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maraboo666 a écrit:Alors, la Syrie? Que pensez-vous de ce combat titanesque entre les meilleurs joueurs du monde de Poker et d'échecs?
Est-ce le grand reflux de la 3 de 3 de Syrie qui est partie oû bien..s'agit il d'un pseudo-recul tactique occidental pour mieux SAUTER en force?


La guerre des missiles a-t-elle été perdue par les États-Unis face à la Russie ?
Conciliabule entre Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie (à gauche), et son homologue américain John Kerry (à droite). Le gouvernement américain a soudain rabattu de sa superbe.
Le 13 septembre 2013, le journal libanais As-Safir repris et traduit en français par l’agence iranienne IRIB puis par d’autres sites Internet, vient de présenter une version inédite de l’affaire des 2 missiles américains tirés en Méditerranée orientale le 3 septembre dernier.
Rappel des événements du 3 septembre 2013
Selon la version officielle qui avait été donnée le jour même par les agences de presse, c’est la Russie qui avait détecté le lancement de ces deux missiles balistiques en Méditerranée, lesquels étaient ensuite « tombés en mer ».
Si l’on résume leurs différentes dépêches et communiqués, les agences de presse russes et le ministère russe de la Défense avaient précisé :
■que « le lancement, qui a eu lieu à 10H16 de Moscou (06H16 GMT), a été détecté par les stations radar à Armavir (sud de la Russie) » ;
■que « les engins ont été lancés de la partie centrale de la Méditerranée vers la côte est » ;
■qu’il « y a eu en effet deux lancements, ils sont tombés dans la mer » ;
■que « le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président russe Vladimir Poutine, commandant en chef des armées ».
Selon les agences de presse occidentales, ce n’est que « un peu plus tard » que « le ministère israélien de la Défense a[vait] annoncé avoir mené avec succès dans la matinée un tir de missile radar dans le cadre d’un exercice militaire israélo-américain ».
Encore un peu plus tard dans la journée, et cette fois-ci de nouveau de Russie, l’agence de presse russe Interfax indiquait que, « selon une source militaro-diplomatique russe, il pouvait s’agir de tirs visant à affiner les relevés météorologiques », et citait une autre source russe affirmant qu’il était « possible que les destroyers de la 6e flotte de la Marine américaine aient tiré à blanc ou des leurres pour tester l’efficacité du système de la défense antimissile syrien. Ces tirs pourraient avoir pour but d’intimider le peuple syrien et désorganiser la communauté internationale ».
Les informations (non confirmées) du 13 septembre 2013
Selon les informations parues 10 jours après dans le journal libanais As-Safir (journal dont le titre signifie “L’Ambassadeur”), la réalité aurait été bien différente de cette présentation :
■les deux missiles auraient été tirés par les États-Unis contre la Syrie depuis une base de l’Otan en Espagne ;
■les radars russes les auraient détectés immédiatement ;
■les systèmes de défense anti-missile russes auraient alors été déclenchés, détruisant l’un des deux missiles en plein air et déviant l’autre de sa trajectoire de façon à ce qu’il s’abime en mer” ;
■aussitôt après la neutralisation des 2 missiles, les services du renseignement russe auraient contacté leurs homologues américains pour leur dire que “toute attaque contre Damas est comme si Moscou était pris pour cible ” ;
■Obama et les dirigeants militaires américains auraient alors pris toute la mesure, à la fois de l’efficacité du système de défense anti-missile russes et de la détermination de Poutine à aller jusqu’à un conflit planétaire si nécessaire pour empêcher Washington de parvenir à ses buts ;
■les Américains auraient alors demandé au gouvernement israélien de revendiquer le double tir de missile Anchor comme un “test”, ce qu’Israël aurait fait pour éviter à Washington une perte irréparable de crédit sur ses capacités militaires.
■Obama aurait réalisé qu’il n’avait plus le choix que d’être contraint à la volte-face diplomatique spectaculaire à laquelle on a assisté. Il se serait mis d’accord avec Moscou sur une tactique de sortie de crise : le gouvernement russe aurait caché la vérité pour éviter l’humiliation aux États-Unis, en échange de quoi Washington aurait donné son accord préalable au scénario consistant à demander à Damas de placer ses armes chimiques sous contrôle international et se signer la Convention de l’ONU sur leur interdiction.
■du coup, – et selon une autre analyse diffusée par IRIB – la Syrie n’aurait plus d’autre solution que de se placer sous le parapluie nucléaire russe.
