maraboo666 a écrit:Ouep. Je pense quand même qu'il faut "faire gaffe" avec les prévisions pessimistes.
Pour être un "fan" de MM.Drac,J. Sapir, H.Juvin, A.Soral et autres analystes géopolitiques et économiques sérieux, j'en sais quelque chose...
Tous ces gens, y compris de nombreux membres du Forum ici jusqu'à Stéphane en passant par moi-même (eh oui, je m'inclus dans le lot) ont raison de jouer leur rôle de sentinelle de l'opinion...mais il faut faire tres attention AU TIMING de "l'effondrement à venir" que ce soit en Grèce, en Espagne, ailleurs en Europe, voire aux US (la fausse monnaie $$$ etc....)
les "perspectives de crise", pour reprendre le titre de la derniere conférence de M.Drac ne sont pas roses en effet et il vaut mieux être prêt à TOUT ce qui ne signifie pas PANIQUER et FAIRE N'IMPORTE QUOI!
Rappelez-vous: beaucoup parmi les "analystes sérieux"pronostiquaient en octobre 2011 que l'Euro ne passerait pas l'hiver...Je lis ici ou là que la finance spéculative US, vaste pyramide de Ponzi est au bord de l'écroulement (Liesi ...) Que la Grece est au bord de la guerre civile, que L'Espagne est sur le "grand toboggan" etc etc...
JEe pense que tout cela est VRAI, mais qu'on a tous tendance à SOUS-ESTIMER la RESILIENCE du système, sa capacité à s'organiser, à gérer sa fuite en avant et sa propre survie (temporaire) avec un acharnement thérapeutique certes inutile et couteux, mais sans précédent.
Croyez bien que le Cartel Banquaire, les grands fonds de pension de l'oligarchie mondialiste ont plus d'un tour dans leur sac POUR FAIRE DURER LA CRISE A UNE INTENSITE BASSE le temps qu'ils estiment nécéssaire pour préparer l'ajustement progressif du niveau de vie des peuples occidentaux sur les standards moyens des BRICS...
DONC: prudence dans les prévisions!
Perso, je dirais...Ok> pêut -être le "plongeon définitif" de L'Espagne pour 2013/2014 et encore...
Certains ici trouvent les commentaires assez flippants . A juste titre, me semble-t-il. Et ça peut les entraîner à prendre des décisions DANGEREUSES ou CATASTROPHIQUES.
Exemple, pour bien faire comprendre le fond de ma pensée. Vers la fin 2011, un peu trop vite persuadé de l'imminence du collapsus des banques et du système, j'ai "conseillé" à certains de mes amis (et même des membres de ma famille...) de VITE liquider leurs PEL et autres assurances-vie pour acheter des MPx...Ils ont souri, rien fait du tout, mais ils se sont renseignés quand même sur les cours de l'or.
MEA CULPA > Maintenant ils me regardent avec une certaine condescendance en me faisant comparer les (certes )faibles gains de leurs livrets avec CE QU'ILS AURAIENT PERDU EN M'ECOUTANT en faisant par exemple la différence entre les plus hauts de l'automne 2011 avec les plus bas d'aujourd'hui en ce qui concerne l'or.
Et pour des sommes importantes: C'EST PAS DES CACAHUETES...
Je crois que pour "contrer" la doxa économique officielle, on a tous un peu trop tendance à jouer les "Cassandre" et ensuite, on perd notre crédibilité auprès, je dirais... des gens "ordinaires"...
MORALITE : RIEN EST SÛR, LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN et REFLECHISSEZ A 2 FOIS AVANT D'INVESTIR VOTRE POGNON...![]()
Tout d'abord les personnes que tu cites ne sont pas vraiment des références en matière d'économie.Soral n'est rien ni personne et tu dois être jeune pour qu'il attire ton attention....certes ils ont une bonne visibilité sur la toile avec "égalité et réconciliation", mais ça s'arrête là.Ne le prends surtout pas mal, mais Soral en particulier a des thèses très limites et de surcroît utilise des semi-vérités pour en tirer des conclusions complètement erronées.
Ensuite il faut comprendre pour quelles raisons les scénarios catastrophes ne se sont pas produits.Les QE et les LTRO ont servi et serviront encore aux Etats-Unis à gagner du temps, mais aussi à creuser un peu plus profond le trou dans lequel nous nous trouvons.
Le système n'a aucune résilience, car il ne repose sur rien.Aux Etats-Unis avoir injecté en 4ans autant de monnaie fiduciaire qu'en 90ans avec aucun impact sur le chômage, comme sur la croissance est la preuve que les leviers ne fonctionnent plus et que les Etats n'ont tout simplement plus de solution.Parler de résilience est naïf, quand on connaît l'Histoire, qui elle est malheureusement vouée à se répéter, car une seule chose est immuable sur terre: la nature humaine.L'Histoire est composée presque mécaniquement de périodes de croissance, de prosperité, de crises, de faillites de pays, de guerres et de reconstructions.On peut avoir foi en l'être humain mais l'Histoire prouve le contraire et le présent le confirme.Les erreurs passées se répètent et nous n'en apprenons rien.
Rien n'est sous contrôle à l'image de la crise des subprimes et 4ans plus tard, JP Morgan affiche une perte de 5Milliards prouvant que rien à changer.
Sans parler bien sûr de la crise écologique.....
Les économistes qui prévoyaient la fin de l'Euro en 2011 oubliaient la difficulté qu'ont eu les pays de former cette union et la volonté des gouvernements à s'y cramponner à tous prix....
La Grèce et l'Espagne sont dans la même situation dramatique.Les sauver ou les conserver dans l'Union sont toutes deux des options cataclysmiques.
Parler de "cartel bancaire", c'est ne pas connaître le monde de la finance.Chaque Banque attend qu'une seule chose c'est d'en voir une blessée, afin de l'attaquer.Le problème ne vient pas des Banques, mais des Etats à vouloir les sauver (ce qui est contraire au capitalisme et se rapproche davantage du socialisme) et leur renoncement à les réglementer.Le message que les gouvernements transmettent est: faites ce que vous voulez, car si vous coulez nous viendront vous sauver.Donc, le risque devient nul.En contrepartie, les gouvernements en place ont besoin des Banques pour se faire réélire (le seul et unique but de tous les dirigeants) en octroyant du crédit pour doper au maximum la croissance.
Les BRICS sont dépendantes de la croissance des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon....
La réalité c'est l'endettement des pays, de leurs incapacités à pouvoir rembourser et la fatalité de la faillite ou de la guerre dans le pire des cas.Les Etats unis 150% d'endettement par rapport au PIB, le Japon 250% et l'Europe....
La guerre ou la crise feraient les affaires des puissants, l'effondrement du système un peu moins.
Les gouvernements ont jusqu'à présent fait tampon, le problème c'est que le surendettement a une fin quand il faut passer à la caisse et c'est maintenant.Les réels effets de la crise sont à venir et lorsque les Médias commenceront à en parler violemment, ce sera non seulement trop tard, mais aura un effet boule de neige.

