Peu importe les détenteurs de la dette américaine, le raisonnement reste le même .
Le raisonnement à propos de quoi ?
Pour qu'une situation de dérapage s’opère sur des taux obligataire, en gros qu'ils augmentent, il faut que les investisseurs sur le marché secondaire ne veuille pas de ta dette et donc qu'il la relâche sur le marché, comme tu l'as dis le coupon étant fixe (ce que tu appelles "le rendement") pour que mécaniquement les taux augmentent.
Un pays qui à sa dette entièrement détenu par des résidents ne crains pas de dérapage sur ces taux, exemple le Japon. Tant les résidents ont de quoi acheter la dette tout va bien, la dette est sous contrôle car sur le territoire, d'autant plus qu'elle a de grande chance d'être libellé dans la devise du pays et rattaché à un contrat en droit local et non international.
A contrario un pays qui a sa dette en grande partie détenu par des non-résidents à beaucoup plus de chance de subir d'attaque, exemple la France.
C'est un fait. J'ai du mal comprendre tes propos car je ne comprends absolument pas comment l'on peut remettre en question cela.
Le Japon est dans une merde noir d'endettement, vois-tu déraper ces taux ?
en cas de crise les investisseurs ne réagissent pas de la même manière qu'en situation normale,
le risque l'emporte sur le rendement
Je suis d'accord avec toi. L'aversion aux risques est quelque chose de factuel. Cependant ton propos ne parlait pas de risques mais d'optimisation du rendement.
- il arrive un moment où les taux d'intérêts sont tellement bas que les investisseurs se débarrassent des obligations qu'ils détiennent, pour du cash ( actifs plus sûrs ...liquide, or, dépots bancaires)
Je ne voudrais pinailler mais considères-tu les les dépôts bancaire comme un "actifs" "sûr" ?
"mascarade" => la plupart des krachs boursiers ont commencé par un krach obligataire
Non, ce n'est pas vrai. La plupart des Krachs ont commencés sur d'autres secteurs qui n'ont généralement rien à voir avec les taux d’émission obligataire puis ont contaminés les bourses.Souvent (depuis 90) elle ont commencé à la suite d'une mauvaise appréciation sur les taux directeurs, très généralement associé à la dépréciation d'un actif (immobilier) suite à une bulle elle même généré par une dérégulation d'un secteur (une loi idiote). On trouve généralement lié à ce genre d’événements des comportements irrationnels des marchés sur un ou plusieurs actifs cherchant le rendement. Même la crise de 1929 trouve un relais dans une bulle immobilière et d'endettement.
Il est assez particulier de n'évoquez que 1987, lorsqu'entre temps différentes crises et krachs boursiers ont opérés:
- Crise des savings and loans
- Bulle internet
- Crise des Subprimes
Que se passe t'il entre 1987 et 2013 pour toi ? visiblement pas grand chose.
Dernier point les dégâts engendrés par le krach boursier que tu cites n'ont pas engendré de crise économique majeure susceptible de mettre le système au tapis. A remettre en perspectives avec les crises que j'ai cité, les conséquences ne sont pas comparables.
Enfin si j'étais toi je vérifierai de plus près si les vrais causes du Krach parceque cela ne me semble pas honnête de tout remettre sur le dos "des obligations d'Etat". (manipulation extrêmes des taux directeur, "informatique", conjoncture et contexte...)
En résumé le plus souvent l'origine des Krachs boursiers ne se situe pas sur le taux d’émission obligataire.
le dernier exemple en date à Wallstreet ( et de taille ) est celui de 1987
Non, le dernier exemple en date de 2000 puis de 2007-2008.
Pour t'en convaincre:
http://www.trader-finance.fr/dossier/in ... jones.html
http://www.les-crises.fr/images/images- ... 0-long.jpg
en cas de perte de confiance dans le Dollar le "risque" c'est le retour à l'avant Bretten Woods dans le meilleur des cas, le retour au troc dans le pire
Oula, nous sommes partis loin sur ce coup.
Tout d'abord l’érosion du dollar ne vas pas se faire du jour au lendemain, nous avons le temps de voir venir vu la présence du dollar dans les échanges et dans les réserves.
Ensuite, comme tu as du le remarquer la situation n'est pas vraiment comparable à celle de 1944, des géants économiques sont apparus entre temps et la redistribution des forces est effective.
Ensuite, dois-je rappeler qu'avant le dollar, c'était la livre Sterling qui servait de monnaie de réserve et de paiement pour les échanges internationaux. Une (bonne) monnaie en chasse une autre.
Enfin pour terminer le système monétaire internationale est capable de se reconfigurer dans proportions que nous ne serions imaginer. Déjà repenser les taux de change flottant et associé une devises international avec un nouvel étalon.
Il y a quelques étapes que tu as sauté entre Bretton Woods et maintenant...
quand au QE :
c'est autre chose qualitativement que l'Open Market
jamais la FED n'avait détenu de titres à si long terme et de qualité relativement si faible
Un titre obligataire d'Etat reste un titre obligataire d'Etat. La signature reste relative.
Concrètement hormis d'une manière quantitative comment peux-tu faire la différence entre une simple opération d'Open Market "à l'américaine" (style FMOC) et les QE ?
Quant aux titres issue de la titrisation de crédit hypothécaire, je suis d'accord, elle est en train d’accepter quelque chose d'assez pourries. Cependant pour purger le système a t'elle le choix ?
L'élargissement des collatéraux acceptés et la durée des prêts font partie des outils des banques centrales. Je suis d'accord qu'elle ne devrait pas accepter ces junk bonds et laisser tomber le système mais prise à la gorge elle rachète.
Entre nous la qualité des collatéraux acceptés par la BCE n'est pas vraiment mieux... Dois commenter le ratio MRO/VLTRO ?
