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Les chroniques de Jacques Sapir

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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Sam 16 Fév 2013 13:17

Grèce : Vers l’insolvabilité


15 février 2013
Par Jacques Sapir

Les nouvelles qui parviennent de Grèce sont chaque jour plus tragiques. S’il fallait un exemple de la faillite des politiques d’austérité, ce pays nous en fournirait un éclatant. Mais ce pays n’est pas un « exemple ». Il est constitué de 10 millions de personnes qui souffrent sans aucun espoir de secours. La Grèce est dans une voie sans issue, au bout de laquelle il ne peut y avoir que le défaut sur le reste de la dette, une partie ayant été déjà restructurée dans des conditions qui s’apparentent à un défaut ordonné. Il est clair que, d’ici le mois de juin, la Grèce sera de nouveau insolvable.

Le dernier accord signé à l’automne dernier entre le gouvernement et la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’Union Européenne, prévoyait que les intérêts de la dette grecque seraient payés par des prêts de ladite Troïka, à charge au gouvernement de dégager un surplus sur les comptes courants du Budget (ce que l’on appelle un « excédent primaire »). Or, cet objectif s’éloigne de plus en plus. Les recettes liées à la TVA et aux taxes aux importations ont diminué de 8,7% au deuxième trimestre 2012 et de 10% au troisième trimestre1. Les taxes sur le revenu et la propriété, qui avaient connue une forte augmentation lors du second trimestre 2012 par rapport à la même période de 2011 (+29%) ont vu leur rythme annuel d’accroissement chuter au troisième trimestre (+10%). Les premières indications sur le 4ème trimestre de 2012, et surtout sur le mois de janvier 2013, montrent que ces recettes connaissent elles aussi une baisse absolue. Pour le mois de janvier, il a manqué au budget 246 millions d’Euros pour être en équilibre. Le gouvernement a donc décidé de réduire autoritairement les dépenses d’un même montant, engageant ainsi un mécanisme dont il n’a aucune idée et qui va précipiter la catastrophe.

Une partie de ce mouvement s’explique, bien entendu, par la dégradation continue de l’activité économique du pays. La production (au sens du PIB aux prix courants, car c’est lui qui sert de base à la fiscalité) n’a été lors du 3ème trimestre 2012 que de 51,7 milliards d’euros contre 55,7 milliards à la période équivalente de 2011, soit une baisse de -7,1%. Les résultats du 4ème trimestre, qui viennent tout juste d’être publiés sont encore plus mauvais. La production est tombée à 47,2 milliards, soit une baisse de -7,3% par rapport aux chiffres de la même période de 2011.

Mais, l’évolution des chiffres de la production montre une réduction plus faible que ce que l’on constate avec les impôts. L’effondrement de la production n’est donc pas la seule cause de ce phénomène. Ce qui est désormais en cause, c’est la rupture de la discipline fiscale, tant de la part des entreprises que de la part des ménages. De ce point de vue, les témoignages se multiplient sur la mise en place d’une économie parallèle, d’une économie de survie, en dehors de l’Euro et donc de la possibilité pour le gouvernement de lever des impôts comme le montre le blog tenu par un anthropologue grec, Panagiotis Grirgoriou, mais aussi comme en témoignent de plus en plus souvent les journaux. La Grèce est donc entrée dans la deuxième phase de la politique de « super-austérité », celle où les agents économiques, qu’il s’agisse des entreprises ou des ménages, fuient massivement l’économie officielle et cessent de payer les impôts. Ce phénomène fut déjà observé en Russie, de 1995 à 1998. Le gouvernement avait tenté de réagir en coupant sauvagement dans ses dépenses et en ne payant pas ce qu’il devait payer (par exemples les salaires des personnels de santé et des professeurs mais aussi les commandes d’État aux entreprises). Le résultat fut, outre une aggravation de la crise, que les entreprises n’étant plus payées par l’État cessèrent complètement de payer leurs impôts. La politique de « super-austérité » aboutissait à reproduire le déficit budgétaire contre lequel elle était censée lutter. C’est très précisément ce qui est en train de se mettre en place aujourd’hui en Grèce. Le déficit a été pour le mois de janvier de 246 millions. Il devrait s’amplifier dans les mois suivants pour atteindre entre 500 millions et un milliard par mois. Le gouvernement procédera à de nouvelles coupes budgétaires qui provoqueront à la fois une aggravation de la crise économique et une accélération du mouvement de fuite hors de la circulation monétaire en Euro, et ce jusqu’au moment où le gouvernement sera insolvable.

