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Syrie, Iran, Or et Argent

Forum de discussions générales sur l'Or. Analyse des cours de l'or, actualité économique, financière et géopolitique. Fondamentaux de l'or et des métaux précieux.

Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Ven 3 Juil 2015 08:10

Les projets de réorganisation du "Proche-Orient élargi" version 2.0 selon T.Meyssan, c'est à dire, (États-Unis/iran, Israël/Arabie saoudite)
https://www.youtube.com/watch?v=x1EiZi3yMBI
Recyclage de Daesh, accords secrets, "happy end" pour les syriens mais "bad trip" pour les palestiiens qui perdraient leur "droit imprecsriptible au retour" (pour lequel se sont battus plusieurs générations de combattants nationalistes et laîcs arabes avant que le hamas prenne le relais) en échange d'un état-croupion démilitarisé et sans politique étrangère, mais reconnu par la "communauté internationale" auto-proclamée...
Warning > L'ensemble se tient mais reste très nébuleux avec beaucoup de problèmes non résolus. Il faut le prendre come un point de vue original. On est évidemment pas obligé d'adhérer à cette nouvelle vision du partage de la région.
Perso, je ne crois pas que les américains et les israéliens aient abandonné leurs "fondamentaux" de la stratégie du choc et du chaos... ;)
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maraboo666


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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Lun 20 Juil 2015 10:36

NEW DEAL AU MOYEN-ORIENT?
Les politiciens et journalistes occidentaux sont perplexes face à l’accord 5+1. Beaucoup ne croient pas en nos analyses et ne parviennent pas à comprendre ce qui a été réellement négocié. Quoi qu’il en soit, pour Thierry Meyssan au moins trois éléments survenus cette semaine semblent directement issus de cet accord.

La signature de l’accord des « 5+1 » avec l’Iran sur son programme nucléaire bouleverse le Proche-Orient et, par conséquent, l’ordre du monde. Alors que les commentateurs internationaux sont extrêmement hésitants sur ce qui va suivre, je poursuis mon analyse sur la base de ce que j’ai publié tout au long de ces négociations.

Après avoir neutralisé l’opposition cubaine, la neutralisation de l’opposition iranienne est un coup de maître pour Barack Obama car elle laisse la Russie et la Chine isolées. En effet, il s’agit bien d’une neutralisation : si l’Iran n’a pas complètement abandonné l’idéal anti-impérialiste d’Ali Shariati et de l’imam Rouhollah Khomeiny, il a renoncé à entrer en conflit avec les États-Unis, donc à exporter cette révolution.

Bien que l’on ignore les différentes annexes bilatérales entre Washington et Téhéran, on voit — en moins d’une semaine — un nouveau paysage commencer à se déployer, pour le moment conforme à mes pronostics .

- Pendant que les politiciens états-uniens se déchirent pour savoir s’ils vont ou non soutenir cet accord, l’Iran s’est retiré d’Aden qui est immédiatement tombée aux mains de la Force commune arabe, c’est-à-dire — contrairement à ce que son nom semble indiquer — d’Israël et de l’Arabie saoudite. Ce faisant, le détroit de Bab el-Mandeb revient sous contrôle de l’OTAN. Le Saudi Ben Laden Group pourra construire un pont sur la mer Rouge reliant le Yémen à Djibouti. Israël et l’Arabie saoudite pourront exploiter les réserves naturelles de l’Ogaden (Éthiopie).

- Au Liban, l’ancien ministre de l’Information, Michel Samaha, qui était incarcéré depuis 2012 pour avoir préparé des actions terroristes dans son pays sur ordre du président syrien Bachar el-Assad et du général Ali Mamelouk, chef des services secrets syriens, est soudainement revenu sur ses aveux. Il a également remis en question les vidéos produites par la police libanaise (FSI) pour le confondre et a exigé que celles-ci soient publiées dans leur intégralité ce qui pourrait en modifier complètement l’interprétation. Ce faisant, M. Samaha pourrait priver les adversaires de la Syrie de leur unique argument contre elle, lors de son procès devant la Cour de cassation militaire, le 17 septembre. Car après l’effondrement de l’accusation anti-syrienne dans l’affaire Hariri, l’affaire Samaha est le seul cas permettant d’accuser la Syrie de Bachar el-Assad de terrorisme.

