la tune a écrit:Je ne tape pas sur des gens, je dis que chaque peuple doit s'organiser dans son propre pays pour créer les structures dont il a besoin, et envie.
Je suis d'accord au moins sur ce point avec toi. L'immigration est un sujet mineur pour moi, mais ce n'est pas une raison pour ne pas recouvrer notre souveraineté sur ce sujet là aussi.
La France et l'Allemagne n'ont pas les mêmes besoins d'immigration, pour des raisons démographiques évidentes. Ce qui ne veut pas dire que la France n'ait pas besoin d'immigration du tout. Il faut bien des actifs après tout pour payer les retraites de nos "boomers", alors partager cette charge avec un peu d'immigrés, pourquoi pas après tout...
Je crois que prôner "l'immigration zéro" est démagogique : c'est irréaliste et sans doute non souhaitable.
Donc il y aura toujours des immigrés parmi nous. La question qui se pose alors c'est : doivent-ils avoir la même protection sociale et couverture maladie ? Ma réponse est oui. Et pas du tout pour des raisons "humanistes" mais parce que c'est notre propre intérêt. Si l'on veut exclure les immigrés de notre Sécurité sociale, ça veut dire qu'ils ne sont plus obligés de cotiser, que leurs employeurs ne sont plus obligés de cotiser pour eux... Bref, tu vois où je veux en venir ?
La politique de "préférence nationale" conduirait de fait en réalité à une "préférence étrangère" systématique à l'embauche, et en même temps à l'explosion de notre système de Sécurité sociale...
la tune a écrit:A Stéphane;
Je comprends ton désir d'aider tout ceux qui viennent frapper au guichet "France", mais il faut regarder ce qui se passe autour de nous: combien de pays financent toute la misère qui vient frapper à leur porte ?
Dans beaucoup d'entr'eux, on ne peut y entrer que si on a les qualifications correspondantes aux besoins du pays, pour participer immédiatement à l'essor de leur économie.
Dans le cas contraire, on retourne d'où l'on vient.
Ensuite, on peu jouer les bons Samaritains et donner tout ce que l'on a aux autres. C'est très bien aussi, mais à ce train là, nous serons vite totalement ruinés.
C'est gentil de me prêter des intentions "généreuses" que je n'ai pas exprimées moi-même jusque là
Mais la générosité est sans doute hors-sujet dans le débat sur l'immigration. Comme l'a remarqué iron man, le bilan social de l'immigration (cotisations contre allocations) semble positif. Les politiciens, de droite comme de gauche, qui nous parlent du "coût de l'immigration" ou "d'accueillir la misère du monde" nous ont donc trompés et continuent de nous mentir.
Il faut dépassionner cette question, et parvenir à la traiter de manière objective et pragmatique sans tomber dans les filets de tel ou tel démagogue. L'analyse économique est une manière de parvenir à cette extinction des passions. Faisons le bilan poste par poste de l'immigration, coûts, bénéfices, etc. Cela ouvrira peut-être des pistes nouvelles pour l'amélioration de notre politique d'immigration.
Par exemple sur un sujet comme la régularisation des sans-papiers, lorsqu'on examine le sujet de manière froide et lucide, cette régularisation apparait forcément nécessaire. Car sur le marché du travail quelle concurrence déloyale est la plus à craindre ? Celle d'immigrés avec papiers, déclarés et payés au moins au smic ? Ou celle d'immigrés sans-papiers, non-déclarés et nettement sous-payés ?