Commentaires :
L’avenir dira si cette version des événements est réelle ou si elle est en tout ou partie enjolivée. Force est néanmoins de constater que si ce succès militaire russe se révélait exact, il permettrait d’un seul coup :
a)- de comprendre le revirement américain à 180°,
b)- de mesurer mieux encore les erreurs dramatiques de la diplomatie française,
c)- de comprendre pourquoi une partie du Moyen-Orient semble actuellement sur le point de basculer dans l’orbite russe :
■la Syrie ne peut désormais plus rien refuser à Moscou ; il est même probable que, si Moscou l’exige, Bachar-El-Assad sera contraint de céder le pouvoir dans le cadre d’un plan de paix global ;
■l’Iran, qui espère que la Russie va lui livrer des missiles S-300, vient de demander l’aide de Moscou sur la crise nucléaire, et cela d’autant plus que le gouvernement russe semble prêt à signer avec Téhéran un accord pour construire un deuxième réacteur dans la centrale iranienne de Bouchehr
■Chypre, pourtant membre de l’UE, regarde de plus en plus vers la Russie, dont elle vient d’obtenir une renégociation très favorable de ses emprunts, ce qui constitue un message implicite à ses “partenaires européens”
■enfin, l’Égypte elle-même, semblant renouer avec l’époque révolue des années Nasser, vient d’annoncer qu’elle « veut renouer des relations privilégiées avec la Russie ».
Tous ces événements, mis bout-à-bout, semblent indiquer qu’un changement géopolitique majeur est en cours au niveau mondial.
L’époque de l’hyper-hégémonie américaine est irrésistiblement en train de céder la place à une nouvelle époque, pour le plus grand bénéfice de Moscou et de Pékin.

Une éventuelle résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la crise syrienne ne prévoira pas de recours à la force militaire, a déclaré mardi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"La résolution ne sera pas adoptée sous chapitre 7e de la charte de l'Onu. Nous l'avons clairement dit à Genève, et le document que nous avons concerté n'en comporte aucune mention", a fait savoir M.Lavrov à l'issue d'entretiens avec son homologue français Laurent Fabius.
La Russie, la Syrie et l’humiliation française, 19 septembre 2013
L’une des choses les plus marquantes qui se dégage de la dernière session du Club Valdaï en septembre 2013 est la profonde différence dans la conception de la politique étrangère entre certains pays occidentaux (comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) et la Russie, appuyée par les pays émergents. Il ne faut pas s’y tromper. Si la Russie à pris, sur la question Syrienne , des positions très fortes elle a reçu le soutien de la Chine, de l’Inde, et de nombreux autres pays allant du Brésil à la République Sud Africaine. Présenter ces positions comme la défense d’une dictature (la Syrie) par une autre dictature (la Russie) est une caricature qui déshonore ceux qui la soutiennent. Personne n’oserait pourtant affirmer que le Brésil, l’Inde et la République Sud Africaine sont des dictatures. Et, néanmoins, ces pays soutiennent la position russe. Il convient donc de regarder cette question d’un œil libre de toute propagande.
La question de la prolifération.
De quoi s’agit-il en fait ? L’intervention de Sergey Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, au Club Valdaï fut à cet égard très instructive. Un problème essentiel est celui de la prolifération des armes de destruction massive. Un régime de non-prolifération, ou du moins de prolifération contrôlée, constitue à l’évidence un « bien public » international. Or, depuis maintenant une vingtaine d’années, les connaissances et les capacités techniques, qu’elles concernent le nucléaire, le chimique ou le domaine des vecteurs balistiques, se sont largement diffusées. Pourtant, le nombre de pays proliférant est resté relativement limité. L’un d’entre eux a même abandonné l’arme nucléaire qu’il avait clandestinement acquise (la République d’Afrique du Sud). Certains sont des proliférateurs assumés (Pakistan et Inde), d’autres des proliférateurs « discrets » ou « honteux » comme Israël mais aussi, à une moindre degré, la Syrie et la Corée du Nord. L’Iran pourrait les rejoindre dans les prochaines années. Il faut alors se poser la question de savoir pourquoi la prolifération des armes de destruction massive a-t-elle été aussi limitée. La raison essentielle tient dans le système de sécurité collective représenté par les Nations Unies et le Conseil de Sécurité. On peut faire de nombreuses critiques aux Nations Unies. Mais, ce qui est proposé à sa place est largement pire.
