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Les chroniques de Jacques Sapir

Forum de discussions générales sur l'Or. Analyse des cours de l'or, actualité économique, financière et géopolitique. Fondamentaux de l'or et des métaux précieux.

Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar Dan le Mar 30 Oct 2012 03:42

Jacques Sapir/ 29 octobre 2012
Demonetarisation de l economie grecque (mise en place d'un systeme de troc) proche
http://www.youtube.com/watch?v=SxrIC41n4q8
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Dan


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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Mar 30 Oct 2012 13:25

Bien joué dan, j'allais poster > tu m'as grillé sur ce coup-là. ;)
Je viens d'enregistrer cette vidéo sur mon disque dur pour la postérité...
Alors la Grèce, l'Italie et les autres: 3 solutions -point barre!
Putain, le mec il a le mérite d'être clair, hein? :mrgreen:
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maraboo666


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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Ven 2 Nov 2012 21:57

Image
LA ZONE EURO SUR LE CHEMIN DE LA RUSSIE en...1998! par Jacques Sapir.
Les pays d’Europe du Sud continuent de s’enfoncer dans la crise, comme on le voit en Grèce et surtout en Espagne. Contrairement à ce qui est affirmé dans la presse française et par des hommes politiques de premier plan, la situation économique ne s’améliore pas, loin de là. Elle tend même à se détériorer rapidement. Les affirmations récentes selon lesquelles la sortie de la crise de l’euro serait en vue sont irresponsables car elles ne permettent pas de se préparer au futur.

En fait, les pays du sud de la zone Euro connaissent actuellement deux problèmes communs, l’un lié à la disparition de l’offre de crédit et le second provenant de l’impact des politiques d’austérité sur l’activité économique, à travers ce que les économistes appellent le « multiplicateur des dépenses publiques ».

L’effondrement du crédit.

Dans les pays considérés (Espagne, Grèce, Portugal et, en partie, Italie) on observe une forte contraction de l’offre de crédit qui est liée aux problèmes suivants :

(i) L’anticipation d’un possible retour aux monnaies nationales engendre une attitude des banques ou ces dernières utilisent les capitaux collectés dans le pays (considéré comme potentiellement « mou » s’il devait recouvrer sa souveraineté monétaire) pour les prêter dans pays considérés comme potentiellement « durs », comme l’Allemagne, la France, les Pays-bas, etc…Ceci conduit au mieux à une raréfaction du crédit (cas du Portugal et de l’Espagne) et au pire à sa quasi-disparition (Grèce). Or, le crédit bancaire joue un rôle important dans la liquidité du crédit fournisseur et dans l’alimentation du capital circulant des entreprises. Sa disparition provoque une contraction de l’activité MÊME quand une demande solvable existe.

(ii) Une fuite des capitaux des pays considérés comme ayant des monnaies potentielles « molles » vers des pays aux monnaies potentielles « dures ». Ceci est visible via le compte TARGET-2 de la Banque Centrale Européenne et se traduit aussi par une raréfaction des liquidités et donc du crédit dans les économies considérées.

(iii) Le risque bancaire élevé en Grèce, Espagne et Portugal, explique enfin la réticence des banques à prendre des risques supplémentaires. En Espagne on estime que les « bad loans » (crédits « pourris ») atteignent 180 milliards d’euros (en août 2012) représentant 10,5% de l’actif des banques. Ce risque se traduit par une forte baisse de l’activité de crédit interne des banques. En Grèce, on a abouti à un quasi-arrêt des opérations de crédit. Au Portugal, le phénomène tend actuellement vers le niveau observé en Espagne.

Voilà qui précipite ces économies dans la dépression en ajoutant une crise de liquidité à la forte réduction de la demande. De fait, on est en Grèce et en Espagne dans une situation similaire à celle que l’on connaîtrait si les banques s’étaient effondrées. Le fait que les banques soient « techniquement » vivantes ne change rien à la situation. Cela signifie que l’approvisionnement en liquidités de l’économie va dépendre de plus en plus de l’État et de la part du système bancaire qu’il continue de contrôler.

Les effets de l’austérité fiscale et budgétaire.

Mais, ceci implique aussi que l’activité dépendra des dépenses publiques sur une plus grande échelle que ce qui était initialement prévu car à la dimension « demande » de ces dépenses vient s’ajouter celle « alimentation en liquidités ». Or, les dépenses publiques sont les premières touchées par les politiques d’austérité. Voilà pourquoi on assiste à un effondrement de l’investissement dans ces pays. Avec cet effondrement de l’investissement, ce sont les conditions de compétitivité à moyen terme qui sont mises en cause. Or, si la compétitivité de ces pays baisse à moyen terme, les efforts qu’ils auront consentis dans des politiques de dévaluations internes sauvages n’auront servi à rien. De ce point de vue, la situation de l’Espagne et de la Grèce, ou la baisse des investissements a été la plus forte, apparaît comme la plus dangereuse.

