloir imiter ces pays est un non-sens qui risque de devenir catastrophique à court terme. En fait, tout le discours sur les "modèles" à suivre se révèle d'une pauvreté intellectuelle affligeante." (J.Sapir)Quant à L'Allemagne, arme ultime des suivistes néolibéraux, il faut quand même savoir qu'elle joue une politique dite de "passager clandestin" dans un jeu économique à somme nulle. Ce qui signifie que partant d'une balance commerciale déficitaire à l'horizon de l'an 2000, elle n'a pu développer ses faramineux excédents commerciaux qu'en réalisant plus de 70/75% de ses exports sur les autres pays de la zone euro, grace à la politique de déflation salariale et de transferts massifs de charges de ses entreprises sur les ménages!
(Nb > Ce que veulent maintenant tenter cet idiot de Flamby et sa clique...au grand dam de ses électeurs cocus qui l'auront "in the baba".)
Autrement dit, L'allemagne des Shrôeder/Merkel/Cie a profité du taux de change tres surévalué de L'Euro/dollar pour mener, telle la Chine à l'échelle mondiale, une politique de prédation directement responsable de l'endettement des pays du Sud et même du centre de la Zone.
Les Allemands (et leurs "élites" intelligentes le savent tres bien) n'auront bientôt plus que le choix entre 2 mauvaises solutions:
Sortir de leur stratégie d'exportation à outrance, d'exploitation de la Zone sans accepter d'en payer le prix (transferts budgétaires) ou...Sortir de la zone Euro!
je pense que certains responsables (bundesbank, industriels...) sont déja penchés sur leur calculette et qu'ils sont arrivés aux mêmes résultats et conclusions que M.Sapir!
Quant à nous autres, il serait grand temps de casser la baraque UMPS et d'exiger la mise en place d'une véritable DEMOCRATIE !
Pour, à défaut de pouvoir convaincre nos partenaires, prendre les mesures unilatérales qui s'imposent (contrôle des flux de capitaux et des changes à la "chinoise") avant d'en finir avec le libre-échange qui est forcément une politique économique D'EXTRÊME DROITE, d'oû qu'elle vienne!