Dans cette tragique situation, le commerce extérieur ne peut apporter un quelconque soulagement. Le déficit reste important, et s’il se réduit c’est avant tout en raison de l’effondrement des importations et non le résultat d’une hausse des exportations. Ceci est d’ailleurs compréhensible. La Grèce exportait des produits agricoles, mais aussi des produits industriels et des services industriels (la réparation navale) essentiellement en direction des pays des Balkans et du Moyen-Orient. Cela implique qu’une partie importante de ses exportations étaient dans la zone Dollar. La hausse de l’Euro, depuis 2003, a tué les exportations de la Grèce.

La Grèce est donc sur la trajectoire qui conduit à un effondrement de son économie à relativement court terme. La chute des investissements et des importations d’équipements industriels va provoquer assez rapidement une détérioration de l’outil industriel. L’économie va continuer de s’enfoncer dans la dépression et les recettes du gouvernement vont diminuer de mois en mois. La réaction du gouvernement est prévisible : il va couper dans les dépenses, provoquant en réalité de nouvelles chutes de rentrées fiscales. Le cercle vicieux austérité-détérioration de l’activité-chute des recettes fiscales-nouvelle austérité-nouvelle détérioration de l’activité-nouvelle chute des recettes va se continuer de mois en mois. Seul un choc politique, un renversement du gouvernement, comme en Russie du fait de la crise financière, est à même de faire cesser cette spirale infernale. Il n’y a pas lieu de le redouter, mais bien au contraire de l’espérer.

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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar Libertad le Lun 18 Fév 2013 13:58

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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Ven 22 Fév 2013 19:38

jeudi 21 février 2013Jacques Sapir envisage le défaut partiel de la Grèce.
C’est Jacques Sapir qui pose la question dans un récent papier alors même que les Grecs viennent de manifester en masse dans une nouvelle grève générale pour dénoncer les politiques d’austérité, juste après la venue de François Hollande dans leur pays.

L’horreur économique

Il commence ainsi son papier : « les nouvelles qui parviennent de Grèce sont chaque jour plus tragiques. S’il fallait un exemple de la faillite des politiques d’austérité, ce pays nous en fournirait un éclatant. Mais ce pays n’est pas un ‘exemple’. Il est constitué de 10 millions de personnes qui souffrent dans aucun espoir de secours ». L’économiste a bien raison de parler de la sorte car on mésestime la somme de souffrances par lesquelles ce pauvre pays passe depuis 2010.

L’explosion du chômage (27% aujourd’hui), la baisse des salaires, les coupes drastiques dans les dépenses publiques, au mépris de la santé et de la sécurité de la population. Ce qui est fait ici est une honte absolu, une forme de crime économique commis contre un peuple par des fous dont la pensée est coincée dans des dogmes qui passent avant la vie de la population. J’ai profondément honte des politiques menées dans ce pays, que nous sommes beaucoup à dénoncer depuis 3 ans.
Image
Dans ce papier, Jacques Sapir rappelle l’effondrement économique du pays, l’effroyable baisse du PIB depuis le second trimestre 2010 (-17% en deux ans et demi !), qui ne montre aucun signe de ralentissement et que toutes les mesures d’austérité complémentaires pour 2013 et 2014, devrait prolonger pour encore deux ans. Nous assistons à l’expérimentation d’une immense et extrêmement brutale régression sociale en se demandant comment le pays la supporte encore.

Vers un défaut rapide ?
L’effondrement économique du pays et sa difficulté à réduire ses déficits font penser à l’économiste qu’il pourrait rapidement être insolvable. Il juge que « seul un choc politique, un renversement de gouvernement, comme en Russie du fait de la crise financière, est à même de faire cesser cette spirale infernale. Il n’y a pas lieu de le redouter, mais bien au contraire de l’espérer ». Et il faut dire que les démissions de députés de la majorité au pouvoir peuvent mener à un tel scénario.

