Selon plusieurs sources, l'Institut de la finance internationale (IIF), le lobby mondial des banques, propose une décote volontaire de 40% tandis que les dirigeants européens mettent la barre plus haut, entre 50% et 60%.
Le risque, "si on pousse trop loin la décote, est de pénaliser les comptes des banques", a prévenu Thomas Rocafull, du cabinet Sia Conseil, qui estime qu'une bonne solution "consiste à couper la poire en deux, à 50%".
"Toute la question est de savoir si on pourra encore dire qu'il s'agit d'une restructuration volontaire de la dette grecque", a relevé Pierre Flabbée, analyste de Kepler Capital Markets.
Dans le cas contraire, les CDS seraient déclenchés. Ces contrats d'assurance contre le défaut de remboursement d'une dette sont vendus par les assureurs ou les banques, qui subiraient de nouvelles pertes en cas de déclenchement. Surtout, cela démultiplierait les risques de contagion de la crise à des poids lourds comme l'Italie ou l'Espagne.
"Il y a des limites à ce qui peut être considéré comme volontaire", a ainsi mis en garde lundi le président de l'IIF, Charles Dallara.
Si le principe d'une décote de 50% était adopté, l'impact serait "gérable" pour les banques françaises, premières détentrices étrangères de dette souveraine hellène, assure Pierre Flabbée.
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