- L’arrestation presque simultanée de 29 passeurs en Turquie et de 431 jihadistes en Arabie saoudite sont les premières actions significatives d’Ankara et de Riyad contre Daesh. S’il est encore beaucoup trop tôt pour dire si les deux États vont effectivement abandonner leur leadership pour le premier et leur financement pour le second, ils semblent en prendre la direction. Leur objectif ne serait pas de détruire Daesh, mais de le chasser du Proche-Orient. En outre, le secrétaire états-unien à la Défense, Ashton Carter, devrait arriver le 21 juillet dans la région pour implémenter les décisions du Conseil ce coopération du Golfe du 14 mai à Camp David, c’est-à-dire pour donner à la Force arabe commune les moyens de lutter contre Daesh.

Plusieurs acteurs potentiels ne sont pas encore entrés en jeu, notamment les Européens. Il est peu probable qu’ils s’opposent à la mise en œuvre de l’accord, au contraire ils devraient tenter d’y jouer un rôle. À ce sujet, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a évoqué la possibilité de favoriser la paix en Syrie en organisant une conférence de type 5+1 sur ce sujet. Même si l’on ne voit pas très bien quelle pourrait être la légitimité d’une telle idée, ce genre d’initiative ne devrait pas mécontenter Washington. D’une part elle lui permettrait de changer plus facilement de politique vis-à-vis de la Syrie. Et, d’autre part, le terrain occupé par les Européens serait autant d’espace en moins pour l’Iran. De toute manière, pour Barack Obama, le moment est venu en Syrie de « traiter avec le vainqueur ».

(Source: réseau Voltaire.)
Commentaire perso :
Pour ceux qui suivent l'évolution de la politique étrangère de L'Empire dans cette région,
les gagnants seraient:
1) L'Iran (qui par la "trahison" de ses idéaux anti-impérialistes) retrouverait le circuit du financement international, une relative tranquillité et un rôle de puissance régionale)
2) L'arabie des Saouds avec son "nouvel" allié Israélien.
3) La Syrie (seule relativement bonne nouvelle) qui pourrait voir l'évaporation des Djihadistes (dirigés politiquement
par les Saouds et financés par la Turquie) vers d'autres lieux genre...Caucase russe, puis L'Ouest chinois = Xinjiang)
Les grands perdants seraient:
1) La Turquie d'Erdogan qui verrait son rôle et ses ambitions limitées de façon drastique.
2) Les palestiniens contraints d'accepter un état-croupion (reconnu internationalement) en échange de la perte du droit au retour pour lequel se sont battus 3 générations de combattants laîcs nationalistes ou islamistes sunnites comme chiites (Hamas+ Hezbollah)
3) La russie qui pourrait se retrouver davantage isolée avec un DJIHADISME MADE IN USA de nouveau à ses portes...
D'ailleurs, le dernier rapport du Pentagone désigne clairement l'ennemi immédiat...
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Dim 27 Sep 2015 10:09