Cependant, il est aussi possible que l’agonie économique du pays dure plus longtemps. En effet, il ne faut pas oublier que l’Argentine, rentrée dans une crise similaire en 1998 (monnaie surévaluée, liée au dollar, politiques d’ajustement du FMI qui ont provoqué une grave récession) a attendu quatre longues années avant de trouver une issue politique. Bien sûr, la situation économique de la Grèce est pire, mais le contexte psychologique du pays est compliqué par le fait que l’Europe a été pendant un quart de siècle une main bienveillante pour le pays, qui ne veut pas se l’aliéner…

Du coup, les Grecs ont encore logiquement du mal à vouloir rompre avec cette mauvaise Europe, malgré les souffrances. C’est ce qui explique les résultats de l’élection de juin dernier, malgré les sept plans d’austérité. Mais ce n’est pas tout : après des années où le pays n’a pas tenu ses objectifs de réduction des déficits, il semblerait que, pour la première fois, Athènes tienne ses objectifs pour 2012 et 2013, même si cela vient après plusieurs révisions, ce qui relativise cette annonce.

Il est clair que la situation de la Grèce reste scandaleuse et devrait pousser à une révolte politique. Malheureusement, comme je le soutiens depuis trois ans, de puissantes forces de rappel font que cette agonie économique et la misère qui va avec pourraient malheureusement se poursuivre.

Lire aussi le très bon et assez technique papier de Jacques Sapir sur les politiques d’austérité, qui met en pièces la pensée néolibérale mais aussi la politique du gouvernement.
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar rivi le Ven 22 Fév 2013 20:24

A méditer même si cela ne doit pas faire oublier le malheur grec...

«En Grèce, payer ses impôts, c’est être un con», confirme Pedros, patron d’une PME de cosmétiques. […] «L’Etat n’a aucune idée précise de ses effectifs, raconte un diplomate européen, pour qui l’Etat ne sait pas non plus combien gagnent ses fonctionnaires.» Ce qui est certain, c’est qu’ils sont mal payés. D’où l’inefficacité. Cela explique-t-il la corruption généralisée ? Ici, on ne dit pas «bakchich», mais fakelaki («enveloppe»). «Tous les secteurs de l’Etat sont touchés : santé, éducation, justice, police, urbanisme, fisc», assure Spyros au salaire de chef de clinique de 4 000 euros net (sur 14 mois). Dans son bureau, à l’hôpital, il a épinglé une affiche : «Je n’accepte pas de fakelaki.» Mais «la plupart des médecins acceptent ces enveloppes qui permettent aux patients d’avoir l’assurance d’être bien soignés. C’est le système. Les citoyens ne comprennent d’ailleurs pas qu’on ne se plie pas à cette corruption généralisée». Les médecins multiplient ainsi leur salaire officiel par quatre, cinq, dix… Les inspecteurs du fisc n’échappent pas à la pratique, bien au contraire. Car le moteur de la fraude, ce sont eux. «Ici, on parle, comme au foot du 4-4-2 : l’inspecteur du fisc prend 4 pour lui, vous en laisse 4 et en donne 2 à l’Etat», se désespère un patron. […] Il y a de l’argent en Grèce, dans l’économie noire qui représente entre 30 et 40% du PIB grec selon les chancelleries européennes. On évalue jusqu’à 30 milliards d’euros l’évasion fiscale. Ce ne sont pas les quelques exemples récents qui vont convaincre les Grecs que l’Etat a changé. Ainsi, le fisc vient d’utiliser Google Earth pour compter les piscines dans le nord huppé de la capitale (Kefalari, Kastri, etc.). Le chiffre final ? 16 974. Le nombre de bassins déclarés ? 324…
Source : Jean Quatremer , le 7 mai 2010, http://bruxelles.blogs.liberation.fr/
rivi



Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar rivi le Ven 22 Fév 2013 20:25

Un autre article intéressant :

Takis Michas– Le 23 février 2010. Pour comprendre la crise grecque il faut savoir que sous l’ancien gouvernement conservateur mené par Nouvelle Démocratie (2004-2009), le secteur public a été massivement étendu. Le nombre de fonctionnaires a augmenté de 75 000, soit une augmentation de 10% approximativement, dans un secteur public déjà important et inefficace. Ce dernier compte pas loin de un million de fonctionnaires : près d’un actif sur quatre. Les salaires et les retraites s’y sont aussi envolés, de 30% sur la période.

