Une sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Pourquoi Georges Soros a tort
M.hans Werner Sinn est le président de "l'Institut IFO" (Institut für Wirtschaftsforschung de Munich, soit l'institut de recherche économique responsable de l'ifo Geschäftsklimaindex, l'indicateur très influent du moral des patrons en Allemagne, et donc du climat des affaires, établi sur la base d'une série de questions posées à environ 7000 chefs de différentes entreprises allemandes et publié chaque mois pour chaque branche.)
MAIS cest surtout un piètre économiste qui a peur >
D'ailleurs, il réussit à se contredire dans un seul petit article pour "la Tribune"
1)
Le temps presse. Chypre est quasiment en passe de sortir de l'euro, l'effondrement de ses banques ayant certes été retardé par la fourniture par la BCE de liquidités d'urgence, tandis que les partis eurosceptiques dirigés par Beppe Grillo et Silvio Berlusconi ont rallié au total 55% du vote populaire aux dernières élections générales italiennes.(...) La France se heurte, elle, aussi à des problèmes de compétitivité, et se trouve dans l'incapacité d'honorer ses engagements en vertu du Pacte budgétaire de l'Union européenne. Le Portugal a, quant à lui, de nouveau besoin d'un plan de sauvetage, et la Slovénie pourrait, elle aussi, bientôt solliciter une aide.
En effet...
2)
Si Soros a raison, et que l'Allemagne doit faire un choix entre les euro-bonds et une sortie de la zone euro, de nombreux Allemands préfèreront très certainement quitter l'euro. Il serait alors probable que le nouveau parti politique allemand suscite de plus en plus de soutien, et que l'état d'esprit change. Il en serait alors fini de l'euro lui-même ; son principal objectif n'était-il pas en effet de rompre la domination de la Bundesbank en matière de politique monétaire.
Toujours vrai...
3)
Seulement voilà, Georges Soros est dans l'erreur
Ah bon? Là, on s'accroche...on attend LA "démonstration" ou un tour de passe-passe énorme!
argument a)>
Pour commencer, il n'existe aucune base juridique à sa proposition. L'article 125 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne interdit expressément la mutualisation de la dette.
Juridisme "hors-jeu"!
Comme quand le sieur Attali nous explique en rigolant qu'"ON" a oublié la clause permettant de sortir de la monnaie dite unique dans le traité de Maastricht (la grande réussite de sa vie d'usurier au service de sa communauté d'appartenance comme chacun sait).
Comme si le rachat massif des dettes publiques sur le marché secondaire avait été autorisé par le TFUE!
Comme si Les LTRO étaient prévus par le TFUE!
Comme si le blocage des fonds des banques chypriotes et le contrôle des capitaux rétabli, même de façon "provisoire" ne s'opposait pas formellement à l'article 63 du même TFUE qui stipule en clair "qu'aucune limitation à la libre circulation des capitaux ne saurait êtte acceptée aussi bien entre les pays de la zone qu'entre un pays de la zone et des pays tiers..."
NB > <Bel article soit dit en passant, qui promeut le chômage (voir N.A.I.R.U) de masse en interdisant de fait toute remise en cause des délocalisations.
Comme si (...)
M.H.W Sinn, pourriez vous, SVP assister ne serait-ce qu'à la plus simple des conférences de L'UPR de F.Asselineau avant de venir raconter des inepties à "La tribune"?
D'avance, merci!
argument b >
Pire encore, Soros échoue à reconnaître la véritable nature des problèmes de la zone euro. La crise financière actuelle est le simple symptôme du mal sous-jacent qui touche l'union monétaire : la perte de compétitivité de ses États membres du sud.
Effectivement.
Perte de compétitivité liée à la politique unilatérale de déflation salariale menée outre-Rhin à l'époque "Shroêder" et à l'évolution démentielle de L'EURO/USD à partir des années 2003/2004!
La crise dite des "dettes souveraines" n'est qu'UN EFFET des disparités de compétitivité des économies , notamment avec l'Allemagne qui en profite pour réaliser 60% de son excédent commercial sur ses malheureux "partenaires" de la même zone, jouant un ainsi le jeu honteux du "passager clandestin" dénoncé depuis des lustres par J.Sapir (Michel Drac dirait "le rôle du Kapo" dans le camp de travail de L'UE)
Rappelons-nous la sentence de J.Fischer (ancien ministre d'A.merkel) :" L'Europe va finir par nous procurer ce que 2 guerres mondiales n'ont pas réussi à faire..."
