Jarjar a écrit:Désolé, mais ce n'est pas du libéralisme, et même au contraire et c'est ce qui me debecte le plus. ... Ce sont des défauts de nos sociétes interventionnistes et ceci soit par manque de libéralisme (la france n'est en rien libérale, hein) ou par souci d'implentation de ce modèle dans l'économie réelle.
J'entend souvent cette argumentation comme quoi le mot libéralisme serait galvaudé ou incompris, et que le "vrai" libéralisme serait quelque chose de merveilleux.
Bon, c'est d'abord un discours inaudible pour 99% des français, mais admettons...
Il y aurait donc des "vrais" et des "faux" libéraux ? un vrai libéralisme drapé dans sa pureté théorique et de "mauvaises implémentations" ?
Mais alors comment détecter les vrais des faux ? Y a-t-il une méthode infaillible ou une doxa libérale quelque part parmi le millier d'auteurs théoriciens du libéralisme ?
D'ailleurs, le libéralisme étant à la base une philosophie centrée sur les droits absolus de l'individu, un libéral a-t-il le droit d'en empêcher un autre de se proclamer libéral ?
Parmi les politiciens se réclamant ou s'étant réclamé du libéralisme : Sarkozy, Manuel Valls, Strauss-kahn, Hollande (même s'il ne le dit qu'outre-manche), Bayrou, Cohn-Bendit, le père Lepen (la fille assume moins) +les divers groupuscules centristes.
Pour compliquer les choses, Keynes lui-même, le grand interventionniste, s'est toujours déclaré partisan du libéralisme.
L'essentiel de notre classe politique, ou en tous cas les partis de gouvernement, se disent donc libéraux. C'est ce libéralisme là que les français connaissent, et pour lequel ils continuent malgré tout de voter majoritairement.
Tu auras bien du mal désormais à leur faire entendre une meilleure définition du mot libéralisme.
Mais quelle est cette définition d'ailleurs ? La non-intervention de l'Etat dans l'économie ?
Si l'on remonte aux pères fondateurs comme Adam Smith, les "vieilles barbes" du libéralisme étaient presque toujours des réformateurs sociaux, liant libéralisme politique et économique, et réclamant à l'époque davantage d'intervention de l'Etat dans l'économie. Mais un interventionnisme pour améliorer la condition ouvrière, pas comme aujourd'hui sauver des banquiers ou des fabricants de bagnoles...
Mais oublions les vieilles barbes, faisons table rase du passé comme l'on dit en face.
Tu es sans doute partisan d'un libéralisme plus moderne, plus pur et dur, plus économique que politique...
Oui mais lequel ? Parce que là y a vraiment le choix chez les "néos".
Milton Friedman ? Hayek ? Les libertariens sont-ils les seuls vrais libéraux et tous les autres d'affreux étatistes ?
Vous êtes divisés en tellement de chapelles contradictoires. Ca ne va pas être facile dans cette cacophonie de faire comprendre aux français lesquels sont les "vrais" et les "faux"...
D'ailleurs, pour raccrocher quand même au sujet, j'ai trouvé cet article amusant de "Gauche Libérale" (déjà rien que le nom du blog m'amuse) qui montre que face à la crise, les libéraux ne sont d'accord sur RIEN, ni l'analyse, ni les solutions à apporter...
http://bit.ly/yEuStY