J'avoue avoir du mal à suivre l'argumentation éco de ton dernier post.
En tous cas, je voudrais apporter quelques précisions utiles >
la prémisse:
stagnation= inflation + récession
Ok, mais pas forcément "hyper", ni même TRES forte.
La théorie selon laquelle il y aurait forcément un lien et une corrélation inverse entre inflation et chômage est fausse, contredite régulièrement par l'expérience, surtout depuis les années 70 où l'on s'est rendu compte que la stagflation n'était pas un phénomène rare.
Globalement, pas d'accord.
De nombreux économistes et conférenciers (M.Drac, E.Chouard entre autres...) se sont appliqués à démontrer cette fameuse corrélation inverse connue sous l'appellation de "courbe de Phillips".
Evidemment, il y a des exceptions et je n'ai pas les graphiques de Chouard sous le coude, même si on doit les trouver sur son site: "PLAN C"...
Mais le fait même que la BCE ait pour seul objectif (dans son "indépendance fondatrice") de contrôler l'inflation (Euthanasie du rentier selon keynes) est directement responsable de l'explosion du chômage de masse qui est nécéssaire au fonctionnement du système capitaliste globalisé.
Il ne faut pas mélanger l'inflation structurelle, avec celle des salaires et des prix...et on n'arrive pas aux mêmes conclusions!
http://lenairu.blogspot.fr/
La stagflation n'a en effet rien d'exceptionnel et je pense qu'on se dirige vèrs CA pour la bonne raison que les politiques Européennes sont gérées, sous la pression étatsunienne par des ordolibéraux à Francfort.
A cet égard, la date-clé, cette année sera celle des élections allemandes oû une majorité significative de la population et une grosse minorité des élites ont fait le calcul que les transferts inhérents à toute Europe "fédérale" coûtent davantage en terme de % de PIB que la baisse des exportations que provoquerait une sortie de la zone avec réévaluation automatique du DM. >> A suivre de près...
Le keynésianisme est fondé sur l'inflation créée par le financement des dépenses de l'état financées à taux 0 par la banque centrale et non intégralement remboursées. (d'où l'inflation)
A partir de 1973 il n'y a plus de keynésianisme. L'état est obligé de se financer sur les marchés, à des taux supérieurs à l'inflation. A partir de 1973 tous les budgets seront déficitaires sauf en 79 et 80. Du temps où l'on pratiquait le keynésianisme, les budgets étaient globalementexcédentaires sur une durée de 5 ans. A partir du moment où on a cesséde le pratiquer les budgets sont devenus presque tout le temps déficitaires.
Quelles sont les causes de ce déficit persistant ?
Pour que les banques et la finance puisse s'enrichir au détriment de la collectivité il ne suffit pas que l'état ne puisse plus recourir au financement à taux 0 auprès de sa banque centrale. Il faut aussi que les budgets de l'état et de ses administrations soient déficitaires.
C'est donc une politique voulue, c'est un choix délibéré qui a été ratifié par tous les politiciens quelle que soit leur affiliation "d'affichage" pour la mise en dépendance des Etats-nations dans le but de pouvoir les disloquer ultérieurement, opération actuellement en cours : voir "la décomposition des nations Européennes" de Pierre Hillard, selon le modèle de L'Europe Kosovare minée d'outre-Rhin par la promotion de l'Ethno-régionalisme.
La perspective est bien entendu celle d'un messianisme mondialiste basé sur le postulat satanique que l'échec de la Tour de Babel n'est pas définitif et sur la fusion de grands blocs continentaux unifiés dans le cadre d'une gouvernance globale.
Quant à la stagflation des années 70 sa cause est connue : le choc pétrolier de 1973 directement induit par les sionistes et leur guerre du kippour.
Pompidou/Giscard/Rotschild l'ont utilisé pour changer le paradigme économique qui a cessé d'être keynésien pour devenir libéral et les Mitterrandiens ont fini la basse besogne...
Le seul moyen de mettre un terme à cette spirale infernale, c'est de recourir au financement des dépenses d'investissement de l'état par des emprunts à taux 0 auprès de sa banque centrale. L'inflation redémarrera et avec elle la croissance et le plein emploi.
Quant à la dette, dont les intérêts constituent le premier poste de dépenses du budget de l'état, il faudra faire défaut une bonne fois pour toutes selon les modèles Russes ou Argentin!
L'argent ainsi économisé pourra servir à relancer la construction de logements populaires et à financer la recherche et le développement dans des filières d'avenir comme les bio-carburants de 2e ou 3e génération qui peuvent permettre de mettre en échec le pic pétrolier et de produire l'énergie nécéssaire sans trop détruire les ressources agricoles.