Il est désormais reconnu, même par le FMI , que les politiques d’austérité ont des impacts très négatifs sur le niveau d’activité. Cette reconnaissance d’une situation de fait n’exclut cependant pas des imprécisions et des illusions, dont certaines semblent profondément ancrées dans la culture idéologique de cette organisation.

La valeur du Multiplicateur des Dépenses Publiques, autrement dit de la variable mesurant la relation entre ces dépenses et l’activité économique est évidemment cruciale pour juger de l’efficacité ou non d’une politique d’austérité. Si la valeur de ce multiplicateur excède 1, alors une augmentation des dépenses publiques engendrera un accroissement plus que proportionnel de l’activité, mais en cas de contraction, cette dernière sera aussi plus que proportionnelle. Jusqu’au mois de juillet 2012, le consensus des économistes était que ce multiplicateur était inférieur à 1 et donc qu’une contraction des dépenses publiques aurait un effet moins que proportionnel sur l’activité.

Ce fut le fondement théorique des politiques d’austérité. Certains auteurs soutenant que ce multiplicateur était en réalité très faible (comme on l’avait entendu en Russie dans les années 1990). Les faits ont infirmé ce postulat. Un calcul récemment diffusé par le service des recherches de NATIXIS estimait la valeur de ce multiplicateur à 1,7 pour l’Espagne et 2,2 pour l’Italie . De telles valeurs signifient l’échec des politiques d’austérité qui entraînent des chutes plus que proportionnelles de l’activité et se traduisent logiquement par de moindres recettes fiscales en fin d’année. Concrètement, on se retrouve avec le même déficit budgétaire (voire un déficit aggravé) qu’avant le plan d’austérité !

La Grèce est donc aujourd’hui sur une trajectoire très inquiétante et, compte tenu des problèmes spécifiques que ce pays connaît, le PIB devrait encore baisser de -6% en 2013. L’Espagne, qui était jusqu’à présent en récession devrait entrer en dépression au quatrième trimestre de 2012 et ce au moins jusqu’au second trimestre de 2014. L’évolution du Portugal, fortement lié à l’Espagne, devrait elle aussi empirer. Reste le cas de l’Italie, qui représente la 3ème économie de la zone Euro.

Les réponses proposées par les institutions européennes et les gouvernements de la zone Euro ne sont pas à la mesure de la tragédie que connaisse des pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Ces réponses sont dérisoires par rapport aux problèmes posés dans l’immédiat. L’effondrement du crédit paralyse de manière croissante des secteurs qui pouvaient encore produire et exporter. Dans le cas de la Grèce, il engendre même la démonétarisation partielle de l’économie. C’est un phénomène qui a déjà été observé en Russie de 1995 à 1998 alors qu’étaient appliquées mutatis mutandis des politiques comparables . La démonétarisation, qui est aussi liée au phénomène de manque de confiance dans la capacité de paiements de ses clients (pour une banque ou une entreprise) et qui de ce point de vue est directement liée avec l’effondrement de l’économie , a entraîné une contraction brutale des ressources fiscales, qui a abouti à la crise de l’été 1998, avec un défaut sur la dette souveraine et une dévaluation massive.

Les politiques d’austérité, par leur ampleur et leur violence, ont aussi fait basculer ces pays dans des logiques de récession puis de dépression, qui conduisent d’ailleurs à accroître ces mêmes politiques, en provoquant des effets toujours plus destructeurs. Il faut signaler que, ici aussi, une comparaison avec la Russie s’impose dans la mesure où on est en présence des mêmes erreurs, fondées sur les mêmes théories, en ce qui concerne les effets présumés des politiques d’austérité. À croire que les économistes n’ont rien appris et tout oublié . La zone Euro est en train de vivre le même scénario que la Russie en 1997-1998. Mais c’est un scénario dont la fin est écrite.

Source : RIANOVOSTI (tribune libre) 02/11/2012
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar Dan le Lun 5 Nov 2012 23:13

Jacques Sapir, 05 novembre 2012
Rapport Gallois
http://www.youtube.com/watch?v=_i518EvjiII
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar Dan le Lun 5 Nov 2012 23:16

maraboo666 a écrit:Les pays d’Europe du Sud continuent de s’enfoncer dans la crise, comme on le voit en Grèce et surtout en Espagne. Contrairement à ce qui est affirmé dans la presse française et par des hommes politiques de premier plan, la situation économique ne s’améliore pas, loin de là. Elle tend même à se détériorer rapidement. Les affirmations récentes selon lesquelles la sortie de la crise de l’euro serait en vue sont irresponsables car elles ne permettent pas de se préparer au futur.

