Bonjour Abi,
J'avais lu l'article "findumondiste" de Touati, et je vais y répondre sur chaque point.
Cette transition prendra évidemment du temps. D'abord pour adapter les systèmes de comptabilité bancaire et ensuite pour émettre les nouveaux billets.
Cela prendra un peu de temps c'est vrai mais moins que la dernière fois puisque nous avons justement l'expérience récente d'un changement de devise nationale et que le franc existe toujours.
Actuellement, nous avons sur nos relevés bancaires une colonne euros à gauche, et une colonne francs à droite. Il suffira d'inverser l'ordre des colonnes, je ne doute pas que les géniaux informaticiens du secteur bancaire y parviennent en quelques heures.
Durant la période de transition de mise en circulation des billets, l'euro continuera d'être accepté comme moyen de paiement. Ce qui veut dire qu'en faisant vos achats, vous aurez le choix entre payer par carte de crédit (en francs) ou bien en espèces (euros).
Mais ceci n'est presque rien comparativement à ce qui va suivre. Car, si un pays sort de la zone euro, il ne bénéficiera plus de la «protection» de cette dernière, notamment en matière d'évolution des taux d'intérêt des obligations d'Etat.
On voit bien avec des taux grecs à un an de 300% ce qu'il en est de la "protection" de la zone euro...
Sortir de l'euro n'a d'intérêt qu'avec une renationalisation de la création monétaire. Une banque centrale digne de ce nom et libre d'agir pourra plus facilement casser les reins aux marchés financiers en cas d'attaques spéculatives.
Sans parler de l'option de la répudiation des dettes publiques qui devra évidemment rester sur la table comme un pistolet chargé...
Pour tenter de stopper l'hémorragie, le gouvernement n'aura alors d'autre choix que de rétablir le contrôle des changes et d'augmenter drastiquement les droits de douanes.
C'est une nécessité absolue ! Au nom de quoi aurions nous interdiction de protéger notre monnaie des voyous de la finance, et notre industrie des pays low cost ?
De plus, la Banque de France pourra également activer la planche à billets et monétiser la dette publique. Le problème de ce scénario, qui pourrait paraître idyllique à certains, est que la crédibilité de la France en sortira particulièrement amoindrie sur la scène internationale.
La crédibilité des USA, du Royaume-uni ou de la Suisse qui monétisent leur dette publique est-elle moindre que la nôtre ?
De plus, en créant de la monnaie ex-nihilo, c'est-à-dire sans création de richesse correspondante, l'inflation flambera vers les 8 %, ce qui grèvera encore le peu de pouvoir d'achat des Français et aggravera la récession.
C'est absolument faux. La preuve ici :
viewtopic.php?f=2&t=2116La privatisation de la création monétaire depuis 73 a abouti à davantage d'inflation au cours des 10 ans qui ont suivi, par rapport aux 10 années précédant la loi.
Enfin, pour couronner le tout, l'explosion de la zone euro imposera à la plupart de ses anciens membres de chercher des moyens de financement de leurs déficits en dehors des marchés financiers. Certains n'hésiteront alors certainement pas à se tourner vers les seuls pays qui disposent aujourd'hui de liquidités conséquentes, en l'occurrence ceux du monde émergent, et en particulier la Chine.
La Chine investit déjà dans la zone euro, alors qu'est ce qui lui fait si peur ?
D'ailleurs, l'argument ne tient pas. Avec le retour à la souveraineté monétaire, nous n'aurions plus besoin des marchés financiers ni de la Chine puisque disposant d'une banque centrale nous prêtant à 0%.
En conclusion, si la sortie de la zone euro est tout à fait possible, il faut savoir qu'elle se traduira forcément par une récession aggravée et durable, par une crise sociale sans précédent, mais aussi des guerres civiles, voire un conflit militaire.
Suffit de changer un mot et je suis d'accord avec lui.
En conclusion, si la
survie de la zone euro est tout à fait possible, il faut savoir qu'elle se traduira forcément par une récession aggravée et durable, par une crise sociale sans précédent, mais aussi des guerres civiles, voire un conflit militaire.