La Grèce étant un membre de la zone euro, elle pouvait emprunter à bon marché pour financer ces coûts tant qu’il y avait de la croissance. Mais quand la Grèce a sombré dans la récession l’année dernière, cette pratique est devenue insoutenable. La crise s’est amplifiée lorsqu’il a été révélé que le gouvernement précédent avait menti sur les chiffres du déficit budgétaire. Ainsi, il avait soutenu en 2009 que le déficit était de 3,7% alors qu’on a appris plus tard qu’il était en réalité de 12%.

A un niveau plus profond, les « racines structurelles » de la crise se trouvent du côté de la nature clientéliste de la politique en Grèce. Les politiciens grecs utilisent depuis des années l’État comme un moyen de distribuer des faveurs à leurs électeurs. Offrir un poste très courtisé dans le service public (qui signifie un emploi et un revenu à vie, et un travail généralement tranquille) était une pratique répandue dont les conséquences sont payées aujourd’hui par le pays sous la forme d’un secteur public énorme, gaspilleur, inefficace et corrompu.

En Grèce comme ailleurs, si la direction d’une entreprise fournit des chiffres trafiqués sur la situation financière de l’entreprise dans le but de faire monter le cours de l’action de l’entreprise, elle risque des poursuites judiciaires. Mais en Grèce, contrairement à la majeure partie du reste du monde, si ceux qui sont responsables du maquillage sont des membres du gouvernement et si les victimes sont des xenoi (les étrangers en grec), les premiers ne craignent rien.

Bien qu’il paraisse certain désormais que l’ancien gouvernement de Nouvelle Démocratie a truqué les statistiques dans le but d’améliorer l’image économique de la Grèce auprès des investisseurs, aucune poursuite n’a été engagée à l’encontre de l’ancien Premier Ministre Costas Karamalis ou de son entourage. Pourtant la distorsion délibérée des chiffres du déficit budgétaire grec constitue une tromperie à l’égard des acheteurs de la dette grecque. Et bien que l’actuel premier ministre George Papandreou ait été assez courageux – relativement aux standards grecs – de révéler l’ampleur des manipulations financières, il s’est néanmoins abstenu de diligenter une enquête sur cette fraude.

L’absence de volonté ou l’incapacité du système juridique et politque grec pour trouver et punir les responsables de cet acte de désinformation a créé un vide moral dans lequel toutes sortes de théories de la conspiration fleurissent. Elles ont en commun d’accuser les victimes – les détenteurs de la dette grecque – pour la situation difficile actuelle du pays. Tous les jours les médias grecs relatent des histoires sur les méprisables « spéculateurs », les « profiteurs », les « banquiers », les « financiers » et autres « requins » à condamner.

Selon la théorie de la conspiration la plus en vogue, la Grèce est en ce moment engagée dans un combat pour sauver l’honneur de la zone euro… Les « attaques » des « spéculateurs étrangers » contre la Grèce constituent en effet un assaut contre l’euro par les « forces obscures » (lire : les américains) qui ne souhaitent pas que l’Europe prospère et assume sa place légitime sur la scène internationale. C’est un discours qui convient parfaitement à la majorité de la population. Depuis 30 ans, tous les partis grecs l’ont abreuvée de rhétorique « anti-impérialiste », selon laquelle la cause des malheurs de la Grèce est toujours à chercher du côté des xenois et des machinations des « profiteurs néolibéraux ».

Il n’est donc pas surprenant que ces théories de la conspiration soient si populaires. D’ailleurs lorsqu’on entend un Grec dire « nous n’avons qu’à nous en prendre qu’à nous-mêmes » pour la crise, ce que cela signifie en réalité est que les grecs se sont fourvoyés en révélant aux « étrangers » l’ampleur véritable du déficit budgétaire. Si seulement le gouvernement actuel n’avait pas révélé le maquillage au monde entier, la Grèce pourrait continuer à pomper les « stupides Francs » pour de nombreuses années encore. En d’autres termes, le problème n’est pas la taille du déficit lui-même, mais le fait que le gouvernement actuel ait choisi de le révéler au monde.

Ainsi, on le voit, le problème grec n’est pas simplement économique, il est aussi moral.