C est quand meme grave que l on rassure le grand publique alors que les gens avertis voient bien que l economie est degradee de maniere irreparable.
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Mar 6 Nov 2012 10:01

Jacques Sapir, 05 novembre 2012
Rapport Gallois

Proverbe à portée galactique :
Quand il existe 2 solutions envisageables à un même problème, l'une bonne (mais impossible), l'autre catastrophique (mais susceptible de passer par ce nouvel art de la propagande qu'on appelle désormais "pédagogie"), nul besoin d'être un prophète pour prédire avec certitude la ligne qui sera suivie... ;)
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Dim 11 Nov 2012 15:40

Jacques Sapir sur "l'hypothèse fédérale" > 10 novembre 2012 >
http://russeurope.hypotheses.org/453
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Lun 12 Nov 2012 17:33

novembre 2012Jacques Sapir chiffre le coût de la sortie de l’euro

C’est un nouveau papier essentiel que Jacques Sapir vient de faire sur la monnaie unique européenne. Il y étudie de manière précise non seulement le coût de la sortie de l’euro mais aussi (aspect souvent oublié par les défenseurs de cette tour de Babel monétaire), le coût du maintien. Saignant.

Le coût de la sortie n’est pas énorme

Tout d’abord, il souligne que l’expérience de l’ex-URSS montre que « le coût technique de l’introduction d’une nouvelle monnaie est de 300 à 700 millions d’euros, selon la taille du pays », soit 0,07% du montant des prêts accordées par la BCE aux banques. Pour lui, il n’y aurait pas d’impact sur les dettes publiques dans le cadre d’une dissolution car « toutes les dettes, qu’elles soient publiques ou privées, sont instantanément re-dénominées en monnaie nationale. Telle est la règle de droit internationale ». En outre, Jonathan Tepper rappelle que 85% de la dette français reste de droit français.

Bien sûr, le prix des importations augmentera, mais c’est justement le moyen de rééquilibrer son commerce. Les dévaluations britannique, suédoise et islandaise ont permis de relancer leurs économies… Bien sûr, l’Allemagne exporterait moins, mais elle avait supporté les dévaluations de1993 et la baisse du prix de ses importations apporterait du pouvoir d’achat à sa population. L’argument de la désorganisation des relations commerciales entre les pays de la zone euro est risible : nous arrivions bien à commercer ensemble avant l’euro et nous parvenons toujours à le faire avec des pays qui n’ont pas la même monnaie.

Enfin, il est bien évident qu’une sortie de la monnaie unique aurait des conséquences sur les banques. Néanmoins, pour Jacques Sapir, le coût serait de seulement 35 à 50 milliards d’euros pour l’ensemble de la zone euro (hors restructuration des dettes souveraines), un chiffre très limité par rapport aux montants actuellement engagés pour essayer de faire marcher le machin monétaire européen. Il faut noter que les banques, anticipant cette éventualité, s’y préparent, ce qui limiterait les problèmes…

Le coût du maintien de l’euro

Bref, Sapir tord le cou à l’idée, trop répandue, que la sortie de la monnaie unique provoquerait les sept plaies d’Egypte, un effondrement du pouvoir d’achat, du chômage, un défaut sur les dettes, une faillite du système bancaire… ce qui arrive aujourd’hui aux pays qui essaient d’y rester. Pire, toute l’histoire économique démontre le contraire, comme l’a rappelé l’économiste anglais Jonathan Tepper, dans une étude de la fin d’une soixante d’unions monétaires dans le siècle précédent. Mais nous avons davantage droit à des évangélisations qu’à des des discours rationnels.

Mieux, Sapir chiffre également le coût du maintien dans l’euro. Outre la participation de la France au FESF et au MES (qui nous engage jusqu’à 160 milliards d’euros), il a calculé le coût annuel provoqué par cette expérience monétaire hasardeuse, qui pénalise notre croissance et a fait exploser le chômage. Pour lui, il se chiffre aujourd’hui à 48 milliards d’euros par an (2,4% du PIB) – hors pertes (prévisibles) du FESF - soit près du double du coût de la sortie (non récurrent).

Ce faisant, l’économiste se fâche en soulignant que « conserver l’euro signifie plonger pour au moins 10 ans, et très probablement plus, les pays du sud de la Zone euro dans une dépression structurelle (…) Il faut être fou pour croire que les situations de ce genre puissent perdurer sans engendrer de graves troubles politiques et sociaux ». Il craint le « retour à des régimes dictatoriaux » et « des situations de guerres civiles » et qualifie l’entêtement actuel de « folie enfantine ».

Il conclut en appellant les dirigeants européens à « choisir la voie du courage, celle de reconnaître une erreur avant qu’il ne soit trop tard (…) abandonner l’utopie de la monnaie unique pour sauver la construction européenne ». On ne saurait mieux dire.

12 Novembre sur BFM-TV:
http://www.youtube.com/watch?v=i-79zhGYObA&feature=player_embedded
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar Stephane le Lun 12 Nov 2012 19:19

Intéressant ce chiffrage.
Je ne connaissais pas vraiment Jonathan Tepper, mais ça semble un bon complément aux analyses de Sapir :
http://www.gaullistelibre.com/2012/02/l ... t-pas.html
Stephane

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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Ven 16 Nov 2012 18:31

14 Novembre 2012 > En Grèce, un crime est en train de se commettre sous nos yeux > Jacques Sapir.
http://russeurope.hypotheses.org/490
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