Motifs de perquisition ou d'assignation à résidences flous, usage excessif de la force, résultats souvent peu concluants: dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty International remet lourdement en cause l'efficacité de l'état d'urgence entre novembre 2015 et janvier 2016.
"Des vies bouleversées: l'impact disproportionné de l'état d'urgence en France." Dès le titre, le rapport publié le jeudi 4 février par Amnesty international donne le ton. Depuis la déclaration de l'état d'urgence, après les attentats du 13 Novembre, les perquisitions et assignations à résidence se sont multipliées pour empêcher les terroristes de frapper à nouveau sur le sol français.
Mais la forme même de ces mesures, la rapidité d'exécution avec laquelle elles sont conduites, portent en elles des risques d'excès et d'approximations multiples. C'est ce qui ressort de ce rapport d'une quarantaine de pages, dans lequel Amnesty international étudie l'impact sur la vie quotidienne des personnes affectées par ces mesures.
A partir du témoignage d'hommes et de femmes perquisitionnés ou de témoins de ces scènes mais aussi de personnes assignées à résidence, l'ONG met en doute le caractère "nécessaire et proportionnel" de ces mesures. Les auteurs du document pointent surtout toute une série de dysfonctionnements.
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