WARUM NICHT, EINMAL!
Il semble bien , en tous cas, que G.Soros qui est TOUT sauf un imbécile comprenne parfaitement bien le petit jeu "imposé à l'insu de son plein gré" à son allié européen, sa façon de profiter de la surrévaluation de l'EURO/DM et le dilemme devant lequel il se trouve aujourd'hui face aux récessions plus ou moins sévères en cours dans les pays du sud de la zone.
Pendant ce temps, M.Sin pédale dans la choucroute...
argument c >
L'euro a permis à ces pays d'accéder au crédit à bas prix, lequel a été utilisé pour financer des augmentations de salaires qui n'ont pas été soutenues par des gains de productivité
Reprise bête et méchante de l'argumentaire néolibéral de La Troîka = "SALAUDS DE GRECS", "Ils sont tous à la plage et méritent ce qui leur arrive "etc...etc...
Au fait M.Sinn,de QUELS GRECS parlez-vous exactement, de quelles classes sociales?
Des armateurs? Des dignitaires de l'église orthodoxe? De M.Socrate qui achète une Mercedes à faible taux de crédit à M Goethe de Francfort? Des pêcheurs et des agriculteurs qui ont vu leur revenu s'effondrer en peu de temps grace à l'Euro? Des fonctionnaires réduits à vider les poubelles pour se nourrir? Des chômeurs qui inaugurent une nouvelle ère, celle du "suicide de masse"?
Inutile de nous faire des "copié/collé" de Mme Merkel ou de son ministre, M Wolfgang Shaubleu pour renforcer votre "thèse" qui n'en est pas une!
argument d >
D'après une étude conduite par Goldman Sachs, des pays comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne vont devoir devenir 20 à 30% moins chers, et les prix allemands augmenter de 20% par rapport à la moyenne de la zone euro. Certes, si l'Allemagne venait à sortir de la monnaie unique, le retour à la compétitivité serait plus aisé pour les pays du sud dans la mesure où l'euro reliquat ferait l'objet d'une dévaluation ; mais la difficulté fondamentale des États en crise persisterait aussi longtemps que les autres pays compétitifs demeureraient au sein de la zone euro. L'Espagne, par exemple, serait encore contrainte d'abaisser ses prix de 22 à 24% par rapport à la nouvelle moyenne de la zone euro.
Ah Bon?
Exit la Grèce, le Portugal, L'Espagne possiblement l'Irlande, l'Italie et...et...les autres pays compétitifs resteraient dans la MÊME zone Euro? Rigolo, va...
Certaines "élites allemandes", notamment de l'industrie, savent justement que ce n'est pas possible, que les meilleures choses ont une fin et qu'il faut sortir du bousin. Reste l'obstination stupide de quelques idéologues fanatiques apôtres de la religion de l'euro , les bases miliataires US et le pistolet braqué sur la temps depuis l'autre côté de l'Atlantique...
Après 4 arguments fallacieux, L'AVEU en fin d'article:
Dans une telle perspective, les pays en crise n'échapperaient pas à une réduction douloureuse des dépenses aussi longtemps qu'ils évolueraient au sein d'une union monétaire réunissant un certain nombre d'États compétitifs. La seule manière d'éviter cela consisterait pour eux à sortir de la zone euro afin de dévaluer leur nouvelle monnaie
Tiens donc!
L'apothéose >
Sur le plan politique, une sortie de la zone euro constituerait de la part de l'Allemagne une erreur considérable, dans la mesure où le Rhin réapparaîtrait en tant que frontière patente entre la France et l'Allemagne. La réconciliation franco-allemande, réussite la plus significative de la période d'après-guerre en Europe, s'en trouverait mise à mal.
Bou..hou..hou...(
Au secours! Cet idéologue-chien de garde "économisteux" nous ressort le coup de "L'Europe c'est la paix, la fin des Zeurléplusombres de notre histoire, moyennant quoi hip-hip-hip hourrah et alleluyah: bienvenue dans l'europe allemande de la PAIE!
LA NAUSEE > >
Ainsi, aussi déplaisante puisse-t-elle paraître à certains États, la seule option restante consiste à resserrer les contraintes budgétaires au sein de la zone euro
Je crois que je préfère encore Goldman sachs, la crapule originale à son imitateur malhonnete et crétin...
CQFD.


