Le seul délai réel sont les différentes échéances pour la Grèce, tant qu'elle paie le système continue de rouler. Le soucis viendrait d'un défaut de paiement, i.e.: "paiement à la date prévue non effectué". À partir du moment où un seul d'entre eux n'est pas respecté plusieurs CDS pourront être activé, y'a des gros poissons qui ne rêvent que de ça d'ailleurs et voir que le 1er ministre du pays est un ancien de la Goldman Sachs, grosses détentrice de CDS (elle parie que la Grèce ne va pas rembourser certaines échéances prochainement)... bah ça me donne envie de parier aussi ma chemise que c'est mort.
Ce qui aurait dû vous mettre la puce à l'oreille quant à ce "jeu" des négociations c'est le fait que toutes les semaines depuis un mois on nous sort "Vendredi dernier délai pour un accord sinon c'est la data" et ainsi de suite chaque semaine une nouvelle version de leur film "Dernière chance ultime de la dernière possibilité de discuter et après c'est fini blabla bla le Retour III " sort et on nous le glisse tranquillement sous la moquette pour en ressortir un autre juste après.
Deux choses:
1- Les intérêts privés sont en concertation, mais pas tous, uniquement ceux représentés par cet institut IFI je crois, certains hedge funds pourraient refuser toute réduction et attendre leur échéance, puis réclamer le paiement de ce qui leur ai dû, aussi simple que cela. D'autant que certains attendent ce défaut avec impatience. Ou tout simplement ils ne peuvent consentir quoique ce soit.
2- Le gros des prêteurs, des instituts publics n'ont toujours pas proposé une réduction de leur côté. Surtout le FMI et la BCE qui sont considérés comme prioritaire dans le remboursement et refusent de réduire d'un centime leur prêt. Pourquoi négocier quand eux ne font rien?
Un fil intéressant sur Libération:
http://tinyurl.com/6lz6afwMon point de vue c'est que :
1- de toute façon même s'il y a réduction elle ne fera passer la dette que de 350 à 250 milliards environ, qu'est-ce que ça change? D'une échéance intenable (20 mars 2012) on devra passer à la suivante, jusqu'à l'acceptation d'un fait: Tout ce tralala pour ne pas prononcer l'interdit "La Grèce est en défaut". Car c'est de cela dont il s'agit.
2- cette affaire met en lumière l'absurdité du système monétaire, jusque dans ses principes de base. Tout n'est que mensonge, le billet dans nos mains ne représente rien, il y a bien longtemps que les Etats dépouillés de leur secteur public lucratif (Energie, Transport, Poste, Banque...) ne peuvent plus assumer les dépenses obligatoires (Education, Défense, Sécurité...) mais on nous culpabilise en nous faisant croire qu'on dépense trop alors qu'on ne dépense plus rien mais on ne fait que vivre à crédit. Mais double mensonge, non seulement on vit à crédit mais en plus ce crédit naît de rien, si ce n'est qu'on a privatisé l'imprimerie à billets.
3- ça va mal se finir. L'argent récupéré en masse ces derniers temps grâce à la BCE et la FED qui devait servir à prêter encore une fois, n'ira plus vers les obligations. L'exemple de la Grèce va sûrement faire prendre conscience aux spéculateurs privés qu'ils ne sont pas traités comme des privilégiés avec prêts garantis à 100% sans décote possible. Et où va aller tout ce super pognon virtuel? Dans les matières premières entre autres... La machine risque de s'emballer, il ne peut en être autrement quand on créé du fictif sur une énième couche d'argent fictif et qu'on s'en sert pour s'accaparer des biens réels. Car tant que ce petit jeu ne concernait que le monde des actions et obligations, on s'en fichait. Mais depuis quelques années tout se vend à la Bourse, et les spéculateurs ont accès aux plus gros stocks de matières premières en un click.
Résumé : Ou bien on crève l'abcès sur la Grèce et on admet que de toute façon on leur a prêter du vent donc on peut bien l'effacer, ou bien on continue de croire que l'argent se créé sur des serveurs, et qu'il est intouchable. Et là c'est le mur. Parce que 350 ou 250 milliards, y'a plus un grec pour payer ses taxes.