@Crassus,
Ton scenario est irréaliste.
D'une part c'est illégal et d'autre part elles n'auraient aucun intérêt de le faire.
La seule chose possible est qu'elles relèvent les taux d'intérêts variables.
Pour ceux qui remboursent, pas de risque de saisie.
Ce qui peut par contre arriver c'est en cas de faillites bancaires, des ventes massives de leurs patrimoines immobiliers venant inonder le Marché de l'offre comme en 1991....
@Iron Man
Par contre l'offre est théoriquement largement en dessous de la demande.[....]
Je pense qu'ils vont (papy boomers) participer plus à la demande que l'offre, ce sont en partie ceux détiennent les clés du marché de l'immobilier et aux vues de leur pouvoir d'achat, ils vont continuer à bloquer les prix et les faire même monter.
Les primo-accédants n'ont plus l'argent pour acheter et ceux qui avaient à le faire l'ont déjà fait poussés par le prêt à taux zéro.
Les seniors quittent leur logement trop grand pour eux et vont se mettre à vendre afin de conserver leur pouvoir d'achat.
Ils ont besoin de liquidités, donc se défont et se déferont de leur patrimoine immobilier.
Une fois que l'immobilier baisse on ne sait jamais jusqu'où cela peut aller, c'est comme en période haussière.
Les rentabilités deviennent dérisoires.
Le risque de contentieux locatifs et d'arrêt de remboursement de prêt augmentent avec le chiffre du chômage.
Enfin les gens ne sont pas idiots entre de l'argent en banque et un crédit il risque de choisir le palpable.
Les gens lorsqu'ils ont peur et n'ont plus confiance, ils sont paralysés par tout risque intrinsèque que l'investissement immobilier procure.
Ceux qui peuvent payer cash sont en grande majorité des propriétaires qui ne prendront pas le risque de ne pas être payés par leur loctaire.....
L'économie est un cercle vicieux et l'immobilier son baromètre.
Je constate que ce marché est stagnant. Que l'offre y est rare depuis pas mal de temps et qu'a chaque fois qu'un bien se libère, il est quasiment absorbé dans la semaine qui suit. La demande malgré les prix reste très forte. Il faut se battre dans certains coins de la banlieue pour obtenir une vente ou une location, se battre.
La stagnation des prix est le terme utilisé par les professionnels pour ne pas utiliser celui de baissier.
Ton analyse était bonne en début d'année, plus maintenant.
Les biens mettent beaucoup plus de temps à se vendre, les acquéreurs ont des moyens qui se restreignent alimentés aussi par le flou de l'avenir, les vendeurs n'ont pas encore pris conscience du phénomène et maintiennent leur prix élevé ce qui favorise un grippage.
Deuxième point, pour être (trop) proche des banques, je constate dans la bouche de certains directeur d'agence que ce ne sont plus les banques qui rechignent à prêter mais les Français qui ont de moins en moins envie de contracter un crédit.
Les deux sont vrais, car les Banques calculent leurs risques d'impayés avec des critères de plus en plus restrictifs.