Quelles seraient donc les conséquences de politiques menées par certains pays visant à contourner les Nations Unies et le Conseil de Sécurité ? Il faut ici comprendre la logique de l’unilatéralisme, qui fut défendu par les Etats-Unis lors de la crise irakienne en 2002-2003. C’est le contournement du système international par une grande puissance, et non par une puissance mineure. Ce contournement fait peser une menace implicite sur un très grand nombre de pays. Cela constitue, à l’évidence, une incitation forte à se doter d’armes de destruction massive et à monter en gamme dans ces armes. Bien entendu, l’imitation joue aussi un rôle important. Que, dans une région du monde, un pays se dote de ce type d’armes et la pression sera forte pour ses voisins de l’imiter. On a vu la logique de ce processus au Moyen-Orient ou la constitution d’un arsenal nucléaire par Israël a encouragé les autres pays à développer des armes équivalentes (les gaz). Aujourd’hui le principal reproche que l’on peut faire à l’Iran est que le manque de transparence de son programme nucléaire va pousser l’Arabie Saoudite, et peut-être les monarchies du Golfe, à développer des armes de même nature. Ceci ne fait que reposer la problématique que j’avais développée dans mon livre Le Nouveau XXIème Siécle[1] où je défendais l’idée d’un statut international du proliférateur assurant un contrôle collectif sur ce type de pays. Si l’on reprend la question du rôle des Nations Unies dans ce contexte, on ne peut que constater que toutes les tentatives de contournement que l’on a connues depuis une vingtaine d’années on conduit à un renforcement des tendances à la prolifération. De ce point de vue, on peut considérer qu’il y a un paradoxe important. Les Etats-Unis, et leurs alliés, menacent de se passer des Nations Unies pour affronter le problème de la prolifération, mais ce faisant ils encouragent d’autres pays à proliférer. Seule, la constitution d’un système international de règles est capable de gérer ce problème. Et, sa création implique qu’il ne puisse être utilisé par certains contre d’autres, d’où la signification du droit de veto au Conseil de Sécurité. Notons ici qu’il a été massivement utilisé tant par les Etats-Unis que par l’URSS et la Russie depuis la création des Nations Unies.
L’inefficacité de la solution militaire.
Reprenons le problème que pose la situation en Syrie. Les bombardements franco-américains peuvent soit être limités ou soit peuvent avoir pour objectifs d’éliminer les armes chimiques en Syrie. Mais ils ne peuvent être les deux à la fois. En effet, une élimination des armes détenues par le gouvernement légal (qui laisse sans réponse par ailleurs l’élimination des armes de ce type détenues par la rébellion) impliquerait des bombardements systématiques de toutes les installations de stockage potentielles et de production de ces armes. Les unités équipées de telles armes devraient aussi être détruites. Notons que, de ce point de vue, une élimination partielle de ces armes ne ferait que renforcer le danger en Syrie, car elle entraînerait la destruction de la chaîne de commandement qui contrôle ces dites armes et conduirait à la décentralisation de la décision de les utiliser. Il faudrait donc une campagne de bombardements prolongés pour avoir quelques chances d’éliminer ces armes. Il n’y a donc probablement pas d’alternative à la proposition russe d’élimination de ces armes par la voie diplomatique. D’un autre côté, si l’on se met dans la situation où des bombardements symboliques auraient lieux (la « punition » du régime pour reprendre le vocabulaire utilisé), ces bombardements seraient sans effets sur la capacité du régime à utiliser ces armes.
On voit que les options disponibles sont en fait très limitées. Agiter la menace d’un usage de la force en cas de non-respect de l’accord de Genève n’a, dans ce cadre, pas beaucoup de sens. Outre que cette idée se heurte, et se heurtera, à l’opposition constante de la Russie, opposée par principe, à toute formule d’engagement automatique de la force, cet usage renvoie au dilemme exposé ci-dessus. Soit des bombardements inefficaces car symboliques, soit des bombardements ayant une certaine efficacité mais risquant de précipiter l’usage décentralisé de ces armes que l’on veut éliminer.
En fait, ces bombardements conduiraient rapidement à l’engagement de troupes au sol en Syrie même, quoi qu’en disent aujourd’hui les gouvernements. Mais, une intervention étrangère dans une guerre civile est toujours un processus aux résultats largement imprévisibles. De plus, une occupation étrangère de la Syrie serait une opération s’étendant nécessairement de nombreuses années, sans que l’on ait l’assurance que son issue serait celle que l’on semble souhaiter : une Syrie démocratique, pluraliste et sécularisée. Or, ni la France ni les Etats-Unis n’ont l’intention ou les moyens d’une telle opération. On peut, dès lors, se poser la question de savoir pourquoi on s’agite tant autour de ces possibles bombardements.
