De plus en plus "attaqué" par la presse mainstream moribonde, Jacques Sapir se défend sur son blog en publiant un billet intitulé: L'aberration de "Libération".
http://russeurope.hypotheses.org/2960
Je ne sais pas si Sapir n'aurait pas tendance à "dramatiser" un peu de temps à autre, enfin quoiqu'il en soit cet article de Sapir est superbement écrit.
Morceau choisis:
Il y a donc ici responsabilité collective de la rédaction de Libération dans la volonté non pas d’informer mais de désinformer. C’est en cela qu’il est révélateur d’un problème général qui touche une partie de la presse écrite française. On peut d’ailleurs signaler que les lecteurs de Libération, à la différence de ceux du Guardian en Grande Bretagne, du Spiegel en Allemagne, ne sauront rien des fosses communes découvertes par les insurgés après le repli des troupes du gouvernement de Kiev, ni de l’emploi d’armes à sous-munitions ou de missiles lourds, signalés par l’ONG Human Right Watch.
Tout est dit.
Voilà, pourquoi lorsque vous avez des discussions avec le premier péquin de base nourrit au TF1, M6 et Canal, il vous regarde de travers comme si étiez atteint d'autisme ou de trisomie, lorsque vous évoquez le cas de l'Ukraine ou autre.
Mais, il est clair que ce genre de distinction, et donc d’éthique, est étrangère à une partie de nos journalistes, qui vit d’ailleurs bien souvent dans des relations incestueuses avec le monde politique ou celui des affaires. La presse écrite d’information est mourante en France. Il suffit de lire The Guardian ou le Washington Post et de les comparer à Libération ou au Monde pour comprendre pourquoi.
Pour la fin, on côtoie le sublime:
Il n’en reste pas moins, exiger d’une personne mise en cause qu’elle paye pour lire les énormités sur son compte, c’est ajouter à l’escroquerie intellectuelle la rapine en bande organisée.