Qu'il soit destiné à la joaillerie ou à l’investissement, l’or ne se caractérise pas comme un bien de première nécessité. Il n’est pas indispensable au développement de notre planète. Sans or, le monde continuerait de tourner, alors qu’il n’est pas envisageable de transporter l’électricité sans cuivre, de construire des voitures sans acier ou des avions sans aluminium.
La composante majeure du prix de l’or provient d’un facteur psychologique dû à son intérêt comme valeur refuge. Cette différenciation majeure par rapport aux autres métaux précieux, explique la progression sans faille du métal doré.
En effet, l’once d’or vient d’accomplir 12 années de hausses consécutives ; c’est bien sûr historique ! Néanmoins, il convient d’intégrer cette performance graduelle et exceptionnelle dans la trajectoire globale des matières premières. Ces dernières évoluent positivement à l’intérieur de cycles réguliers d’augmentation des prix. Cercle vertueux car plus les matières premières montent plus l’inflation s’intensifie et plus les investisseurs se dirigent vers l’or.
Historiquement, ces phases haussières ont été identifiées avec notamment la période 1968/1982 qui avait vu l’explosion des cours du pétrole. Actuellement on pourrait raisonnablement penser que l’on arrive proche de la fin d’un dernier cycle qui a commencé globalement depuis 1998/2000. C’est le temps qu’il faut en moyenne pour que l’offre s’ajuste à la demande sur l'ensemble des matières premières ; confirmation que les performances ne peuvent se décliner à l’infini.
Les cours de l’or se stabilisent depuis plusieurs mois, correspondant à une large phase de réflexion de la part des investisseurs dont la motivation pour acheter le métal jaune a toujours été multifactorielle (protection contre l’inflation, perte de confiance du dollar et recherche de diversification des placements).
L’once d’or est-elle au début d’une correction plus prononcée où s’agit-il, simplement, d’une réaction secondaire baissière, s’intégrant dans un rallye décennal interrompu ?
L’or a une particularité que les autres métaux n’ont pas. Il est facilement disponible et ses stocks mondiaux représentent 60 fois la production annuelle ; de quoi alimenter, sans distorsion de marché, les faibles besoins industriels (12% de la demande).
De plus, les coûts d’extraction dans le monde s’élèvent en moyenne à 700 USD ce qui laisse de la marge à une baisse des prix sans que la rentabilité des gisements miniers ne soient globalement mise en difficulté.
Techniquement, en données hebdomadaires, les cours forment une phase de consolidation confirmant les doutes des investisseurs pour la durabilité de cette longue tendance haussière.
Depuis le pic des 1920 USD de juin 2011, le métal précieux dessine un large couloir horizontal et la configuration milite fortement pour une nouvelle décélération des cours. Les moyennes mobiles 20 et 50 semaines donnent des signes de faiblesse, préparant le terrain à un potentiel de repli plus intense en direction des 1560 USD. Cette perspective trouverait une entrave en cas de nouvelle relance positive au-dessus des 1700 USD.
http://www.zonebourse.com/GOLD-4947/ana ... que-34433/

