par maraboo666 le Mer 13 Juin 2012 14:46
@ Bilbox > Bon.
En gros le socialisme se développe en France à partir de 1815 avec ses diverses composantes :syndicalistes révolutionnaires, utopistes, futur anarchistes,"orwelliens" etc...+ les "scientifiques" qui s'opposent à l'individualisme des émules d'A.Smith, de Locke et de B.Constant .
Il s'agit d'une critique radicale, c'est à dire en dehors du clivage droite/gauche des partis "bleus" du XIXe siècle, qui constate le "naufrage de la rationalité marchande dans les eaux froides du calcul égoîste ..." (K Marx.) et y réagit vigoureusement.
Nb> Citation précédente de mémoire sans doute approximative et tronquée...
Chez Marx dont à aucune page de son immense oeuvre, on n'a jamais relevé la moindre revendication d'appartenance à une quelconque "gauche" -une quasi-insulte à la table familiale-, il s'agit d'établir les règles d'une sorte d'évolution des especes (les fameuses "classes") sociales dont la lutte est le moteur de l'histoire et de tordre le cou au "socialisme dit utopique" qu'il dénonce sans relache avec cette sorte de naîveté positiviste qui imprègne l'époque.
LE SOCIAL, c'est la société du bien commun ( d'oû procédera le futur "communisme" dans son sens générique de société sans classes, utilisé par A.badiou) qui s'oppose donc aux tenants du fameux "libéralisme scientifique", les 1ers économistes autoproclamés, pionniers d'une longue série...
N'oublions pas qu'en raison de la racine même du mot, les 1ers sociologues (Durkheim etc..) sont de facto assimilés, à juste titre au début d'ailleurs, aux socialistes!
Le "noble mot" est lui-même inventé par un Français nommé Leroux dans les années 30 (de 1800...)
Les socialistes sont "les rouges" qui s'opposent aux bleus ( conservateur s/libéraux/républicains), tenants de la fameuse idéologie du progrès très bien analysée par un C.Lasch et un J.C Michéa (grand orwellien devant l'éternel comme chacun sait), aussi bien qu'aux blancs à fleur-de-lys de la réaction inégalitaire, version ancien régime.
C'est seulement après le compromis historique, né des développements de L'Affaire Dreyfus et après bien des soubresauts que la gauche (la vraie) se dissout dans le marais de la bien-pensance républicaine/libérale pour aboutir à la fameuse "seconde Gauche" que mitterrand finira de liquider en 1983 avec le brio que l'on sait...
On voit donc bien que les fameux "économistes" tout à leur rigueur quasi kabbaliste et voués à la culture du nombre "incontestable" SONT DES L'ORIGINE (et par définition, en quelque sorte) LES ENNEMIS jurés des opposants au système capitaliste (celui des seuls intêrets privés bien compris comme motivation de l'espèce) tel qu'il naît, se développe, se gonfle en bulles spéculatives et n'en finit plus de mourir !
* petit rajout après relecture > Bien sûr, je ne veux pas dire qu'AUJOURD'HUI, il n'existe pas de "vrais" économistes, mais simplement que leur domaine (y compris l'économie dite politique) ne peut être assimilé à une science exacte et c'est tant mieux!
Ceci explique sans doute pourquoi les économistes dignes de ce nom sont une espèce RARE (voir mon classement D'E.Cohen à Attali >LoL<) à l'inverse des employés de banque qui revendiquent le même titre...*
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maraboo666 le Mer 13 Juin 2012 17:09, modifié 2 fois.
"Qu’est ce que l’Histoire, sinon une fable sur laquelle tout le monde est d’accord ?" (Napoléon Bonaparte)