Le fait même que la Grèce ait besoin d'une rallonge pour honoré ses échéances est de fait, un défaut.
On aura beau tourner cela dans tous les sens, il faut appeler un chat un chat.
Le Plan, rien que le Plan :
Athènes met en vente ses entreprisesAfin de réduire son déficit, le gouvernement grec s'apprête à vendre ses participations dans la Postbank, des ports et des sociétés de télécoms. L’État espère en retirer 50 milliards d'euros d'ici 2015.
[...]
Les participations étatiques au capital de l'opérateur OTE Telecom, Public Power Corp, Athens Water et de
l'Hellenic Postbank détenues à respectivement 16% et 34% par l’État, seront cédées d'ici à la fin de l'année. Les sociétés de gestion des ports d'Athènes et de Salonique et la compagnie des eaux de Salonique, dont il possède 75% et 74% du capital vont également être cédées.
« Afin d'accélerer le processus »
de privatisation et de vente des actifs immobiliers, l'exécutif a également décidé la création d'un Fonds souverain.
Le Figaro.fr et
Le Blog Finance
Stephane a écrit:Ne riez pas..."Ne pensez pas une seconde que nous sommes contre la restructuration à cause du risque porté par les banques des autres pays", a ajouté le gouverneur de la Banque de France.
"Le fait que les banques françaises, les banques allemandes et d'autres aient des risques grecs dans leurs bilans ne nous arrête pas une seconde. Le problème c'est la Grèce elle-même."
Ben si, moi je rigole !
Et je me marre encore car si les 200 milliards des obligations grecque auxquels les Banque européenne sont exposés n'est pas le problème (ni celui des 7.500 milliards de la dette publique/privée des pays de la zone euro), ces gens là sont en train de faire dans leurs frocs.
Après les privatisations massives (et/ou concomitamment), l'épargne publique va être appelée à contribution.
Je suis allé voir mon conseillé financier et j'ai eu toutes les peines du monde pour lui faire admettre que la Banque Postale était exposée pour 1 milliard d'euros d'obligations grecque.
Il n'a pas su (ou voulu) me dire si mon assurance Vie en contenait et pour quelle part

Là, je rigole beaucoup moins
Pour mémoire, les Banque françaises en ont pour 44 milliards d'euros répartis dans leurs produits financiers qu'elles proposent à leurs clients.
Quels risques pour l’assurance vie ?
La dernière possibilité est que les banques centrales européennes rachètent elles-mêmes leur propre dette, à l’image des 360 milliards de dollars qu’a acquis la Fed. C’est ce qu’on appelle le quantitative easing. Ce mécanisme sert à faire baisser les taux de rendement en donnant une impression de demande importante. Les banques centrales qui rachètent les dettes émises par leur propre gouvernement font donc monter artificiellement la demande d’obligations souveraines.
De ce fait, la valeur nominale des obligations grimpe, faisant baisser mécaniquement le rendement, ce qui permet aux différents gouvernements de payer des intérêts plus faibles sur leur dette. Il est impossible de savoir à quel niveau s’élèvent réellement, en Europe, ces mesures de quantitative easing.
Une chose est sûre, tout cela n’est pas bon pour les obligations, donc pour l’assurance vie. Ces créances nuisent à la valeur nominale des obligations. Cela pose problème pour l’assurance vie à taux garanti.
http://www.moneyweek.fr/20100219237/conseils/obligations-grecques-impac/Mario Draghi, l'actuel gouverneur de la Banque centrale italienne, ancien patron de Goldman Sachs Europe, a été désigné lundi soir à l'unanimité par les ministres des Finances de la zone euro pour succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE (
Trichet on se souvient, fut le comptable magicien de la faillite du Crédit Lyonnais).
Si je ne me trompe, c'est bien Goldman Sachs dans la présentation « créative » des comptes de la Grèce qui aurait contribué à « camoufler » l’ampleur de sa dette.
Selon le
« New York Times », un montage élaboré par Goldman Sachs en 2001, à travers des swaps de devises, aurait notamment permis au gouvernement grec, juste après l’adhésion d’Athènes à l’Union monétaire, d’emprunter plusieurs milliards en « dissimulant la transaction aux yeux du public ».
" Ce schéma aurait aidé la Grèce à respecter les règles imposées par Bruxelles en matière de déficit, tout en continuant de vivre au-dessus de ses moyens. Goldman Sachs aurait perçu, au passage, quelque 300 millions de dollars de commissions. « Wall Street n’a pas créé le problème de la dette européenne. Mais les banquiers ont permis à la Grèce et à d’autres pays d’emprunter au-delà de leurs moyens, à travers des opérations parfaitement légales », précise le quotidien new yorkais. "
"Les équipes de GS auraient même été mandatés par Athènes, selon le « Financial Times », pour proposer à Pékin un portefeuille d’obligations de l’Etat grec de 25 milliards d’euros et une participation dans la National Bank of Greece fin janvier. L’information avait cependant été démentie.
" Mais le gouvernement grec soupçonne désormais Goldman Sachs d’avoir massivement investi en
« crédit default swaps » (CDS), en pariant sur un défaut de paiement d’Athènes. " Les Echos
Goldman Sachs a joué et joue sur deux tableaux : banque conseil et banque de marché ... pour profiter de la crise.
Si Goldman Sachs est capable de faire un tel montage, imaginons ce que la JP Morgan & Cie est en mesure de faire, par la puissance de sa position, sur la manipulation des cours du marché de l'Argent, marché qui ne représente que 50 milliards de dollars !
Lire ausi :
« La Banque. Comment Goldman Sachs dirige le Monde »Grèce : pacte du diable avec Goldman Sachs ?Pendant ce temps là, Christine Lagarde semble quant à elle, être désignée d'avance pour prendre la direction du FMI et ses
Chicago Boys.
A moins qu'elle ne soit envoyée au
"Tapie". No Comment !
Sur le même sujet, lire l'excellente analyse de François Leclerc sur le blog de Paul Jorion :
LE SCENARIO DE LEUR HORREURLes commentaires qui suivent cet article sont à lire car le débat qui y est offert ne manque pas d'intérêts par la pertinence des interventions de chacun des internautes.
Autre écho outre atlantique :Le défaut grec ne sera pas «confinée» dit John Mauldin auteur de Endgame.
Il ne sera pas plus «contenu» que ne l'ont été les prêts hypothécaires à risque en 2008.
«Ce n'est pas quelque chose qui s'arrête aux frontières européennes," dit Mauldin. "Tout comme la crise des subprimes ne s'est pas arrêtée en Californie ... Je suis très inquiet à ce que la contagion n'aille toucher le monde."
En ce qui concerne le mécanisme de la contagion, Mauldin prévoit le scénario suivant dans l'éventualité d'une défaillance de la Grèce :
- La Grèce aura à nationaliser ses banques.
- Les citoyens grecs seront forcés d'accepter des dépôts en drachmes, plutôt qu'en euros.
- Les consommateurs grecs et les entreprises seront alors en défaut sur toutes les dettes en raison de la décote qui en résulterait, décote qu'il estime à 50%.
- Les banques françaises et allemandes seront obligées de prendre des dépréciations sur leur exposition grec.
- La BCE sera obligée de prendre une moins-value sur son exposition à la dette grecque.
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