Aube dorée ne passera jamais.
Déjà, ils sont quasiment tous en prison ; au pire ils leur arrivera des "accidents".
Le système est totalement verrouillé, nos maitres contrôlent parfaitement la situation
pour le moment.
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Jacques Sapir@russeurope
#Grèce L'affrontement remis à fin juin. Le Gvt reprend la main sur les réformes (sic) Il doit maintenant préparer op.publique au #Grexit
Dès lors la question est celle des convictions. Les membres du gouvernement sont-ils convaincus qu’ils peuvent mener une « autre politique » à l’intérieur de la cage de fer de l’euro et des traités européens ? Et obtenir des partenaires européens les concessions qui leur permettraient de la mener ? Si oui, à mon avis ils se trompent, et s’ils n’ont pas préparé une option de rechange, ils se trouveront dans la situation de devoir capituler. A propos de la situation de Papandréou face à Merkel et Sarkozy en 2009-2010, j’ai écrit dans La Grèce et les Balkans : « en entrant dans la négociation sans alternative à son échec – moratoire sur le paiement des intérêts et le remboursement de la dette, défaut partiel voire sortie de l’euro, afin d’exercer des pressions sur l’Allemagne et la France dont les banques, importantes détentrices de dette grecque, avaient beaucoup à perdre –, le gouvernement PASOK s’est mis d’emblée en position d’accepter même l’inacceptable ». La situation de Syriza est la même aujourd’hui et s’il met ses pas dans ceux du PASOK, il subira le même sort, en ouvrant toute grande la porte aux néonazis d’Aube dorée.
Disons qu'il y a une autre possibilité, c'est que Syriza ait entamé des négociations tout en sachant qu’elles avaient peu de chance d’aboutir. Durant cette période, on mobilise l’opinion (les manifestations de soutien au gouvernement se sont multipliées dans toute la Grèce) sur le thème de la dignité retrouvée, du « salut public », tout en créant les faits accomplis de rupture avec les politiques de la Troïka, comme le vote par le Parlement du premier train de mesures sociales. Durant cette période, on prépare la sortie de l’euro, en s’assurant d’aides extérieures à l’Europe : l’intérêt géostratégique de la Grèce lui donne des cartes à Washington comme à Moscou. Puis on utilise les innombrables bévues de l’UE, la morgue allemande, les pressions et les menaces qui heurtent le patriotisme grec pour dresser, le moment venu, devant l’opinion, le constat que la sortie de l’euro s’impose.
L’avenir tranchera, mais le 17 février Varoufakis, écrivait dans le New York Times (Source : blog d’Olivier Berruyer) : « Le problème (... c'est) que nous vivons dans un monde où l’on est entravé par la peur des conséquences. Dans un monde où il n’existe aucune circonstance où nous devons faire ce qui est juste, non pas en tant que stratégie, mais simplement parce que c’est… juste. Nous mettrons un terme, quelles qu’en soient les conséquences, aux accords qui sont mauvais pour la Grèce et pour l’Europe (...) Finis les programmes de « réformes » qui visent les retraités pauvres et les pharmacies familiales tout en laissant intacte la corruption à grande échelle. » Il ne me semble pas que ce soit un discours préparatoire à une capitulation.

Ca fait 15 ans que le peuple grec est en guerre, mais il ne le sait pas. C'est une guerre invisible, une guerre totale avec aujourd'hui un taux de suicide qui explose et finalement des "morts apparents" (...)
Le but des créanciers et de la trôika n''est pas de recouvrer une dette dont il est évident pour tout le monde qu'elle ne sera jamais payée...
La Grèce n'est qu'un laboratoire.


A mon sens, il n'est plus question de se payer la Grèce, mais plutôt de ne pas la voir partir de la zone euro. En fait, Asselineau nous la répéter maintes fois, la zone euro est chaîne, que lâche un des maillons et tout pétera. Non pas par la nature systémique d'un point de vue financier (ou plutôt bancaire) mais plutôt par les dynamiques (économique) qui vont se mettre en place. L'Euro, c'est une guerre économique de proximité.
Tu vends la mort de Syriza un peu vite, je trouve.
Il est (fort) probable que tu es raison, mais cela ne te permet pas de dire, aujourd'hui que Syriza à flanché. Au lieu de condamner trop vite ce parti, nous devrions plutôt croire en lui quitte à ce que cela soit " naïf ".
Je pense comme beaucoup que le recul de Syriza est tactique.
« Le quotidien allemand Bild raconte cette histoire inouïe. Le gouvernement grec a envoyé une lettre à Bruxelles, jeudi 19 février, qui énumérait ses nouvelles propositions dans la difficile négociation avec ses partenaires, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. La fameuse troïka dont le gouvernement grec ne voulait plus entendre parler! Une lettre de capitulation sous conditions: Athènes accepte de se plier à l’intégralité de ce que demandent la troïka mais que c’est provisoire, il y aura «des inflexions à venir». L’Allemagne sitôt cette missive connue a répondu sèchement: c’est «nein». Encore du flou cet «à venir». Berlin ne signera qu’une accord ultra-précis. Le ministre des finances Wolfgang Schaüble, insulté par son homologue grec, Yanis Varoufakis qu’il ne supporte plus, campe alors sur une position inflexible. La Grèce doit revenir à la situation d’avant l’élection législative, au programme d’aide signé par son prédécesseur. Point. Et c’est l’accord qui a été finalement conclu vendredi 20 février en dépit des tentatives de comunication d’Athènes pour sauver la face. »
TWITT Jacques Sapir @russeurope il y a 15 heures
Pourquoi la Grèce a obtenu le plus qu'elle pouvait obtenir et doit maintenant changer de stratégie.
J'avais écrit que je préfererais avoir tort contre Sapir que raison avec Asselineau.
Très clairement, la situation prouve qu'une nouvelle fois, dans ce genre de jeu, le premier qui cède est celui qui a perdu. Alexis Tsipras n'a pas encore perdu. Mais sa position est clairement difficile. Ce vendredi 20 février au soir, le camp de Wolfgang Schäuble semble avoir remporté une bataille.

1. Annulation unilatérale de la dette conformément au droit international.
2. Annulation unilatérale de tous memoranda et traités signés à partir du mai 2010 avec le FMI, l’UE et la BCE.
3. Sortie de l’Union Européenne et sortie de la zone d’euro.
4. Nationalisation de la Banque de la Grèce.
5. Jugement et punition de tous les responsables de la banqueroute et de l’occupation du pays.
6. Nouvelle Constitution.
Quand c'est flou, c'est qu'il y a "un loup"!
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