@ iron Man
Vu le poids que pèse l'italie dans la zone euro, si cette dernière venait à sortir, il n'y aurait alors plus de zone euro.
Arrivé à ce stade, si l'italie retrouve le contrôle de sa politique monétaire, l'Allemagne en fera de même. En fait elle le fait déjà tout court aujourd'hui vu que l'ancien Mark n'est pas si éloigné de notre "Euro", il en est la structure.
Totalement d'accord.
Ce parlementaire allemand doit vouloir jouer la carte de la provocation.
En partie (pour faire "bouger" les lignes, comme on dit), mais pas seulement.
Il est manifeste que depuis 2007/2008 et ensuite le début de la crise dite "des dettes souveraines", il existe un véritable clivage au sein des élites politiques et financières allemandes.
De nombreux "décideurs" étaient tout à fait opposés aux plans d'aide à la Grèce, dès le départ et certains sont partis de la Bundesbank quand ils ont compris qu'ils ne pourraient infléchir la "ligne Merkel".
Ils savent que la plupart des pays d'Europe (et pas seulement les PIGS) sont ou rentrent en récession/dépression et que cela compormet le développement futur de L'Allemagne qui fait l'essentiel de ses exportations sur les pays de la zone Euro.
Comme J.Sapir l'a affirmé de nombreuses fois (et même démontré), les allemands sont à la croisée des chemins avec 3 mauvais choix pour eux:
1) Camper sur la ligne "intransigeante", du moins en façade, c'est à dire pour l'affichage interne en ce qui concerne la faction majoritaire pour tirer encore profit du système actuel de L'Euro/DM, sur la base de leur compétitivité obtenue après les années Shroder, en sachant que l'effet boomerang est proche et que cela va leur coûter de plus en plus cher.
2) Essayer de promouvoir (avec l'aide de tous les lobbys "maison" et US de Bruxelles) un fédéralisme avec transferts financiers massifs vèrs les "pays-zones" les plus fragiles ce qui leur coûterait de nombreux points (4 ou 5%+?) de PIB de croissance par an, sans compter l'inconstituonnalité (arrêts de la cour de Karlsruhe) en l'état d'une telle mesure et l'opposition de tous les peuples européens...
3) Quitter ou provoquer habilement la sortie de certains pays de la zone Euro ce qui leur coûtera aussi des points de PIB, mais sensiblement moins que la solution 2.
Tout ceci explique en grande partie les déclarations contradictoires des "dirigeants allemands" en public et en Off, tout comme celles des grands responsables de l'industrie ou du secteur bancaire.
N'oublions pas non plus, comme le rappelle F.Asselineau (avec son fameux photo/montage de la mère Merkel avec le pistolet braqué sur la tempe depuis l'autre côté de l'Atlantique) que L'Allemagne est encore un pays occupé, donc pas entièrement libre de ses décisions même si un célèbre ministre des affaires étrangères (J.Fischer ou G.Westerwelle, je crois) a pu déclarer il y a quelque temps que "L'Europe" allait finalement rapporter à L'Allemagne ce que 2 guerres mondiales n'avaient pas réussi à lui procurer!
