Le lien du Monde apporté par Tony333 est intéressant.
J'avoue ne pas avoir la patience de copier/coller chaque paragraphe pour le commenter (

), mais l'auteur semble dire une bonne partie de la vérité, au moins celle plus ou moins compatible avec le système...
Il est ainsi indéniable que la "Vraie" crise à laquelle nous sommes confrontés n'est pas la crise financière dont on pourrait "sortir" par une simple moralisation du capitalisme, mais qu'elle remonte beaucoup plus loin, en fait au milieu des années 60 et au
défaut masqué des Américains sur le dollar (Nixon>1971).
L'auteur semble avoir bien intégré les 2 ouvrages majeurs de Michel Drac (et leurs conclusions) que sont:
1) Crise économique ou coup d'état et
2) Crise économique/crise du SENS...
Il s'agit, bien sûr de la crise globale du capitalisme américano-centré et de la dominance occidentale ou pour le dire autrement, du déplacement de son centre de gravité vers L'EST.
A un niveau encore plus profond, de la mise en place du néolibéralisme (autrement dit "totalitarisme de marché").
Le mot de totalitarisme étant lui même légitimé par la définition classique d'A Harendt de destruction de la perception du réel et du sens par le déracinement: mise hors-jeu de l'économie productive, vampirisée par la haute-Finance et ses fameux "territoires de surcodage" dont nous parle Drac à propos du monde d'Enron...
Au début des années 90, l'oligarchie financière américaine à fait le choix de l'alliance avec l'Oligarchie asiatique (chinoise) pour gagner la lutte des classes en occident, d'ou les choix de rentabilisation délirants des excédents d'épargne dans les bulles financieres spéculatives afin de pallier la disparition des marchés solvables, d'oû la mise à feu de détonateurs (Subprimes/ crise des dettes occidentales/CDS...) pour masquer l'effondrement économique réel en cours et en faire supporter le poids aux peuples occidentaux de plus en plus "tiermondisés".
C'est ce qu'on appelle "les politiques d'ajustement structurels" en Novlangue!
Mais l'auteur de l'article du "Monde" s'arrête évidemment là ou il ne saurait pointer du doigt les responsables qui n'existent pas et la vision vétéro-testamentaire, ultraviolente et inégalitaire de certaines communautés qui dirigent l'ordre des choses depuis la coulisse...
Bien sûr qu'il suffit de regarder autour de soi pour constater que "monsieur-tout-le-monde" lui aussi ,participe de la catastrophe.
Seulement ce n'est pas lui qui a mis en place la société du spectacle et sa fabrique du consentement dont la perfection atteint aujourd'hui des sommets que ni A.Huxley, ni G Orwell n'auraient osé imaginer...
Je finirai avec une déclaration d'un trans-courant (comme Tony), mais peu appprécié par lui:
" Celui qui ne réussit pas à nommer l'adversaire ne fait le travail qu'à moitié; celui qui n'essaye même pas est un collabo."
A méditer...