Allons nous (comme le pense le "réseau Voltaire") vers un début de règlement global en Syrie sous les auspices de la Russie et de ses alliés de L'OTSC?
Poutine va-t-il siffler la "fin de la récré" djihadiste? (soutenue en réalité par les puissances impérialistes occidentales+ la Turquie et les pétromonarchies du golfe)
Pour la première fois, il y a deux jours, l’armée syrienne a utilisé des drones reçus de Moscou dans des opérations contre des jihadistes dans le nord et l’est du pays. De plus, les frappes aériennes de Damas contre des bandes armées affiliées à Daech se sont accrues. Pendant ce temps, Moscou renforce les bases de Lattaquié et de Tartous, alors que des manœuvres navales en méditerranée orientales semblent avoir commencé. Désormais, Washington et ses alliés ne peuvent plus faire n’importe quoi au Proche et au Moyen Orient.
La Russie, la Syrie, l’Iran et l’Irak ont créé à Bagdad un centre d’information visant à coordonner la lutte contre l’Etat islamique (source). Et Moscou semble s’être coordonné avec certains groupes armés kurdes qui luttent eux aussi contre Daech pour mener ses opérations.
Le soutien russe au régime de Bachar al-Assad contre les bandes armées islamistes (Etat islamique et autres) commencerait à se faire sensiblement ressentir : la chaîne de télévision russe Zvezda rapportait dernièrement que l’armée syrienne avait forcé les jihadistes de l’État islamique à se retirer de Palmyre, mais ils se cacheraient dans des zones résidentielles et utiliseraient des monuments anciens comme couverture. Dans la province d’Homs, une quarantaine de jihadistes auraient été anéantis suite à des frappes syriennes.
Et le 20 septembre, dans le village de Kanaker (la province de Damas) un groupe de jihadistes se serait rendu. Ces informations sont bien évidemment à prendre avec la plus grande prudence.
La Syrie a confirmé pour la première fois qu’elle avait reçue des avions de reconnaissance russes, ce qui aurait considérablement amélioré sa capacité à cibler les combattants de l’Etat islamique. Un officier de l’armée syrienne a déclaré au Guardian que les unités d’infanterie de Damas recevaient désormais des images satellites précises des positions de l’Etat islamique ce qui aurait amélioré les frappes aériennes contre Daech.
En tout état de cause, l’intervention russe se renforce : la semaine dernière, plus d’une douzaine de vols militaires en provenance de la Fédération de Russie (parfois via Téhéran) auraient acheminé à Lattaquié, ville portuaire du nord de la Syrie, une demi douzaine de chars lourds T-90, 15 obusiers, 35 véhicules blindés, un demi-bataillon de 200 fusiliers marins et des casernements pour environ 2.000 militaires. Là encore, ces informations restent à confirmer par des images, celles diffusées sur le Net par Strafor (CIA) étant pour le moins très floues…
Moscou aurait également livré à Damas des drones de surveillance et des radars, de même que des systèmes de vision nocturne. Sur la base aérienne de Lattaquié, nous avions eu précédemment confirmation de la présence d’au moins 24 Su-24M2 et Su-25M/SM, de systèmes de missiles sol-air (y compris un système antiaérien Pantsir-S1), de batteries S-300PMU-2 et 400 et de 4 intercepteurs multirôle Su-30SM. La Russie a également établi une nouvelle base au sud de Lattaquié, et poursuit l’expansion de sa base navale à Tartous.

Dans le même temps, le ministère russe de la Défense a annoncé son intention de tenir des exercices navals en Méditerranée orientale. Une escadre autour du croiseur lance-missiles « Moskva » (qui servira de base opérationnelle), avec la frégate « Smetlivy» (type 61), un grand navire de débarquement « Saratov » (classe Alligator) et des navires de soutien, serait déjà en cours d’acheminement. Le grand navire de débarquement « Saratov » peut transporter jusqu’à 20 chars et 45 transports de troupes blindés, et quelque 300 à 400 fusiliers marins.

Cette montée en puissance russe depuis plusieurs semaines alarme les États-Unis, qui craignent que Moscou donne l’ordre de frapper des bandes armées soutenues par le Pentagone et la CIA ou que Damas réussisse à éradiquer un certains nombre d’éléments jihadistes instrumentalisés par Washington. La Russie justifie ce soutien accru par la nécessité de lutter plus efficacement contre tous les groupes jihadistes, et pas seulement contre Daech qui représente néanmoins « la principale menace à la stabilité du Moyen-Orient » (source diplomatique russe). Le Kremlin estime que la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, qui a mené des raids en Syrie et en Irak, n’a pas réussi à faire réellement reculer les forces de Daech. Pour la Russie, les armées syrienne et irakienne, et les combattants kurdes sont les seuls forces qui luttent réellement et de manière efficace sur le terrain contre l’islamo-terrorisme. Cette intervention en Syrie est une question de sécurité nationale pour la Russie.


(Source: Jacques Frère pour nationspresse.info)
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar Inf le Mer 30 Sep 2015 05:23

Je rajouterais quand même que les USA/OTAN craignent aussi un revirement de l'opinion publique. (mon avis perso)
On a tellement tapé sur la gueule des islamistes/DAESH dans les médias, que les médias en ont profité pour faire du fric tout en foutant la frousse aux gens. Le sujet a été omniprésent en France, surtout depuis l'affaire Charlie !
Donc peux importe ce qui va se passer la bas, les médias continueront surement d'en parler pour faire du fric avec ce sujet.
Moralité, si la Russie/Syrie commencent a avoir des résultats concluants, il se peux que les gens finissent par penser que les "sauveurs" ne sont pas ceux qu'ils croyaient.... mais le duo Poutine/Bachar ! Choses que l'occident n'acceptera jamais je pense !
Point de vue perso après, mais ca ne m'étonnerait vraiment pas de voir d'ici quelques jours/semaines, nos amis réfugiés passer à la TV pour dire que les méchants Russes sont pire que Daesh, bombardent, tuent, tout ce qui bouge !

