par iron man le Jeu 26 Mai 2016 08:27
Bonjour Azorgues,
Pas facile de répondre à ta question, mais je vais tout de même tenter.
Dans ta question il y a plusieurs problématiques:
- L'influence et les répercussions des taux bas sur l'économie et les ménages
- L'influence et les répercussions des taux bas sur les prix de l'immobilier
- L'influence et les répercussions des taux bas sur la valorisation des actions
- La problématique très particulière de l'immobilier français
Sache d'abord pour commencer que les taux bas risquent fort de le rester pendant un bon moment. Ceci à la fois pour des raisons monétaires et également pour des raisons structurelles lié à l'économie. Je pense à la baisse des gains de productivité, la baisse de la croissance potentielle, le vieillissement démographique, la baisse de l'investissement, la désindustrialisation et surtout la baisse des salaires du en grande partie à la perte de pouvoir des syndicats.
CAR ce que ne veulent pas comprendre ou plutôt n'arrive pas à comprendre les français comme actuellement avec la loi travail, c'est que plus on flexibilise le marché du travail, plus on crée de la précarité, plus les salaires baissent et plus la consommation et donc la croissance baisse.
Bref, les salaires constituent l'inflation sous-jacente et ce n'est pas avec une remontée du pétrole que l'on reverra l'inflation remonter fortement. Sauf remontée des taux de la FED et de la BCE, les taux resteront extrêmement bas.
Je ne pense pas que les taux bas permettent aux français d'acheter plus que dans les années précédentes.
La situation économique, le chômage, les prix délirants de l'immobilier empêche les français de devenir propriétaire. Il faut également surveiller le niveau d'épargne qui ne baissent pas pour constater que les français sont frileux.
Les conditions d'octroi de crédit immobilier restent raisonnables.
D’où ma conclusion, je pense que les taux bas n'ont pas d'influence majeure sur le marché de l'immobilier. Si les taux remontent ce sont surtout ceux qui ont contracté un crédit à variable qui vont sauter. En France plus de 9 crédit immobilier sur 10 sont contractés à taux fixe.
Pour les actions, ce qu'il faut regarder, c'est bien sur l'endettement, mais aussi et surtout la capacité de l'entreprise de dégager chiffre, d'être rentable. Pour cela regarder, il faut regarder les marges des entreprises et en France elles sont plutôt bonnes. Paradoxe, les entreprises sont endettés, oui, mais elles sont aussi gorgés de cash. De sorte que leur taux autofinancement est extrêmement haut (110%).
Natixis à cependant confirmé que les investisseurs ont commencé à abandonner les actions, les obligations d'entreprises, les actifs risqués pour ce rabattre vers des actifs plus sûrs et réel (immobilier résidentiel et commercial, or, cash/devises étrangères) permettant de conserver leur valeur. Même la dette souveraine qui ne rapporte plus rien, considéré comme "sur" ne trouve plus preneur. Les investisseurs se préparent au sauve qui peut.
D'où ma conclusion, les actions pourquoi pas, mais alors des défensives.
Mais de mon point de vue, l'immobilier et tout les actifs réels ont ma préférence, peu importe si la liquidité est faible
Furor arma ministrat
« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » - Hölderlin
Φ Deadbankers ⋀ Lysis †