Complètement d'accord Steph. Si toi et moi créions une boîte et laissions une ardoise pareille on nous prendrait tout.
La nationalisation à ce stade ne servirait plus à grand chose. Il aurait fallu s'y astreindre il y a 5 ans. Les conséquences immédiates de la nationalisation punition auraient pu être d'assainir tout ce pot de pus. Mais avec des si ...
Pour le moment personne ne parle de défaut (à part OD, quelques uns et nous ici). Alors on creuse on creuse mais jusqu'où ?
Ce qui pourrait déjà apaiser une partie du peuple c'est de voter. Renflouement (à visée sociale) ou laisser faire en attendant l'extrême onction à administrer aux entités en faillite (approche libérale).
Mon inclinaison naturelle et comme s'il s'agissait de ma boite est de ne pas intervenir et de laisser les banques se débrouiller mais on a bien vu qu'elles sont incapables de réformer les hommes, les méthodes et l'éthique. Rien n'a changé. Ce n'est pas en augmentant (artificiellement souvent) leur couverture qu'on change une mentalité.
Comme si la permission de minuit, on la substituait par "ne rentre pas tard". Kif kif bourricot.
Dans tout ça on occulte un débat de fond qui n'a pas eu lieu (ni à l'occasion des élections ni rien) : un progrès à 4000 milliards d'euros est il un progrès ?
Quelle tendance pour l'avenir ? La réduction de la dette structurelle ? Alors on s'attaque à quoi d'abord aux rentrées ? Aux portefeuilles des individus, revisitez vos feuilles d'impôts, on voit déjà les hausses qui seront insuffisantes. Aux sociétés ? Les grands groupes ne payent déjà rien en toute légalité, les petites boites sont déjà sur-chargées alors que le levier de l'emploi est là.
Si on veut au contraire toucher à la colonne dépense toutes les corporations ressortent les merguez, mégaphones braillant les chansons de millionnaires, drapeaux CCCP de rigueur svp...
L'équation à résoudre revient pour moi à choisir entre le peuple au plan national (nous) et le système bancaire européen/mondial. Pour ma part j'ai choisi le premier. L'imprévoyance des dirigeants fait que nous ne sommes pas en mesure d'établir un cordon protecteur autour des particuliers malgré les gesticulations politiciennes. Si une banque fait faillite tous les dépôts seront évaporés quoiqu'en disent les "savants" invités à la télé.
En 2012 celui qui laisse toutes ses liquidités en banque est au mieux un naïf de mon point de vue.
Je plaiderais bien pour une entité à vocation publique pour récupérer les comptes des particuliers par la loi (transfert de tous les comptes à la Banque de France pourquoi pas). Mais le fumeux exemple du Lyonnais ne plaide pas en faveur de cette idée. A moins peut être d'en faire une entité détenue à 100% par l'Etat mais avec un management privé qui sait.
La suite plus tard je file au boulot.