Morale et moralisme.
Nous voici à nouveau devant l’opposition entre la position de la Russie, appuyée par une large partie du monde, et la position américano-française. La position de la Russie peut sembler cynique et brutale. Elle n’a certainement pas le « glamour » droit-de-l’hommiste de la position américano-française. Mais, elle est certainement celle qui a le plus de chance de fonctionner dans le monde réel. Le principal reproche que l’on peut faire à M. Fabius et à M. Kerry n’est pas qu’ils confondent politique et morale ce qui est ici, à ce niveau de raisonnement, un problème mineur ; mais que cela les conduit à une politique qui est profondément contre-productive si l’on se place du point de vue de l’élimination des armes chimiques en Syrie et du contrôle de la prolifération, en Syrie et ailleurs. Ne nous y trompons pas ; derrière la Syrie il y aura de très nombreux autres pays où se poserons les mêmes problèmes. Considérer la question Syrienne comme si elle était isolée est une très profonde erreur, une de plus pourrait-on dire.
Et c’est là l’un des principaux problèmes de la posture dite « morale » qui s’avère une contradiction dans ses propres termes. Ce qui soulève alors une question centrale : comment a-t-elle pu prendre l’importance qu’elle a aujourd’hui dans les élites françaises, en particulier à gauche ? En 2003, lors de l’agression américaine contre l’Irak, il y avait un consensus pour considérer que le « neo-conservatisme » défendu par l’administration Bush constituait un danger pour l’ensemble du monde. Aujourd’hui, dix ans après, il semble avoir triomphé. La question est en fait plus complexe. Le « néo-conservatisme » a toujours eu ses défenseurs dans notre pays. Le point important ici est de comprendre comment il a pu digérer une posture morale qui a émergé dans les années 1980. On se souvient que vers la fin du premier septennat du Président Mitterrand était apparue l’idée d’une génération « morale » au sein de la gauche française. L’émergence de cette génération correspondait aux derniers reniements par rapport au projet de transformation sociale qu’était censé porter le parti socialiste. Il correspondait aussi à la substitution de l’idéologie européenne à tout projet transformateur. Dans les dix ans qui nous séparent de 2003, cette posture semble avoir englobé tous les aspects de la politique étrangère. Elle a construit des relations étroites avec le « néo-conservatisme ».
Osons ici une hypothèse. Depuis maintenant une dizaine d’années les différents gouvernements qui se sont succédés dans notre pays, de droite et de gauche, ont consenti des abandons importants de souveraineté, du Traité de Lisbonne au TSCG. Incapables de penser dans le cadre français les dirigeants abandonnent le raisonnement politique au profit du vocabulaire moral. Car il y a un moralisme de droite tout comme il y a un moralisme de gauche. Et ce moralisme botté n’est que l’envers d’un militarisme borné. On donne aux solutions techniques militaires un pouvoir politique qu’elles n’ont pas, ce qui est la caractéristique première du militarisme, qui n’est pas l’usage des armes mais la substitution des armes à la politique. L’Europe sert ainsi de refuge. Mais, comme il n’y a pas de politique étrangère commune (et l’on voit bien sur le dossier syrien les divergences importantes entre Anglais, Allemands, Français et Italiens) il est plus commode à nouveau de se réfugier dans la morale que de faire de la politique. Ajoutons à cela la pression idéologique des « néo-cons », et l’on comprendra comment la France s’est dangereusement fourvoyée sur la question Syrienne.
Pas d’autres solutions que diplomatique.
Non que cette guerre civile, dans laquelle des pays (l’Arabie Saoudite et le Qatar en particulier) sont immédiatement intervenus ne soit horrible et sanguinaire. Elle l’est de toute évidence et de tous côtés. Mais, faire cesser les combats sans aboutir à l’accession au pouvoir de gens aussi sanguinaires que les dirigeants actuels du régime syrien n’est point chose aisée. Imposer un cessez-le-feu est quasiment impossible hors la voie diplomatique, sauf, à nouveau, à être prêt à envahir ce pays. Car, nous ne sommes plus dans un affrontement avec des camps nettement séparés. Ce que l’on appelle le « régime » semble bien être un conglomérat de clans tout comme l’opposition est un conglomérat de groupes, dont certains ont basculé dans le pur banditisme. Un cessez-le-feu devrait être imposé faute d’être négocié diplomatiquement. Cela imposerait des dizaines de milliers d’hommes sur le terrain, qui seraient rapidement instrumentalisés d’un côté et de l’autre.
