"Toute vérité franchit trois étapes. - D’abord, elle est ridiculisée. -Ensuite, elle subit une forte opposition. - Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence."
(Schopenhauer)
Cette citation est intéressante à plus d'un titre.
D'abord elle montre que si Gandhi était en effet un copieur (voir ma précédente signature), il a quand même eu le mérite d'ajouter la 4e étape qui est en fait la 1ere:
"D'abord, "ils" vous ignorent (...)"
Et c'est souvent la plus longue et la plus efficace...
Ensuite et surtout, elle montre que, quand on remonte la chaine causale et historique de "L'art d'avoir toujours raison", on arrive pile/poil au "Pilpoul" talmudique.
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Le pilpoul (dérivé du mot pilpel, « poivre », littéralement « raisonnement aiguisé ») est une méthode introduite vers 1500 en Pologne, qui consiste en une étude systématique du Talmud. C'est une sorte de gymnastique intellectuelle entre deux étudiants, un maître et un étudiant, etc. qui relève du postulat que les contradictions et les différents avis émis par les maîtres du Talmud ne peuvent être qu’apparents. Pour résoudre cette contradiction, l'élève doit parvenir à démontrer que les deux avis émis ne sont pas contradictoires. Il s'agit d'étudier des textes particulièrement ardus dans leur interprétation.
Le pilpoul a souvent été critiqué et même interdit par des rabbins qui le considéraient plus comme un exercice de vaine rhétorique que comme une recherche approfondie.
Ce qui n'est d'ailleurs pas tout à fait exact puisqu'un certain "Ramban" y eut recours bien avant dans L'Andalousie du XIIe siècle, à une époque "bénie" oû les tribunaux rabbiniques avaient encore un registre d'efficace largement supérieur à celui d'un célèbre tribunal dinatoire actuel...