Pour le professeur George Bitros de l’Univeristé d’Athènes, « la falsification des données statistiques est une longue tradition en Grèce, et ne vient pas simplement de l’intervention du gouvernement ». Il continue : « c’est un échec sérieux et systémique qui a ses racines dans la faillite du système politique comme dans la structure et le manque de transparence du secteur public. Cela signifie que le cancer s’est répandu très loin dans la structure du système et transformerait un saint en Raspoutine ».

Ne pas punir ceux qui portent la responsabilité politique de cette tromperie massive ne fera rien pour restaurer la crédibilité de la Grèce auprès des investisseurs internationaux. Initier des poursuites à l’encontre des responsables ne calmera sans doute pas les marchés mais montrera au monde que la fraude n’est plus tolérée en Grèce – même quand les victimes sont des xenois.

Takis Michas est journaliste à l’Eleftherotypia, un quotidien grec.

http://www.libreafrique.org/Michas_Grece_230210
rivi



Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar rivi le Ven 22 Fév 2013 20:29

Tout cela pour dire que le peuple grec souffre certainement mais qu'il ne faut pas oublier l'origine du mal :
- Goldman Sachs par ses falsifications,
- L'Union Européeene par son aveuglement,
- les politiciens grecs pour leur malhonnêteté,
- le peuple grec qui a profité de la manne financière européenne et a laissé se pérenniser un système de corruption généralisé qui l'arrangeait bien.
N'oublions pas de châtier les coupables pour éviter d'autres souffrances...
rivi



Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Ven 22 Fév 2013 21:50

1) En effet.
Jean Qatremer n'est pas seulement un Européiste intégriste au service du quotidien de l'extrême droite néoliberale du Baron Rotschild:
«Si on ouvre la discussion, des Etats comme l’Allemagne, la Finlande ou les Pays-Bas vont demander à ce que l’objectif soit clairement en dessous de 3% fin 2014. Mieux vaut donc attendre que les réformes se poursuivent, notamment en matière de réduction des dépenses publiques, et commencent à produire leurs effets

C'est tout simplement UN CON.
2)
Quant à Takis Michas
Selon la théorie de la conspiration la plus en vogue, la Grèce est en ce moment engagée dans un combat pour sauver l’honneur de la zone euro… Les « attaques » des « spéculateurs étrangers » contre la Grèce constituent en effet un assaut contre l’euro par les « forces obscures » (lire : les américains)

:lol: :lol: :mrgreen: :mrgreen:
Initier des poursuites à l’encontre des responsables ne calmera sans doute pas les marchés mais montrera au monde que la fraude n’est plus tolérée en Grèce –

Mon projet personnel n'est pas de "rassurer les marchés financiers" mais de LES DETRUIRE... :mrgreen:
http://en.wikipedia.org/wiki/Takis_Michas#References
Un journaliste n'est donc pas seulement une pute, un chômeur ou un suédois...J'espere que le peuple Grec se souviendra de lui, le moment venu...
En attendant, je propose de diviser immédiatement son salaire mensuel par 3 afin de le faire contribuer personnellement à l'effort de redressement qu'il juge nécéssaire et de les transférer ( à tout seigneur, tout honneur...) à la Goldman Sachs pour services rendus à la nation!
PS > Les cons, ça ose tout; c'est même à ça qu'on les reconnaît! (Audiard)
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Lun 25 Fév 2013 19:06

Les "bonnes" nouvelles du 25 fevrier 2013: jacques Sapir sur BFM-TV >
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=12D3pnoeEsk
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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar traze le Lun 25 Fév 2013 20:31

bonsoir,jacques sapir sur russEurope
http://russeurope.hypotheses.org/919
cordialement
traze


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Re: Jacques Sapir sur BFM-TV...

Messagepar maraboo666 le Mar 26 Fév 2013 20:50

Voici Jacques Sapir, non dans son domaine d'excellence (à savoir l'économie), mais en interview sur les relations internationales pour "La voix de la Russie".
Il évoque en particulier les relations franco-russes (possiblement en état d'évolution lente) et le conflit Syrien à propos de la visite de F.Hollande dans le nouveau pays d'adoption de G.Depardieu...
http://www.dailymotion.com/video/xxpkzc_voix-de-russie-2013-02-22-jacques-sapir-visite-de-f-hollande-en-russie_news#from=embediframe
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