La solution diplomatique est possible, à condition d’être inclusive (il faudra que tous les pays intéressés soient présents) et de comprendre qu’elle prendra du temps. À cet égard, il faut se méfier des analogies avec le Mali. Tant par la taille des populations que par la complexité politique le conflit syrien est sans commune mesure avec celui du Mali. Les rapprochements faits entre les deux situations sont profondément trompeurs.
Il faut aussi mesurer l’ampleur des contre-exemples de l’intervention militaire américaine en Irak et de celle, plus récente, franco-britannique en Libye. Ces interventions restreignent aujourd’hui d’autant les marges de manœuvres internationales sur la question de la Syrie. C’est pourquoi, et de ce point de vue la position russe est aujourd’hui très forte, il n’y a pas d’autre issue que diplomatique à ce conflit. Cette solution diplomatique devra se faire avec les interlocuteurs tels qu’ils sont aujourd’hui. Faire du départ de Bachar-el-Assad un préalable est le plus sur moyen de faire échouer la solution diplomatique. Toute honte bue la France devra en convenir. Un peu de réflexion, un peu de politique et moins de moralisme au début de ce conflit nous aurait évité cette humiliation.
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]Poutine ouvre le débat sur l'arme nucléaire israélienne.
Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne, et a introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du nucléaire israélien. S'exprimant lors d’une rencontre avec des experts russes et internationaux à Valdaï (nord-ouest de la Russie), le chef du Kremlin a souhaité «rappeler» que l’arsenal chimique de la Syrie était apparu comme une «alternative» à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait «pas besoin» de cette arme.
«Je ne peux pas assurer à 100% que nous réussirons à mener à son terme le plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, mais tout ce que nous avons vu ces derniers jours inspire confiance sur le fait que c’est possible et que ce sera le cas», a déclaré M. Poutine. «La Syrie s’est dite prête à adhérer, et se considère déjà comme adhérente de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques», a-t-il souligné, en saluant ces «pas concrets» de Damas.
M. Poutine a par ailleurs qualifié de «provocation habile» l’attaque chimique commise le 21 août près de la capitale syrienne. «Nous avons toutes les raisons de croire que c’est une provocation habile», a déclaré M. Poutine, en affirmant notamment que de vieux obus de fabrication soviétique, qui ne sont plus utilisés par l’armée syrienne, figuraient dans ce dossier.
"Nous n'avons en Syrie aucun intérêt particulier pour lequel nous essayons d'y maintenir le gouvernement en place", a souligné le chef de l'Etat russe, ajoutant qu'en s'ingérant dans la situation autour de la Syrie, la Russie s'appliquait tout simplement à affirmer les principes du droit international.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà promis mercredi que la Russie transmettrait au Conseil de sécurité de l’Onu des preuves fournies par Damas de cette «provocation» qui visait selon lui à susciter des frappes occidentales.
Par ailleurs, le premier vice-directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Sergueï Smirnov, a déclaré qu'entre 300 et 400 mercenaires russes combattent en Syrie dans les rangs de l'insurrection. "Nous estimons que 300 à 400 personnes ont quitté le territoire de notre pays pour s'y rendre (en Syrie) et elles finiront par rentrer. Cela représente, naturellement, un grand danger", a indiqué le responsable.
Mercredi, le ministre français de l'Intérieur, manuel Valls, avait affirmé que 130 français combattent dans les rangs des extrémistes syriens, soulignant que leur retour en France était une source d'inquiétude en raison du danger potentiel qu'ils peuvent représenter.
Ces mises en garde interviennent alors qu'Al-Qaïda a lancé une vaste offensive en Syrie pour prendre le contrôle de zones tenues par les rebelles syriens (Voir Mediarama numéro 425).
Sur un autre plan, le navire amiral de la Flotte russe de la mer Noire, le croiseur lance-missiles Moskva, a pris le commandement de l'escadre russe déployée en Méditerranée, a annoncé vendredi aux journalistes le porte-parole de la Flotte de la mer Noire, le capitaine de vaisseau Viatcheslav Troukhatchev.
"Après avoir achevé sa mission en Atlantique […] le croiseur Moskva est arrivé au point où il devait rencontrer les bâtiments de l'escadre russe déployée dans l'est de la Méditerranée. A l'heure actuelle, le croiseur abrite l'état-major du commandement opérationnel de l'escadre qui regroupe des navires relevant des flottes de la mer Noire, de la Baltique et du Pacifique", a déclaré le porte-parole.
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