Pour conclure mon point de vue, je rajouterais que :

L'opinion publique est la clé. Avec l'opinion publique, rien ne peut faillir. Sans lui, rien ne peut réussir. Celui qui manipule les opinions est plus important que celui qui applique les lois.

Abraham Lincoln
Inf


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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Ven 2 Oct 2015 06:25

Comme on pouvait s'y attendre avec le grand retour de V. Poutine à la tribune de marbre vert, les choses risquent d'évoluer assez rapidement dans la région de "Levant" et tout particulièrement en Syrie, le "pays-martyre", victime d'une véritable "guerre mondiale" menée depuis près de 5 ans maintenant par les Euro-atlantistes et les pétromonarchies sunnites du Golfe.
Comme on pouvait s'y attendre également, la désinformation médiatique tourne à plein régime...
En effet, depuis hier: La Russie bombarde les positions djihadistes en Syrie, les chancelleries et médias occidentaux s’indignent...
Ils mettent en doute le "label E.I" des cibles visées, comme s'il existait encore des groupes d'opposants armés non fanatiques et non terroristes (qui mériteraient donc le soutien des vertueux "démocrates" occidentaux) à Bachar-E-Assad! :mrgreen:
La réalité est bien différente:
La Russie a mené mercredi 30 septembre une première série de raids aériens, comme l’y autorisent ses accords de coopération militaire avec la Syrie. Selon Moscou, son aviation aurait effectué 20 sorties et touché 8 cibles terroristes.

La France avait auparavant mené des bombardements aériens dimanche 27 septembre, en dehors de tout cadre légal, contre un camp d’entraînement de l’État islamique dans l’est de la Syrie, selon les propos du président François Hollande. Toujours selon le président français, cette attaque aurait été « sans conséquences pour la population civile ».

Le gouvernement syrien a dénoncé à cette occasion une « violation du droit international », les bombardements ayant été menés sans l’autorisation de l’État syrien.

Pour justifier la légalité de l’action française, le président Hollande a ainsi invoqué la « légitime défense » et l’article 51 de la charte des Nations unies, en faisant référence aux attentats de janvier 2015 à Paris qui auraient été « commandités » par l’État islamique. Or, à l’époque, le pouvoir exécutif français avait décrit les terroristes comme des « loups solitaires » radicalisés via le réseau Internet, ce qui lui avait permis de faire voter la « loi sur le renseignement », un « Patriot Act » à la française, étendant considérablement les pouvoirs et les dispositifs de surveillance des services de police. Il faut également souligner que les auteurs de l’attaque contre le journal Charlie Hebdo n’avaient jamais séjourné en Syrie mais avaient été formés par la branche d’al-Qaïda au Yémen, comme le montrait un précédent article sur ce sujet. J’avais avancé à cette époque que le choc causé dans l’opinion publique française par les attentats avait permis l’instauration du régime politique de la « guerre au terrorisme » qui se caractérise par une limitation des libertés intérieures, et particulièrement de la liberté d’expression et d’information, la surveillance de masse des populations, et une politique extérieure néo-coloniale multipliant les expéditions armées. Le recours au principe de la « légitime défense » comme justification aux raids aériens en Syrie, malgré l’absence de liens tangibles entre les auteurs des attaques terroristes de Paris et l’État islamique, constitue la démonstration que cette mécanique est bien à l’œuvre.

Les actions de la coalition internationale luttant contre l’État islamique sont donc à mettre en perspective avec la doctrine néocoloniale de la « guerre au terrorisme » en Syrie, qui visent à un changement de régime et à l’instauration d’États faibles et balkanisés, assimilables à des protectorats. La lutte contre l’EI a ainsi été prise comme prétexte par la France et le Royaume-Uni afin de mener une guerre aérienne sur le territoire syrien, conduisant de facto à une « no-fly zone » telle qu’elle est réclamée par la coalition, et particulièrement la Turquie, depuis plus d’un an. C’est en effet ce scénario de zone d’exclusion aérienne qui avait permis la victoire des groupes armés soutenus par l’occident en Libye en 2011.

