Salut Dan,
Le taux directeur de la BCE etant a 0,25 et l'inflation nettement superieur, signifie que la BCE doit "payer" pour preter aux banques (Le taux que percoit la BCE ne couvrant pas le taux d'inflation). Ceci n'est bien sur pas le but.
Oui, on pourrait tout à fait dire dire cela. Lorsque les taux réels deviennent négatif (taux nominal - inflation) la Banque centrale "paie" en quelque sorte en plus de l'argent quelle distribue au système.
De la même manière, en restant toujours dans cette vue de l'esprit, on peut s'interroger à propos du déposant qui vient à sa banque pour y laisser son épargne avec une rémunération (le taux nominal) qui ne couvre plus le taux d'inflation. On pourrait très bien se dire, que non seulement il laisse son dépôt à la banque, qui va pouvoir l'intégrer dans son bilan, mais en plus qu'il paye pour cela. En général la banque de France dans son calcul du taux de rémunération du Livret A, fait (inflation + 0,25) pour contrer et "stériliser" tout effet de taux réel négatif.
Il me semble qu'il y a creation monetaire pour remedier a une situation deflationniste
Oui, La Banque du Japon essaye depuis 15 ans (Berruyer en parle dans l'article) de lutter contre, il n'y arrive pas véritablement. On va dire tout juste. Au prix de combien de bulles ?
Comme il est dit la création monétaire au sens premier du terme sert à éviter les crises de liquidité et donc la mise à mort du marché interbancaire et du crédit. Mais elle sert aussi (comme le dit l'article) à éviter les faillite bancaire en servant de tuteur.
Au sens second du terme, elle peut participer à une relance de l'économie, une aide à la politique économique qui peut être conjuguer avec une politique fiscale.
On note que la BCE suit avec quelques mois de retard la politique de la Fed
Oui, c'est flagrant. Il y a un léger délai d'offset, mais les taux de la BCE recopie ceux de la FED. 7
http://www.les-crises.fr/taux-directeurs/
Il y a quelque chose de très intéressant dans cet article: le parallèle que l'on peut faire avec les années 30. Même taux REFI bas, même déflation. Pourtant comme le dit Berruyer nous ne sommes pas en guerre...