L’entrée de la Russie dans le conflit ce mercredi est cependant venue bouleverser ce scénario. La présence de 12 SU-25 russes, de 16 hélicoptères d’attaque et de transport à l’aéroport de Lattaquié et leur entrée en action dans l’espace aérien syrien ont rendu caduque l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne de facto au profit des groupes armés soutenus par la coalition.

Le secrétaire d’État américain John Kerry, en panique, s’est donc précipité vers son homologue russe Sergei Lavrov, actuellement à l’ONU, dans le but de convoquer une réunion « entre militaires, aussi vite que possible, afin d’éviter tout incident entre leurs aviations en Syrie ».

Encore plus gênant pour les États-Unis et leurs alliés, les premières frappes aériennes russes ont ciblé un groupe rebelle soutenu par la coalition. Selon le média israélien i24news :


« Quatre avions de combat russes ont visé des bases de Jaich al-Fatah (“l’Armée de la conquête”) à Jisr al-Choughour et à Jabal al-Jawiya (dans la province d’Idleb) et ont frappé aussi des positions de groupes armés, des bases et des dépôts d’armes à Hawach dans la province de Hama », a indiqué cette source. « L’Armée de la conquête » regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham. »

Les responsables occidentaux ont donc logiquement dénoncé une attaque « ne visant pas l’État islamique » en laissant aux médias le soin d’imaginer quelle pouvait être la cible réelle…

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarait ainsi que « les frappes russes n’ont pas visé Daech ». Une source diplomatique française citée par le journal régional La Nouvelle République affirmait également :


« Ce n’est pas sur Daech qu’ils (les Russes) ont frappé, c’est sans doute sur les groupes d’opposition, ce qui confirme qu’ils sont davantage dans le soutien au régime de Bachar al-Assad que dans la lutte contre Daech. »

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a également estimé que « les frappes ne visaient probablement pas l’État islamique ».

Les médias aux ordres et qui sont maintenus depuis la crise ukrainienne dans une hystérie antirusse permanente entretenue par les responsables politiques occidentaux ont immédiatement interprété ces déclarations comme la preuve que la Russie avait frappé « l’opposition modérée » [il n’y a pas d’opposition armée modérée en Syrie – Ndlr] soutenue par la coalition, et ont ainsi pu se livrer à leur passe-temps favori : la russophobie primaire.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, affirmait ainsi que son pays faisait l’objet « d’une guerre de l’information suite à sa décision d’effectuer des frappes aériennes contre les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie ».

Le journal Le Monde, comme à son habitude, était en première ligne et annonçait :


« Les frappes aériennes menées par la Russie mercredi ont surtout visé les forces rebelles opposées au président Bachar Al-Assad. »

Tous les grands médias francophones ont repris la narrative occidentale affirmant que l’aviation russe ne bombardait pas l’État islamique de manière à suggérer que la Russie ciblait en réalité l’« opposition modérée » en soutient au « boucher » Bachar-al-Assad. Il y a cependant une manipulation de l’opinion publique dans cette narration, qui consiste à passer sous silence la cible réelle de l’action militaire russe… En effet, l’« opposition modérée » (dont le président syrien Bachar-al-Assad répète depuis plus d’un an qu’elle est en réalité constituée de groupes djihadistes salafistes) prétendument visée par l’aviation russe mercredi, était constituée de la branche syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra, ainsi que de plusieurs autres groupes radicaux réunis au sein d’une entité appelée « l’armée de la conquête ». Selon le journal Libération, cette coalition djihadiste serait une création de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, qui assureraient également son financement.

Il est donc délicat pour les responsables politiques occidentaux d’évoquer ouvertement l’« opposition modérée » qu’ils soutiennent. Cela pourrait conduire à révéler que cette dernière n’est qu’un mirage médiatique derrière lequel se cachent Al-Qaïda et des groupes salafistes, dont le but est similaire à celui de l’État islamique : l’instauration d’un califat islamique.

(Source: arrêtsurinfo.ch)
Donc, La Russie bombarde Al-Qaïda en Syrie, voilà donc ce qui a tant indigné les chancelleries et les médias occidentaux mercredi… :twisted: :roll:
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Ven 9 Oct 2015 07:28

Propagande antisyrienne et antirusse : RT a retrouvé le directeur de l’OSDH dans un hôtel de luxe au Kazakhstan !
Mais qui donc est cet individu, directeur de l’« Observatoire syrien des droits de l’homme », opposant de longue date à la famille El-Assad exilé à Londres, vivant sous la protection du MI6 (aux frais du contribuable britannique) en tant qu' "honorable correspondant" des Frères musulmans en exil et source unique de la quasi-totalité des médias occidentaux dans leur couverture du conflit syrien?
Eléments de réponse dans cette petite vidéo > https://www.youtube.com/watch?v=m2XpVSzYwXc#t=182
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar aikongo le Ven 9 Oct 2015 09:37

Cet abruti nous ferait bien une troisième guerre mondiale !

http://fr.sputniknews.com/international ... usses.html
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar iron man le Lun 12 Oct 2015 17:26

Pierre Conesa : Arabie Saoudite, Théâtre de Dupes, Stratégie planétaire. (Ex Affaires Stratégiques)

https://www.youtube.com/watch?v=d22EkRIxowI
Furor arma ministrat

« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » - Hölderlin

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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar maraboo666 le Mar 10 Nov 2015 18:51

Ayssar Midani, citoyenne franco-syrienne, répond aux questions de Jean-Michel Vernochet sur la situation en Syrie.
Elle a fait le choix de revenir au pays en 2013 pour supporter son gouvernement légitime, témoigner et nous apporter un éclairage sur un aspect de la guerre "internationale" contre la syrie encore peu connu: "LA GUERRE DES TUNNELS"...
Elle est cependant aujourd'hui très confiante (trop?) pour l'avenir de la Syrie.
https://www.youtube.com/watch?v=Y6W1FlCt08o
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Re: Syrie, Iran, Or et Argent

Messagepar Stephane le Dim 15 Nov 2015 09:35

Depuis mon petit bled paumé d'Asie du sud-est, et malgré une connexion Internet parfois défaillante, j'ai appris ce qui s'était passé à Paris.

J'adresse évidemment toute ma sympathie à mes compatriotes français, et notamment aux parisiens.

Qu'ils aient en plus à subir la double peine de l'état d'urgence est une grave injustice.

Pour ceux d'entre nous qui suivent ce topic depuis son ouverture en 2012, les derniers évènements n'auront malheureusement étonné personne.

Ce qui se passe est la simple conséquence de choix diplomatiques stupides des gouvernements français et de notre superviseur étasunien. Depuis 25 ans, tout a été fait pour livrer le Moyen-orient tout entier à la secte wahhabite en échange simplement de promesses de pétro-dollars.

C'est ce que rappelle Guillaume Borel sur Les-crises quand à la responsabilité directe de l'executif français ces dernières années et son soutien objectif au terrorisme wahhabi : http://www.les-crises.fr/attentats-de-p ... -francais/

Selon Hollande, la France serait maintenant en guerre.

Mais en réalité elle l'est depuis 25 ans déjà, simplement elle se trouvait dans le mauvais camp...

Puisque la guerre est maintenant déclarée contre nos alliés d'hier, alors gagnons là !

Le jour où la France souhaitera sincèrement combattre le terrorisme wahhabite sous toutes ses formes, il faudra choisir le camp de ceux qui le combattent déjà quotidiennement.

Pour cela il faudra cesser ce double jeu diplomatique criminel et savoir reconnaitre nos alliés réels dans cette guerre.

Et nos alliés de fait seront:

- la Russie
- l'Iran
- le Yemen
- Bachar al Assad
- le Hezbollah (dûrement touchés par des attentats sanglants aussi à Beyrouth quelques jours plus tôt, mais j'imagine que ça n'a pas du émouvoir grand monde en France)
- la milice maoïste du PKK (toujours dans la liste officielle des "mouvements terroristes" pour l'UE et les USA contrairement par exemple au Front al Nosra qui n'y figure pas...)
- les autres mouvements de combattants kurdes
Stephane

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